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Référence de Magie Enochienne par Ben Rowe

vendredi 18 février 2005, par Philalèthe

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Voir en ligne : Enochia

Les origines de la Magie : Le Journal de Dee

Les systèmes magiques connus à ce jour sous le nom de Magie Enochienne dérivent du travail des savants élisabéthains le Dr John DEE et Sir Edward KELLY. Dee était passionné par la découverte des connaissances perdues et des vérités spirituelles, il voulut en particulier récupérer la sagesse qu’il croyait se trouver dans les livres perdus des temps passés. Parmi ces derniers il y avait le livre d’Enoch, lequel concevait-il apparemment comme étant un livre décrivant le système de magie employé par ce patriarche. Après être arrivé à la conclusion que les efforts du monde ne mèneraient pas à la sagesse qu’il désirait ; il décida de s’appliquer lui-même à contacter les sources divines. Pendant les années 1581 à 1585, Dee effectua une longue série d’opérations magiques dans ce but. Kelly se joint à lui en mars 1582, et devint son unique assistant durant le reste du travail. La méthode employée pour ces travaux était assez standard pour l’époque. Dee agissait en tant qu’orateur, dirigeant les ardentes oraisons à Dieu et aux Archanges durant 15 minutes à une heure. Ensuite une boule de cristal était placée sur une table préparée au préalable, et les anges étaient invoqués pour qu’ils se manifestent par une apparence visible, a partir de là Kelly regardait la pierre et devait rapporter tout qu’il avait vu et entendu, Dee s’installait à une autre table et enregistrait tout ce qui se produisait. Dee fit de multiples copies de ses enregistrements. Certaines d’entre elles, tout ce qui concernait les invocations des anges, les tablettes et le Liber Scientiae, ont été acquises avec la bibliothèque de Dee par Robert COTTON. Cette partie a été éditée dans "Une relation vraie et fidèle" de Casaubon. Les autres, celles qui concernaient l’heptarchie et le Liber Loagaeth ont vu le jour de différentes manières.

Dans les dernières années de sa vie, Dee avait apparemment décidé de cacher ses copies d’enregistrements dans le compartiment secret d’un grand coffre de cèdre qu’il possédait. Après sa mort le coffre fut acheté en l’état et passa par plusieurs propriétaires. Les documents cachés n’ont pas été découverts jusqu’aux environs de 1662, et sont arrivés dans les mains d’Elias Ashmole en 1672. La collection de M. Ashmole est par la suite passée à la bibliothèque britannique.

Selon Ashmole, environ la moitié des copies cachées ont été détruites par erreur par la bonne du découvreur avant que des efforts soient faits pour préserver le reste. En dépit de ceci, les enregistrements originaux des opérations de 1581-1585 apparaissent presque entièrement intacts.

L’enregistrement de ces opérations est très détaillé, de sorte qu’il prend une étude soigneuse pour séparer le « blé » spirituel des paillettes. Une grande partie de la communication était importante dans le contexte des opérations, mais n’a aucune relation directe sur les systèmes magiques présentés. Du reste, il y a de longues périodes de communications qui, dans la rétrospection, semblent n’avoir aucun autre but que de tenir l’attention du magicien à continuer les opérations. Pendant ces périodes les anges présentaient des visons colorés, des présages prophétiques, et bavardage angélique, mais très peu d’informations solides. Aditionellement, le lecteur doit traiter des incursions dans la religion apocalyptique, la politique élisabéthaine, les problèmes personnels de Dee et de Kelly, et les diverses questions non pertinentes que Dee insista à insérer dans le travail.

Chronologiquement, le travail de Dee et Kelly se divise en trois périodes fortement productives séparées par des mois où rien de valeur particulière ne fut reçu. Le matériel reçu dans chaque période se tient généralement sur son reste, et est seulement lâchement lié à celui des autres périodes. Dans l’interprétation la plus stricte, seul le matériel de la troisième période peut être qualifié en tant qu’« Enochien », mais le terme est souvent appliqué à tout le travail.

L’article ici présenté est de Ben Rowe et a été traduit par Muriel Liviero, avec mise en forme et corrections de V. Lauvergne. La seconde correction est du Philalethe.

Spartakus

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Référence de Magie Enochienne
Traduction Par le Philalèthe.

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