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A Emmanuel LEVYNE, cette tentative de rapprochement des deux Alliances, dans un désir d’Unité.
La prière Sacerdotale qui se présente comme la clef de voûte de toute la Révélation Chrétienne, n’a fait l’objet ni des réflexions, ni des commentaires, ni des études qu’elle méritait. Sans prétendre exposer tous les mystères que renferme le chapitre XVII de l’évangile de Jean, notre présente méditation voudrait toutefois, à l’occasion de la lecture de ces versets, exposer les fondements de la métaphysique chrétienne et montrer - comme toujours - la pleine orthodoxie de la doctrine Cathare.
L’axe central du dialogue à Gethsémani entre Jésus et son Père, c’est le retour par l’Unité, de toute la Création dans le Sein de Dieu, avec le certitude que s’accomplira le Salut Universel.
Une fois déjà, avec la Tradition des Pères, nous avions souhaité répondre à l’interrogatoire de René NELLI, sur les motifs qui présidèrent à la chute provisoire de Lucifer (2) ; aujourd’hui nous voudrions résoudre l’inquiétude qu’il nous a semblé percevoir dans cette déclaration - au demeurant fort juste - de l’acteur du Phénomène Cathare :
« D’après ce que nous savons, par d’autres sources, de la pensée cathare, il serait logique que toutes les âmes créées par le Dieu du Bien fussent sauvées et lui fissent retour ». (3)
Avant d’aller plus outre, il importe de constater que, selon les règles de la théologie biblique, mais aussi selon celles de la rhétorique, le Christ, à Gethsémani, répond à des interrogations émises par Son Père, et cet aspect est fondamental.
Ce dialogue entre la Deuxième et la Première Personne de la Très Sainte Trinité est perceptible dans les Evangiles : à l’occasion de la résurrection de Lazare, le Seigneur, précédemment au miracle qu’il va accomplir : « Levant les yeux au ciel dit : Père, je te rends grâce de ce que tu m’as exaucé. Mais je savais que toujours tu m’exauces ; mais j’ai dit cela pour cette foule qui est là tout autour, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé ». (Jean XI, 41-43)
Ce ton qui semble celui de la justification, dans le cadre du chapitre XI : « Moi je savais que toujours tu m’exauces, mais... », se retrouve au chapitre XVII : « Maintenant donc toi Père... ».
Ce « mais », ce « maintenant », sont lourds de sens, non celui d’une quelconque explication face à une inconcevable réprimande qu’aurait manifesté antérieurement le Mère à l’égard de Son Fils ; mais ces mots plus simplement s’expliquent par le mode d’expression du Christ, qui est celui du dialogue : Jésus alors que les disciples dormaient, n’est pas seul.
Lorsque le Christ « leva les yeux vers le ciel », cela n’indiquait pas l’expression d’une direction de nature symbolique vers Son Père, mais la tension physique que d’une visage vers une présence virtuelle, lorsque Jésus déclare précisément aux disciples quelques instants auparavant : « Vous vous en irez, chacun à vos intérêts, et vous me laisserez seul. Je ne serai pas seul cependant, parce que le Père est avec moi ». (Jean XVI, 32)
JP Bonnerot
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