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L’Art de JouIr

Le Sein K-LyS d’ISIS : Le des-sein du guerrier-PARTIE III

vendredi 22 juillet 2005, par Malleos Dignus

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Les règle du JEu.

 Le choix du Rosle

1. Le joueur

« Le joueur en jouant à pile »ou« face apprend à jouer à pile »et« face. »

Il joue pour sortir de l’en-nuit de sa vie et ainsi pénétrer de plein pied dans le MerVéYeux du IEu. Il joue pour sortir de la lassitude de son « Je » et entrer dans la plénitude du JEu.

Il joue parcequ’il sait qu’il est FOU ; un FOU à lier. Il joue car il sait que tel est son rôle à lui le bouffon. Et même lorsqu’il devient ROI il n’en tire aucun honneur ; il sait qu’il est le ROI des cons.

Etant le Roi CON, il est TREs CON, voire le plus CON de tous. C’est donc un Roi qui a tout pouvoir, mais qui ne l’exerce pas sur ses sujets. Un roi qui ne s’en sert que pour jouer : c’est en cela que ce roi bouffon est vraiment TREs CON.

Un roi qui n’a donc aucun sujet, un roi pour qui il n’y a que des parties à jouer ; avec d’autres joueurs, d’autres jouets.

Mais si aux yeux fermés des « fous joués » et autres « jouets fous » il est le bouffon, pour les « IE » ouvert il est le Fou Bon. Il est PILE et FACE : il est le PIs et le Feu de l’As. Il est le « double fasse », celui qui fait toujours plus que ce qu’on croit, celui qui fait sans faire, celui qui peut exprimer son in-tension à travers une apparente contradiction, celui qui exerce l’art de la folie contrôlée, celui qui joue son je : qui renoue avec sa dualité.

Celui qui fait deux fois plus car deux fois plus attentionné. Celui qui est ici tout en étant ailleurs, celui qui sait être « ici et ici » au lieu d’« ici et là » : ceci car il est IS-sis. Celui qui joue sur deux plans à la fois, accédant ainsi au point trois.

Il est donc vraiment CON, et en s’ouvrant au double aspect du bouffon on comprend que c’est là toute sa force. Le bouffon saisit l’ironie de cette apparente contradiction et rit ; le bouffon rit.

Car s’il est CON, c’est parcequ’il CONnait, COMprend, CONvient, CONvit, CONvoit, CONsoit, CONseoit, CONd’uIT, CONverse, COMmAnse, COMporte... Bref, en tant que CON Roi il agit avec la totalité de SOI. Il ne privilégie pas une face pour l’autre, il établit son trosne sur la tranche.

C’est donc un véritable FOU, un very-table. Un Fou qui va VERS-I-TABLE, qui va vers la table ronde. Ce roi des CONs, ce roi « trois fois » (très) CON n’est donc autre que le roi Arthur ; le Roi de l’Art. Le bouffon est donc un joueur, avant tout un humble artiste. Car il sait qu’aussi CONnaissant qu’il soit, il ne reste qu’un bouffon ; un fou bon qui est allé au fond du bout pour joindre les deux bouts. Après tout, il sait qu’il n’est qu’un CON parmis les cons.

2. Le « fou joué », le « jouet fou », et le joueur en sa fo-lie

« Il y a deux façon de se comporter face à son »JE" : en « joueur » ou en « joué »."

Le JE est une pis-S qui comporte deux faces : J et E, pile et face.

Le « joué » est celui qui est sous la coupe de son JE : il est emprisonné par un des deux aspects de sa totalité. Il est joué par son JE, ce qui l’empèche d’en être conscient, mais surtout de bien vouloir le reconnaître.

- Le « fou joué » c’est l’homme normal, celui qui ignore qu’il est fou, celui qui ignore qu’il est joué par Tout et par lui surtout. C’est celui qui est enfermé dans le PILE de la pièce de son JE : l’attention ordinaire.

- Le « joué fou » c’est celui que l’OmE normal qualifie de fou. Cependant ils sont tous autant fou les uns que les autres ! Ils sont tous des « fous à lier ». Des fous qui ont besoin de se lier car ils ne sont pas re-liHé. « Le joué fou » est celui qui ne supporte plus le joug de l’emprisonnement et par conséquent perd les pédales. Ceci pour x raisons : soit car il n’arrive à encaisser les aléas ordinaires de la vie(PILE), soit parce qu’il n’arrive à contenir la pression de l’abstrait(FACE). Dans ce dernier cas on dira qu’il a des délires, des halucinations,... Mais ce n’est pas cela qui fait de lui un fou ! Ce qui le rend tout aussi fou à lier que le « fou joué », c’est son manque de maîtrise des deux attentions de son JE : sa Raison et l’Abstraction, le PILE et le FACE, le Tonal et le Nagual [1].

- Le « joueur » quant à lui s’éforce de jouer son JE pour lui donner du jeu ; il aspire à se libérer de sa tutelle pour jouer librement avec le IE ouvert. Il renverse la coupe de son JE, la remet sur pied pour boire le nectar de ses yeux.

Alors que le « joué » est emprisonné sous un verre à l’envers, le « joueur » s’éforce de le renverser et de le maintenir inversé continuellement : bref il tâche de maintenir son verre sur pied.

Ainsi au lieu d’être l’instrument de son emprisonnement, le joueur en faisant de son JE un jeu en fait l’outil de sa libération. Au lieu d’être soumis et limité par sa première attention, son attention ordinaire, sa Raison, le joueur l’utilise pour accéder, éveiller l’autre aspect de son attention : l’Abstrait.

Cela se passe par un affinage progressif de la Raison, un assouplissement de ses barreaux. En jouant avec tout ce qui constitue sa première attention, le joueur éveille sa seconde attention. En réalisant les actes de la Raison comme un jeu, en en faisant des jeux, il acquiert du recul, il change de point de vue : par le jeu de son JE (le JEu) il acquiert le détachement qui lui permet de véritablement voir les choses différemment.

C’est ce que Don Juan, le guerrier qui insruit Castaneda nomme les « non faire ». Toute action qui prend sa source dans la Raison, la première attention, l’attention au monde ordinaire, est un « faire ». C’est la répétition de ces « faire » qui donne à la raison sa continuité, sa rigidité ; c’est ce qui en fait une prison pour l’OmE. Le guerrier/joueur cherche donc à briser cette continuité, pour assouplir sa raison et ainsi ouvrir sa seconde atttention ; eveiller sa perception de l’abstrait, l’esprit.

Pour la briser il cherche à instaurer une autre continuité, à renverser l’ancienne. Ceci en transformant les « faires » en des « non-faire ». C’est à dire en ne dirigeant plus son comportement à partir de la raison.

Progressivement il élabore ainsi une logique qui n’est plus fondée sur la raison, une logique de jeu, intuitive : il joue sa partie, chemine sur sa RoUTe.

Une logique orchestrée par le « rebond ». Elle n’est donc en rien incohérente, car au maximum le joueur tâche de lier chacune de ses actions. Elle est juste illogique aux yeux de la raison car elle n’est pas fondée sur elle.

On peut même dire qu’elle est bien plus cohérente que la logique fondée sur la raison car le joueur en son art ne fait rien au hazard. Chacune de ses actions est liée à une autre, qu’il réexploite recycle à travers son JEu : chacune de ses actions ou des évènements de sa vie sont des pierres dont il se sert pour rebondir en son JEu : pour se jouer, pour donner du jeu à sa raison.

Un des jeux/devoir du joueur est donc d’identifier en son quotidien des jeux : réussir à faire de ses « faire » des « non-faire ». Son but est de briser sa routine qui est raisonnablement logique mais incohérente, pour adopter une dynamique de JEu guidée par l’abstrait mais de la plus grande cohérence. Pour lui chaque détail à son importance, un rien est aussi important que tout autre chose pour rebondir en son JEu, pour poursuivre sa partie.

C’est en cela que son comportement est abstrait, mais c’est également en cela qu’il est bien plus attentif et attentionné : le JEu ce n’est pas de la rigolade ! Le joueur joue le plus sérieusement du monde, mais sans jamais se prendre au sérieux.

Le joueur ne laisse rien au hazard, il prend son destin en main : c’est pour cela qu’il en devient maître, qu’il n’est plus balloté par les aléas de son destin. Car contrairement au « joué » le « joueur » ne se laisse pas aller.

3. Quelques exemples de Jeux :

Un film français fait apparaître certains de aspects du JEu. Il s’agit de « jeux d’enfants ». Cela n’est pas étonnant puisque le joueur joue sérieusement sans se prendre au sérieux ; le joueur joue à la manière d’un enfant.

Comme dans ce philm, l’enfant qu’est le joueur tue sa mère par les jeux auxquel il se livre avec son amie. Par son JEu, il se défait de l’emprise de sa Raison pour se relier à l’Abstrait.

- Chacun a sa routine propre, donc ce qui est un « faire » pour une personne peut-être un « non-faire » pour une autre :

Marcher, pour celui qui prend sa voiture pour le moindre déplacement, est un « non-faire ». De même que prendre la voiture pour effectuer des déplacements insignifiants pour celui qui à l’habitude de marcher. Alors que les réciproques de ces deux cas conduiraient à la réalisation de faire ; ces action ne diffère pas de leur routine.

- Beaucoup de jeux peuvent être tirés également du ridicule et de la honte :

S’habiller de manière provocante pour une personne dite « rangée », et plus encore, réussir à donner l’impression d’être à l’aise comme cela est un « non-faire ». Tout comme se comporter et s’habiller de manière « rangée » pour un excentrique. En gros il s’agit de jouer des rôles que l’on n’a pas l’habitude de jouer, et de les jouer comme-si ce n’étais pas un jeu : en faire un comportement aussi fluide que le naturel.

- Il y a des jeux plus généraux :

Se comporter de manière complètement déraisonnable : montrer son cul et chanter la marseillaise en mimant les paroles avec ses fesses à un agresseur, au lieu de fuir en courrant est un « non-faire ». Aussi absurde que cela puisse parraître, cela peut créer un tel effet de décalage, manifester un tel détachement par rapport à la situation que l’opposant ne sera plus comment agir : la continuité de l’action est rompue. L’agression est évitée, seule la raison a encaissé un sacré coup. Mais pour agir de la sorte il faut être complètement FOU.

Traquer sa suffisance, détrosner l’autocontemplation est une source des plus prolifiques pour le JEu. C’est au joueur de réorganiser complètement sa vie, d’identifier puis de convertir chacun de ses « faire » en « non-faire ». C’est à lui de convertir chacune des actions de sa routine en un élément de son JEu.

- Il y a des jeux tirés de l’absurde :

Balayer le sable sur la plage,...

Bref le joueur épure toute action qui ne lui est pas nécessaire de son JEu. Ou plutôt, il donne un sens à chacune de ses actions. Car le joueur, en tant qu’homme conscient de sa folie sait qu’aucune de ses actions n’a d’importance, il sait que rien n’a d’importance. Au lieu, à la manière de l’ermite de se couper du monde face à cette vanité, il s’en sert pour édifier son attention par le JEu. Aucun de ses actes n’est gratuit ; il est mortel, il n’a pas une seconde à perdre.

Cependant, comme dit plus haut, il ne s’agit d’agir de manière incohérente ; de faire n’importe quel « non-faire » de manière désorganisée. Pour le coup le joueur ne vaut alors pas plus que le « fou joué » : l’un devant sa folie à son manque de maîtrise, à sa soumission à la raison, l’autre à son manque de maîtrise de l’abstraction. L’un s’emprisonnant en PILE, l’autre se perdant en FACE. Pour cela le joueur a son fil d’Arianne, sa RoUTe.

Il rebondit de « non-faire » en « non-faire » suivant le déroulement de son JEu. C’est pour cela qu’il doit faire attention à TOUT et RIEN, pour ne pas se perdre et faire n’importe quoi. Pour saisir à la fin d’un jeu la pierre de rebond qui le fera rebondir vers un autre. C’est à lui de repérer les évènements et autres évènements de son entourage qui le conduisent, le guide de jeu en jeu sur La RoUTe de son JEu.

Il doit être attentif à ce qu’appelait Jung la synchronicité, toutes les « coïncidences » de sa vie, car c’est Elles qui mènent sa danse...

Ce qui caractérise donc la différence entre le « joueur » et le « joué » c’est leur comportement qui sont renversé l’un par rapport à l’autre. Inversion qui permet en fait au joueur de faire plus attention à chacun de ses actes, à éveiller son attention.

Le JE suivant le comportement de l’homme peut donc tout aussi bien être la cage dans laquelle il est emprisonné, que le creuset lui permettant de s’unifier. C’est en cela que se trouve la part de choix qui appartient à l’OmE : le choix du Rosle. Après il joue de son mieux les rosles qu’on lui donne à jouer.

 La partie : boire au pis de la chérIS

1. La nature de l’OmE : U

« U » c’est la nature de l’OmE [2]. L’OmE est profondément un « U ». Une outre, une ouverture, un ouvrage.

L’OmE en sa nature est une outre, façonnée pour s’amplir, se nourrir de l’abstrait. Un trou que l’on fourre au mile saveurs de l’esprit. Un trou noir qui ne demande qu’à boire !

L’OmE en sa nature est une ouverture sur les mondes, une dévoreuse e perceptions. Un ŒIL qui boit l’univers pour voir ses mystères. Une matrice qui a le pouvoir de s’engendrer, de faire fleurir en elle les merveilles de l’AIR.

L’OmE en sa nature est un ouvrage de Dame, un corps à broder , un cœur à relier. Un être à tisser, croiser, unifier.

L’OmE est profondément Femme ; la nature de l’OmE c’est le pouvoir. L’OmE est une étoile sortie, née de l’O.

A l’origine, cette Eau d’où nait cette étoile est sa nature n’étaient pas sHéparHé. La nature(Eau) et l’homme(étoile) étaient liés, la mère et son enfant étaient unis, confondu. Ce stade est représenté par le premier « Hé » du tétragramme Iod-Hé-Vav-Hé. Cette lettre-nombre renvoyant justement à l’idée de l’union de l’homme et de sa nature : la quintessence. On peut représenter cela par le dessin d’un OmE sur ses jambes dans un « U ». Un point d’O étoilé dans un U. Ce qui signifie la fixation de la conscience sur la nature de l’homme : le pouvoir, l’esprit, l’abstrait...

Puis a eu lieu cette fameuse chUte de l’OmE. C’est alors que l’OmE et la nature ont été sHéparHé par un renversement. L’OmE est debout mais avec le « U » à l’envers couvrant son chef. On peut représenter cela par un point d’O étoilé couvert par ce « U » renversHé. Ce qui correspond à la fixation du point de conscience sur la raison, l’autocontemplation.

N’étant plus dans le sens de sa nature il ne peut plus communiquer avec elle. En se renversant il perd la conscience de son ouverture sur les Mondes, sa véritable nature.

Il est enfermé dans la bulle de perception constituée par sa raison. C’est le second Hé du tétragramme : la chUte de l’OmE en la matière, dans le royaume de la fille. Il plonge de l’abstrait vers la raison et passe d’une perception libre à une perception restreinte.

Pour retrouver sa liberté il lui faut donc inverser le processus. Il doit cesser de marcher sur la tête et se maintenir debout dans le sein de sa nature.

2. L’OmE se reliant à sa nature : le passage de « U » à « V »

Il s’agit bien de se re-lier puisqu’à l’origine l’OmE et sa nature étaient liés. Se relier constitue donc pour lui un retour à la source ; il aspire à redevenir une étoile filante baignant dans le pouvoir.

En bonne logique on pourrait dire qu’ayant été renversé une fois il suffit de le renverser une seconde pour inverser le processus. C’est dans un sens aussi simple que ça,... mais d’un autre côté c’est plus compliqué.

Pour réaliser un tel tour de force il faut... Bah... , de la force. Pour passer d’une position à une autre diamétralement opposée, on comprend alors que la seule chose dont ait besoin l’homme c’est du pouvoir. Il l’accumule par l’impeccabilité de son comportement.

Or par sa position, tout le pouvoir dont il dispose il l’affecte au renforcement de son emprisonnement. Il nourrit son autocontemplation par sa suffisance et autres laisser-aller ce qui contribue à le maintenir dans cette position dans laquelle il est coupée de sa nature. Dans cette position il fuit, il dilapide son pouvoir. Ainsi, aussi prétentieux et fier qu’il soit, il n’a alors rien d’un homme vériTablement FORt.

La seule chose qu’il ait donc à faire c’est de récupérer toute l’énergie mobilisée par le maintien de sa propre image, de son moi.
- Pour ce faire il doit renverser son comportement : cesser de vivre d’une manière isolée du Tout, et chercher à restaurer son lien de communication avec sa nature.
- Mais la simple volonté de l’homme d’opérer ce renversement ne suffit pas pour transférer l’énergie d’un point à un autre : de la fille(devenue mère) vers la mère(devenue fillancée). Et cela il ne dispose pas d’assez d’énergie pour se maintenir dans l’autre position. Il doit donc s’in-verser : stopper les fuites de sa force vitale causée par son comportement « raisonnable », pour avoir la force de se déplacer vers l’autre état de conscience. On peut représenter cela par un point d’O étoilé inversé dans un « u » à l’envers : l’OmE est alors pendu.

Il se cuit comme du PAiN pour se goutter, car c’est par la cuisson que l’on donne du goût au pain. Il fait fondre au feu de son impeccabilité le lien qui l’alienne à sa Raison. Ainsi il pourra passer de l’autre côté du miroir, se remettre dans le sens du flux de sa nature.

On voit donc qu’il œuvre par la force de la nature(accumulant cette force par son impeccabilité) sur lui même. L’opération ne porte pas sur sa nature, celle-ci demeure inchangée. C’est juste son positionnement face à celle-ci qui est à changer.

Pour baigner dans le pouvoir il accumule du pouvoir. En s’inversant complètement, en se redressant de l’autre côté, le « U » qui était pour lui son oubliette, reprend sa fonction originelle de Verre. Cette œuvre peut être nommée l’édification du Sein-Calice ; il accumule en son sein son pouvoir. Il édifie son corps, il le re-génère par sa force impeccablement accumulée.

3. 3 des-seins pour embrasser ce Sein

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Raison : Hé

L’OmE en cette pos-i-tion est aliéné : il est lié à sa Raison sans disposer de quelconque maîtrise de ce lien. Il est l’esclave de sa Raison : elle l’enferme dans sa perception.

Etant dressHé dans le sens contraire à sa nature celle-ci forme un OmEga qui le retient comme un moustique qu’on emprisonne sous un verre.

Etant OmEga [3], dernière lettre de l’alphabet, cette position du point de conscience(le point FORt) est l’inverse de la première, elle lui est diamétralement opposée. Ce n’est donc pas la position d’origine du point de conscience de l’homme.

Ainsi ce positionnement de l’homme en sa conscience, cette perception, ce monde de la Raison, est qualifié de fille : c’est le second Hé du tétragramme. Ceci par rapport à la position originelle qualifiée de mère (le premier Hé de IodHéVavHé), la quintessence.

Ce point de vue est juste au regard de l’origine. En regardant les choses à partir de notre position actuelle, notre origine d’OmE normaux [4], les choses sont inversées ; ce qui est normal puisque on a été renversé.

La fille (second Hé) est pour nous notre mère : l’OmE actuel à sa naissance, alors qu’il n’est qu’un bébé, arrive dans le monde/perception de la Raison. La mère originelle (premier Hé) devient alors la fillancée, sa promise, celle qu’il doit reconquérir : celle que par trois fois il doit chérir.

Ainsi, sans vouloir spéculer sur la Raison de cette chute, on peut observer qu’elle donne à la Mère un sacré coup de jeune ! Le sabliHé du temps aurait été renversHé, et la Mère redevient la fille-ansée... La Mère se regénére perpétuellement, la roue du temps est toujours en mouvement. Lorsque le sabliHé est HépuisHé on passe d’un Hé à l’autre, On le renverse : l’énergie va d’un point à un autre. L’énergie effectue une perpétuelle d’anse, la d’anse du pouvoir. Par ce mouvement spiralHé l’énergie HépuisHé est trasvasHé d’un extrême à l’autre et est ainsi Ra-viv-Hé.

Dès lors même l’épuisement de cette force est le secret de son perpétuel mouvement. Ceci est impossible à comprendre pour la raison, car cette force c’est l’abstraction, l’esprit. Pourtant, en mettant la raison de côté on peut comprendre, ou au moins approcher la compréhension de ce phénomène. L’orsque l’énergie semble épuisé on la fait changer de polarité. Il s’agit d’un épuisement total ! Elle Hé-puis-Hé,... elle ne s’épuise donc jamais... On voit alors qu’on ne peut qu’embrasser la compréhenson de l’abstraction, on ne peut au mieux que l’embrasser en son mouvement, la suivre en sa danse en l’Anse : sa danse de transe-en-danse.

La seule manière de véritablement comprendre l’abstraction, en admettant que ce soit possible (mais dans l’abstrait tout est possible), serait de percer cette boucle, stopper la danse. Les mondes s’arrêteraient alors de tourner et tout s’écroulerait... On peut rapprocher cela de ce qu’on appelle la prononciation du nom ineffable : la prononciation du nom imprononcable, le tétragramme. Cela apparaît alors comme l’ultime abstraction... Elle n’apparaît cependant pas comme la solution !

Car tel le scientifique la connaissance obtenue serait une connaissance morte : une compréhension obtenue par dissection. Or nous sommes bien placés pour savoir que ce type de compréhension est infiniment plus lent que le précédent. Ceci est normal puisqu’il est vide d’esprit.

D’autre part, l’OmE ne gagnerait rien à vouloir comprendre l’abstraction par cette d’i-section, cette séparation des deux pôles, car étant lui-même esprit, abstraction, s’il stoppe cette danse il stoppe sa transe. Il perd alors son pouvoir et sa faculté de VOIR. Il n’est alors plus à même de comprendre. [5]

Agir de la sorte, déchiré l’i-mène, percer le nœud de la Vierge, reviendrait à tuer son guide, à tuer la Belle. Faire une telle chose revient donc à couper son fil d’Arianne, le fil de sa RoUTe : c’est perdre sa continuité en l’abstrait. Le fil est coupé, la mort est assurée. C’est pour cela qu’on ne baise pas la Vierge ! Qu’on la baise sans la baiser : on l’embrasse.

On la sert contre son corps, on s’ouvre à sa musique, et on la laisse nous mener en sa d’anse.

Pour revenir au dessin, on peut remarquer quelques points :
- en cette position l’OmE ne peut pas s’envoler : étant renversé par rapport à sa nature, percevant les choses par la raison, il est prisonieé.
- l’OmE est maintenu en cette position par un lien, un lien dont il n’a pas la maîtrise : il est aliéné, c’est un « fou à lier ». Il faut le relier avec le vrai lien ; le lien qui n’est pas un lien, le lien qui ne prive pas de liberté.
- Fermé à l’en-haut et ouvert par l’en-bas c’est un pannier percé : il gaspille et dilapide tout son pouvoir, toute sa force. C’est pour cette raison qu’il ne peut pas se libérer de cette aliénation.

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Pendaison : Vav

Rien n’est pourtant perdu pour lui, Tout s’offre à lui ! Pour saisir cette offre il doit se libérHé pour vivre pleinement son dessein de guerrier. Pour cela il doit tout d’abord se défaire de son aliénation à la raison ; son enfermement dans le monde de la première attention. Car par cette position, on voit qu’il perd toutes ses forces sans même le savoir. Or il faut être FORt pour suivre la voie du pouvoir.

L’OmE est donc face à un paradoxe, un dileme : il lui faut du pouvoir pour se défaire de son aliénation, mais cette aliénation le vide de tout son pouvoir : combien crieraient à l’impossibilité ? Pas de quoi s’affoler pour lui, car ceci est le signe qu’il approche de l’abstrait ; il s’aprète à relever son défi, il est face à l’esprit.

Ainsi par la simplicité, il résout ce qu’il nommait impossibilité : le monde de la raison, de l’autocontemplation, est ce qui le maintien aliéné, il suffit de le renverser.

Tourné vers la Raison il est soumis à sa gravité, ainsi son eau de vie disparait. Il lui suffit de se renverser pour in-verser cet effet. Son pouvoir coule alors en l’autre sens et est retenu en sa panse. Il devient donc de plus en plus fort et de moins en moins « grave », ou « ve-gras » pour parler la langue de la t-ci, de la 6-t. C’est à dire qu’il se détache progressivement de la raison, il acquiert concrêtement ce qu’on appelle de manière évasé le « détachement ».

De la sorte il se défait de l’aliénation de sa raison, c’est le langage de la 6-t qui le dit. Langue on ne peut plus appropriée pour ce renversement puisqu’on la nomme « verre-lent », et qu’elle consiste à inverser les mots. Ainsi « Ve-gras » c’est veh-gras, Vav-Hé-gras : le lien de l’OmE gras. Un lien avec l’esprit qui est bouché par le cholestérole de sa connerie.

Par son œuvre, le guerrier/joueur cherche donc à faire fondre son gras, à brûler ses k-lore-i au feu de son pouvoir. Il cherche à réaranger ce lien pour qu’il n’en soit plus l’objet aliéné, mais le sujet qui s’en sert pour se re-lie-Hé. En effet ce Vav-Hé-gras c’est sous la couche de crasse le Vav-Hé-as-Gr ; le lien de l’OmE qui gère comme un As. Le lien par lequel l’OmE devient celui qui « gère » comme un As. Pour reprendre un langage plus classique disons que c’est le lien par lequel il devient D’IEU ; c’est son lien avec l’esprit. C’est le lien qui lui permet de se redressHé.

Ainsi, on s’apperçoit que le lien qui alienne et qui libère est le même ! C’est parce qu’il est obstruHé que l’homme est confiné dans l’autocontemplation. Son nettoyage s’accompagne corrélativement du détachement de la première attention, du monde de la Raison. Le joueur se sert donc de se lien pour se renverser ; il s’y pend par un pied, il est LE.PENDU.

Et à ceux qui prendrait ce pendu pour un trou du cul (lui qui se pend et en plus par un pied), on peut dire : - d’abord que pas plus qu’eux mais que cependant ils ont raison.
- Ensuite qu’ils peuvent avoir thor en le regardant ainsi, car en voyant le dessin de la première position on ne voit qu’un OmE mort ! En d’autre termes :

« Mieux vaut se pendre par un pied que par le gosier. »

« L’OmE est un condamner à mort qui ignore son sort. Le guerrier se contente de le vivre avec impeccabilité. »

LE.PENDU ne se pend pas, il se repend consciemment ! Et s’il se fait railler parce qu’il est pendu par un pied il s’en fout : c’est ceux là même pendu par le gosier qui vont crever ! Cependant, il est assez malin et rusé pour se pendre par un pied tout en ayant l’air d’être pris au gozier. Tel est son art de jouer, tel est l’art de la folie contrôlée : il sait s’inverser sans se faire remarquer.

Petit à petit il inverse la « gravité » de la raison ; il devient de moins en moins con pour être de plus en plus CON. Accumulant alors son pouvoir, il se cuit au feu de la force de vie. A la manière du PAiN il gagne alors du goût ; il se « goûtte ». Tout ce qu’il a à faire c’est de se maintenir en l’impeccabilité : en toutes les actions qu’On lui donne à effectuer, tous les jeux qu’On lui donne à jouer, il doit se compORter en guerrier.

De la sorte il a suffisemment de force pour vaincre le seul ennemi de son corps : ce n’est pas sa Mort mais sa connerie. En cette position il devient ainsi le Bouc, la Bête ; le B.B qui cherche à s’engendrer pour devenir un nouveau né, un OmE 9. Il est SATAN, l’adversaire. Adversaire tellement « bête » qu’il est son seul d’adversaire.

Il par alors en guerre contre lui-même, contre sa bêtise. Il détruit toute les barrières qui bouchent le lien qui le relit à l’esprit : il fait de l’objet de son aliénation les rennes de sa sublimation. Il brise sa continuité d’OmE de raison, et tisse le phil d’OR de son union.

Il est la bête du triple 6, ce bouc qui se cuit au feu de la force de vie (666) pour se défaire de ses entraves : pour se libérer et devenir un vrai DIA-BLE, ayant ainsi la maîtrise de son JE [6].

En raffinant son lien avec l’esprit, il se détache progressivement de la Raison. Il est donc de moins en moins soumis à la dictature perceptive imposée par celle-ci. Il découvre, à côté de sa perception ordinaire, une autre façon de percevoir : il découvre la seconde attention. Il ne pouvait que regarder les choses avec ses yeux, il va apprendre à voir avec tout son corps.

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Abstraction : Hé

Arrive un jour où il obtient le plein détachement : LE.PENDU se dépend : il est « véritablement détaché » ! Ce qui est bien plus, comme tout, que ce que l’on entend ordinairement par « détachement ». Il a réussi à faire de son lien un non-lien : un lien qui n’attache pas, un lien qui le conduit à sa liberté.

Il n’est plus l’esclave de sa raison, il l’a remise à sa place : il devient maître de sa perception. Dès lors, n’étant plus soumis à son influence il prend pleine possession de ses moyens ; il ne dilapide plus d’énergie, il n’y a plus de fuite, de gaspillage. Il renoue avec toute l’énergie dont il dispose pour réaliser son des-sein. Il peut désormais pleinement s’investir sur la voie du pouvoir pour aphiner son art. Il a épuré son lien de communication avec l’esprit, il est limpide. Il tire sa force de vie directement du pis de la chérIS. Il abreuve son corps au pIS de son Amor. Après avoir mis hécate à 4 pattes, et lui avoir purger l’anus grâce à son impeccable volonté de percer par sa RoUTe, il trouve la Veine Us [7] : Vénus. Pour l’avoir trouver c’est que son lien est bien nettoyé, car son lui et la Femme son désormais NUS. Son lien (Vav-Hé="Vé") est alors pur, et il lui permet de voir clair car "Vénus" c’est Vav-Hé-SUN(LE.SOLEIL). Ayant trouver cette Veine Us, veine de l’ORgasme perpétuel, il boit sa croupe à foison, se désaltère du nectar de son croupion. Car cette Veine, c’est la coupe de sa Reyne, le Sein-k-lys. Le pubIS si lys d’ISIS ; fontaine de l’uni-k d’Hé-lys. Il s’abreuve désormais à l’ambroise de laitoile d’OR : son corps se nourrit du lait de tri-unité. Ceci car en édifiant le Sein-Calice il a su suffisemment se goûtter, raffiner son goût, purifier son lien, pour apprécier l’omniprésent pouvoir à sa juste valeur : il parvient alors à puiser le pouvoir en tout à sa source, il le puise parfaitement, impeccablement. On peut alors se dire que cette Vierge qui ne se fait pas baiser et tout de même une Belle salope. Elle qui donne la têtée à un guerrier, qui lui offre sa CrOUPE pour se désaltérer. D’autant plus lorsque l’on sait que selon les catholiques, la Vierge est celle qui dit toujours O.U.I. Avant de voir si c’est effectivement une "Belle-Salope", voyons pourquoi elle dit toujours O.U.I. Elle dit OUI mais seulement à son chéri, le héros de IO. Elle lui dit O.U.I car c’est avec ces 3 glyphes qu’on dessine son pis, que le joueur qui sait les faire s’ignifier trouve la voie qui y conduit. - O, c’est l’Eau. Le pouvoir, la force de vie : c’est le TOUT omniprésent. - U, c’est la nature de l’homme, on l’a vu. - i, c’est le lien qui conduit au point, le lien pur qui conduit à RIEN. Avec ces trois s’ignes on obtient donc le des-sein d’un sein. L’avez-vous-vu ? - le "U" (OmEga à l’envers) c’est le mamelon. - Le "O" c’est l’aréol [8], à laitoile de son cœur il lui faut un lien HépurHé. Il faut qu’il trouve sa Veine-Us, qu’il fasse de l’R qu’il respire la verge de la Vierge ; celle qui fai perler le cœur. Bref il lui faut le bâton du "i", la verge d’U Lys [9]. Ainsi le le dessein du verre est reconstitué : un sein sur un trait. Un verre à pied qui n’a pas de pied car il repose dans le sein de l’abstrait. Il est nulle part et n’importe où, nourrit de TouT et de RieN. Voilà pourquoi la Vierge dit toujours OUI à son mari : elle ne peut refuser au guerrier qui a su la trouver de lui offrir sa CrOUPE pour s’y abreuver. Car c’est sa nature de désaltérer, elle est eau jouissive de vie ; elle est pur pouvoir, du vrai nectar. On voit donc qu’elle s’offre à tout et à tous, et qu’elle ne peut dire non à celui qui relève l’invitation. Cela semble bien correspondre à la définition d’une salope. Pourtant, elle ne se fait pas baiser, on ne peut que l’embrasser. C’est donc une salope sans être une salope puisqu’elle ne se fait pas percer. La Vierge est donc une "non-salope" : elle a TOUT d’une salope et pourtant elle ne ressemble en RIEN à une salope. C’est une véritable "Belle-Salope"... Clarifions tout cela. - La Belle c’est la Vierge et étant Vierge elle ne se fait pas baiser : en tant que Belle ce n’est donc pas une salope. - Mais pour trouver la Belle, la Vierge, pour se désaltérer à l’eau vive de son sein il faut tracer la RoUTe : il faut se taper l’Amante. Avant d’embrasser la Vierge il faut percer l’Amante. En tant que Salope ce n’est donc pas une vierge. "Salope" c’est "Salaud au féminin". Et "Salaud au féminin" ce peut-être "salope", mais aussi "sale eau". Ainsi le joueur doit se tapper l’Eau sale avant de boire la pure têtée de tri-unité. Il doit mettre Hécate à quatre pattes avant de trouver Vénus. Il doit purger son anus le long de sa RoUTe pour y trouver la veine-Us(le lien pur, "I"), celle qui le conduira au point G. Ayant ainsi accès au "point" de la Femme, au noyau dur du pouvoir il se désaltère des ruisselements de sa Mère. La Femme étant multiple, on peut donc dire qu’Elle est une Belle-Salope, et non une ’belle salope’. La femme étant triple, on peut dire que cette Belle-Salope est également l’Amort du guerrier. Elle est la Vierge et la prostituée, la catin et l’immaculée. Poussé par son Amort le joueur baise donc celle qu’il faut baiser (ou sceau-d’Eau-misHé,en-cul-Hé, per-cHé, FOUrHé... comme vous voulez) (l’Amante) C’est donc en se pendant par un pied, en se rencersant que l’OmE peut s’inverser. Ceci au feu de sa force de vie nourrit par son comportement de guerrier. Alors il se cuit, se goûtte impeccablement jusqu’à obtenir le plein détachement.

Notes

[1] Voir les livres de C.Castaneda

[2] Etoile, déploiment né/sorti de l’Eau : un homme ou une femme.

[3] homme-gars : pas vraiment un Homme

[4] OmE normaux : OmE qui sont dans la NORME, qui sont MORNEs, qui sont Nés MORt, qui pourtant ont en eux la possibilité de redevenir des OR MEN, des OmE d’OR.

[5] On voit alors que ce processus conduit à la position de l’homme actuel : les deux moitiHé séparées. Cela nous éclaire alors sur la raison de notre chute. Poussé par la volonté de comprendre, mais ne sachant pas comment si prendre, l’Homme s’est tué. Il s’est d’i-sèqueHé : en bon ignorant il s’est comporté en scientifique. Pour réparHé son erreur il emprunte alors la voie héroïque : celle qui lui permet de poursuivre sa RoUTe en l’abstraction accompagnée par la compréhension. L’homme fait donc l’expérience du fait qu’il n’est pas possible de comprendre l’Abstraction...

Il se dirige alors en elle en nourrissant sa soif de connaissansce par la non-compréhension : une compréhension au delà de la compréhension. Une compréhension qui s’acquiert sur la RoUTe du mystère, qui laisse le mystère entier. Une compréhension qui n’affecte en rien la pureté de la Vierge, qui laisse la Beauté immaculée.

[6] LE.DIABLE=15=J+E

[7] le conduit naturel du Serpent, de l’énergie

[8] l’art d’Eol, ce qui permet d’obtenir le plus précieux des parfums : L’Air d’Isis, de faire perler laitoile. L’édification de cette CrOUPE et sa dégustation est donc lié au raphinage de l’Eau, de l’O du héros : de sa conscience, de son pouvoir. C’est en accumulant du pouvoir, de l’O, en se gouttant que le guerrier d’Amor peut têter au sacré pIS. Encore une fois on en revient au même point : pour cela il lui faut se comporter par l’impeccabilité. - Car pour accéder au "point d’Eau de sa nature"[[point de "i" dans "O" dans "U"

[9] Verge de la nature florissante

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