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Christianisme

lundi 14 novembre 2005, par Jean Carteret

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J’ai déjà dit que en deçà de ‘Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre’, il y avait une infinie et éternelle période où se trouvait la tradition primordiale et divine, avec une humanité divine, avec les chérubins, les anges, les archanges, et les Séraphins.


Dieu est partout et toujours dans la coïncidence avec le tout et le rien – émanation de la Déité Absolue.


Mais s’il est coïncidence primordiale, il n’est distance nulle part.


Il est être et – entre autres choses – Seigneur, Père, Fils, et Saint-Esprit.


Il trouvera une distance avec l’homme et la femme qu’il a créé et qui est doué de conscience et de choix, passant par le mourir et la mort, la naissance et le naître et l’existence. Mais cet homme-femme est de valeur collective.


Dieu fait partie de la tradition divine. La révolution divine est nécessaire à la tradition divine, et cette révolution passe par le miracle et l’exception de la conception, de la naissance, de la gestation, du naître et de l’exister, du mourir et de la mort et de la résurrection, et du Corps Glorieux qui passent par l’histoire et la non-histoire – mais pas par le stade où le collectif précède et l’emporte sur l’unique.


Donc, l’incarnation dans l’unique qui l’emporte sur le collectif.


Donc, dans l’histoire, et singulièrement sur la Terre unique – dialectique des cieux où le collectif l’emporte sur l’unique.


Donc, la Terre est nécessaire au lieu de cette révolution, ainsi qu’un certain homme, nouvel Adam homme-femme, fruit d’une maturité au sein de l’histoire non-histoire de la communauté humaine de toute la planète, fruit d’une maturité de toutes les religions*, de tous les cultes, de toutes les traditions.


Il y a donc un instant, et un lieu, et un être non-être de cette humanité, capables de cette révolution.


Et il y a la mère de cet humain, qui est la Vierge Marie à qui l’archange Gabriel annonce qu’elle va être choisie pour la nécessité de la révolution divine.


Elle concevra donc, et elle donnera naissance à cet être non-être qu’elle appellera Jésus – qui naîtra, qui existera, qui passera par l’existence, le mourir, la mort, la résurrection, et le Corps Glorieux.


Et cet être unique – émanation terrestre révolutionnaire de l’unique divin céleste traditionnel – sera Jésus pour la naissance et l’existence, et deviendra Christ par le mourir et par la mort et la résurrection et le Corps Glorieux.


Christ veut dire : Oint. Or l’huile est le troisième état du feu primordial : il y a le feu primordial originel et invisible, la flamme qui est le feu visible et les combats de l’effort et de l’ascèse, et l’huile qui est le feu à l’état de paix de tous les combats.


Jésus a trente ans de vision, et trois ans de mission et de transmission, entre 30 ans et 33 ans – âge de sa mort.


Pour avoir un ensemble humain capable de cette transmission, il y aura les douze apôtres et les quatre évangélistes, et tous les humains qui se convertiront à sa mission, qui découvriront ou qui auront la foi dès lors, et plus tard dans le devenir de l’histoire [et de la  ?] non-histoire.


Mais cette situation d’humanité sera dépassée par une société qui aura Rome pour centre et pour état pontifical, avec le pape pour chef suprême – chef élu, mais qui est par principe seulement être et non-être, langage et non-langage (d’où son infaillibilité de principe), du Christianisme.


L’infaillibilité papale est sujette à l’erreur, du fait de l’histoire et de l’existence.


Ce Christianisme s’appellera catholicisme dans l’existence et dans l’histoire. Mais cette nouvelle société est à la fois conditionnée et déterminée par l’évolution, l’involution, et les différentes étapes de la révolution.


Mais puisque cette nouvelle société a eu un naître, elle aura un mourir, et le pape, et la papauté, et le Vatican, et le catholicisme mourront et disparaîtront au cours de la révolution terrestre.


Il n’y aura plus de religion catholique : il y aura la foi ; et partout où il y aura la foi, même à travers d’autres religions qui disparaîtront elles aussi, il y aura la véritable église – communauté (état) et solidarité (action) des fidèles, du couple homme-dieu et monde.


Il n’y aura plus de sacré qui est distance et adoration : il y aura le saint qui est coïncidence et amour, mystique et gnose confondues.


Cette révolution se reliera à la révolution socialiste planétaire. Elle précèdera l’Apocalypse qui est la fin des temps, et non la fin du temps, ni la fin du monde – qui est immortel.


Et même, elle ensemencera l’Apocalypse, et en sera une composante. Et ce sera la période terminale, de la résurrection du Corps Glorieux et de la Jérusalem Céleste.


Tout ce qui existe est fruit de la création et de la manifestation, mais l’homme-femme occupe une place singulière : il est créé à l’image et selon la ressemblance de Dieu – émanation de la Déité Absolue.


La nature, la surnature, l’homme et le monde sont immortels. Mais l’homme, et peut-être la nature transmutée par l’homme (alchimie), sont capables de la conscience absolue de la conscience relative du Je transcendantal – et l’immortalité rejoint l’infini et l’éternité, toujours domaines d’œuvre et de chef-d’œuvre dans la connaissance et dans l’amour qui demeure primordial.


Il y a une humanité originelle, une société qui en est le stade ultérieur et momentané, mais pas suprême.


Il y a, à la fin des temps, l’humanité terminale qui est l’humanité primordiale et divine, et qui est le domaine de la révolution de la tradition divine : l’homme est plus que Dieu.


Tout ce qui est émanation de la création des Cieux et de la Terre est de nature et surnature divines aussi : visible et non-visible, réalité et valeur, essence et existence, exotérisme et ésotérisme de l’univers, homme et monde – donc tout est aussi divin.


Les galaxies sont être et non-être, divin et non-divin. Donc chaque galaxie est un ensemble de dieux. Notre galaxie est aussi ensemble de dieux, mais dans notre galaxie, seule la Terre est le lieu unique d’une humanité, de l’humanité où seul l’humain, l’homme, est à l’image de Dieu, selon sa ressemblance.


Mais, parmi tous les dieux de toutes les galaxies, il y a un Dieu Seigneur qui est Notre Dieu.


Donc, les galaxies sont toutes des ensembles de dieux. Chaque étoile est le lieu d’un soleil, avec peut-être des planètes dont chacune est un dieu, avec sa face visible et sa face invisible.


Mais notre galaxie est singulière (et notre soleil et notre lune sont un dieu et une déesse), dont chaque planète du système solaire est un dieu-déesse avec une face visible et une face invisible d’un ensemble qui est le système solaire.


Mais le système solaire est planète pour la Terre qui est aussi un dieu-déesse.


Mais la Terre est le lieu unique, exception et miracle de l’humanité et de chaque homme.


Donc, les planètes du système solaire sont des dieux d’un ensemble où règne la Terre, unique par la présence de l’humanité et de chaque homme qui passe par une existence unique, émanation et manifestation de la vie et de l’esprit de Dieu Seigneur.


Or l’homme – je l’ai démontré – est plus que Dieu : d’où l’astrologie où les planètes sont des dieux pour l’homme.


Et l’astrologie, qui concerne la Terre, le système solaire et les étoiles des galaxies, est du domaine du divin (et pas de Dieu), dont les mythologies sont des narrations variées des traditions des différentes divinités, mortelles et immortelles, et de leurs analogues.


Donc les planètes du système solaire sont présence, rapport, relation et contact de dieux qui jouent un rôle dans le déterminisme ; mais il y a quelque chose qui dépasse le déterminisme : c’est la liberté et le libre-arbitre, l’utile et l’inutile.


Arbitre est une mission du principe, médiateur. Le libre-arbitre est du domaine du Je transcendantal, du Corps Glorieux et de la Jérusalem Céleste – dont le Principe est dans la Déité Absolue et qui la précède.


Je l’ai dit : l’homme est plus que Dieu.



* C’est Saint-Augustin qui a dit : ‘Toutes les religions qui ont précédé la chrétienne étaient chrétiennes : celle-là s’est appelée la chrétienne’.

P.-S.

Tiré de Transparence - Jean Carteret

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