samedi 22 septembre 2007
APOLOGIA.
Je t’ai procréé, ô mon Fils, comme tu le sais, avec la Dame Écarlate appelée Hilarion [1], comme cela m’a été mystérieusement dévoilé par le « Livre de la Loi ». Maintenant que tu es arrivé à un Âge de Compréhension, prêtes l’oreille à ma Sagesse, car en elle repose une Voie simple & directe pour tout Homme afin qu’il atteigne la Fin.
Tout d’abord, donc, je veux que tu saches que l’Expérience & la Perfection Spirituelle n’ont aucun lien nécessaire à l’Avancement de notre Saint Ordre. Mais pour chaque Homme il y a un Chemin : un Constant & un Variable. Cherche donc sans cesse dans ton Œuvre de la Promulgation de la Loi à découvrir en chaque Homme sa propre Nature Véritable afin qu’il puisse à la bonne Saison l’accomplir non seulement pour lui-même, mais aussi pour tous ceux qui lui sont liés. Ils sont très nombreux ceux pour qui, en leur Incarnation présente, le Grand Œuvre peut se révéler impossible ; puisque leur Œuvre fixée se doit d’être en Satisfaction avec quelque Dette Magique, ou en Ajustement de quelque Équilibre, ou en l’Accomplissement de quelque Défaut. Comme il est écrit : Suum Cuique (« Jedem das Seine » [2]).
Puisque tu es l’Enfant de mes Entrailles, je me languis vers toi, ô mon Fils, & je m’efforce par mon Esprit à ce que par ma Sagesse je puisse rendre clair le Chemin qui est devant toi ; & ainsi en de nombreux Chapitres j’écrirai pour toi ces choses qui peuvent t’être d’un certain profit.
Sic benedictus.
Texte anglais : © Ordo Templi Orientis.
Liber Aleph – Paru dans « The Equinox » Volume III, numéro VI. Thelema Publishing, 1962, Samuel Weiser, York Beach, Maine 1991.
Traduction française par Spartakus FreeMann, septembre 2007 e.v. ☉ in 29° ♍ : ☽ in 1° ♒ : Anno IVxv a.n.
[1] Jane Foster, la « mère magicke » de Charles Stanfield Jones
[2] « Nous avons tous un fardeau à porter ».

Cette création est mise à disposition sous un contrat
Creative Commons.