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Consolamentum, réincarnation et évolution spirituelle dans le catharisme et le christianisme originel

dimanche 19 décembre 2004, par Jean-Pierre Bonnerot

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Le Catharisme se veut et se trouve être la religion de salut fondée sur le Nouveau Testament. Il apparaît dans l’histoire comme l’une des manifestations du courant gnostique chrétien qui, sans chercher à s’opposer à l’Eglise Romaine, tente de demeurer fidèle aux exigences du christianisme primitif, pour apporter aux hommes ce que les Eglises Apostoliques n’avaient voulu ou su offrir à leurs fidèles, dans l’application de la doctrine. La prise en compte du salut de Lucifer et la responsabilité de l’homme dans la transfiguration du Cosmos est l’une des nombreuses prises de conscience de la pensée cathare. Il en est de nombreuses autres, qu’à l’occasion d’une série d’articles nous aborderons, choisissant d’évoquer présentement la théologie du Baptême dans l’Esprit Saint et le Feu, parce que les Eglises chrétiennes n’en perçurent pas l’importance.

Pour pallier cette carence, le Catharisme a mis en place le Consolamentum et érigé une théologie spirituelle inhérente à ce rite, - à ce sacrement ! - et qui prend pour base les écrits du Nouveau Testament et la Foi des Pères de l’Eglise Primitive.

L’oeuvre n’est pas polémique ; les Cathares n’ont-ils pas offerts à l’histoire une leçon d’amour et de non violence lorsqu’à l’inverse un Dominique sera canonisé pour son zèle ? et cet ensemble d’articles n’a point pour vocation de solliciter une réhabilitation car la force des armes physiques ne saurait corrompre ou souiller la Foi des Purs. Les calomnies et les mensonges ne peuvent modifier une doctrine qui n’a besoin de personne pour se justifier. Notre tentative est bien autre. Diffamé, le Catharisme dans ses fondements chrétiens n’a pas toujours eu des docteurs pour la présenter et sans prétendre être l’un d’eux, nous nous devons par contre, comme historien des idées, de révéler ce qui fut caché : la pleine orthodoxie de la doctrine cathare, puisque, comme le rappelle Maurice Magre :

« Le silence est l’arme la plus puissante du mal » (2)

A Déodat Roché qui dans les sphères de l’au-delà poursuit le cheminement spirituel si pur, qu’il manifesta par le témoignage de sa vie. In mémoriam

Jean-Pierre Bonnerot

Paru dans les « Cahiers d’Etudes Cathares » n° 98 de l’été 1983.


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Cosolamentum, dossier complet.

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