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Cabbalerie ludique.

TsimTsoum-MostMyst

La séparation originelle.

dimanche 25 janvier 2004, par Malleos Dignus

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De la théorie du Tsimtsoum, pour une approche de la dualité par P=Pi*R*2, vers une interprétation du « dialogue interieur ».

 Tsimtsoum

Le Tsimtsoum est une théorie du kabbaliste Issac Louria. Selon cette spéculation, l’infini étant plein, il n’y avait pas de place pour « rien ». Ainsi pour qu’il puisse y avoir lieu à une création, il fallait vider cet infiniment plein. Mais encore fallait-il pour cela que le vide existe. En effet, où vider le « trop plein » lorsque Tout est plein ? Nulle part. Donc pour créer le Vide-Création, l’infini se serait ré-tracté, retiré en lui même : d’un « O » plein infini il serait devenu un point. Outre l’énergie colossale que cela a dû produire, il en est resté le vide de lui-même en lui-même, ce qui est toujours lui-même : c’est à dire « O ». Mais pour que la création puisse s’expanser, que l’infini ne la submerge dans un mouvement inverse, une délimitation en même temps fut installée. Depuis, une force maintien séparée la dualité en l’unité, ce que l’on peut représenter par le point d’ O : point d’eau qui a permis le déploiment de la Vie. Point d'eau

 La séparation

- Identification

Soit P périmètre d’un cercle, et R son rayon : P=2PiR

.P, le périmètre du cercle, est la délimitation. Il est défini par un trait (R) et par Pi multiplié par le nombre 2. P=>O

.R est le rayon, c’est à dire un trait. Mais pas n’importe quel trait : c’est celui qui part du point central, du cœur du cercle, et qui en délimite la périphérie par rotation. Ainsi, se trait qui part du « . » vers le « O » est « i ». Etant le lien entre le point et la périphérie, il est trait d’union. R=>i

.Pi=P/2R Or, 2R=DIAmètre, et P=>O Donc Pi= rapport de O et I : rapport du cercle et du trait. Ce que l’on peut figurer par le symbole du sel alchymique.

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Sel

Pi est alors « une force », un nombre, le rapport de forces maintenant séparées les deux parties de l’unité. Il n’est pas lui même la séparation, mais la force par laquelle il y a séparation. Force caractérisée, par le rapport des séparés (P/2R). On peut ainsi définir Pi, comme étant le rapport de la totalité (P=>O) sur la séparation (2R=>I).

.2, c’est la dualité. Dualité issue de la séparation de l’unité en elle-même. Séparation entre vide et plein, fini et infini, « tonal et nagual »*... Dualité séparée, mais toujours en une même unité.

.On peut alors écrire la formule de base de la façon suivante :
- O=Pi*2i ; or un O c’est 2 « D » (cf sel)
- donc 2« D »=2Pi*i
- Pi=« D »/i (en effet, Pi=P/2R). De plus un des séparés, un « D », est égal à iPi (D=i*Pi) : Les séparés sont des hipies.

D’autre part, on peut considérer que ce cercle, ce point d’O, étant celui de la délimitation de l’unité, est le cercle le plus simple : un cercle de rayon 1. Cercle primordial, de l’origine de la création car celui de la prime séparation : le 1 et le O. Le positif et le négatif, le male et la femelle. L’union de ces deux éléments donnant 10, c’est à dire la totalité de la création. Union géométriquement évidente, puisque sans la rotation du rayon, du trait, du 1, le cercle n’existe pas. Et de même, le rayon est défini par son rapport au cercle. La formule de Pi s’applique à chaque délimitation, à chaque cercle du fini ; pour n’importe quelle valeur de R. Mais en ce qui concerne cette séparation d’origine, il apparait alors que le cercle à considérer et le cercle tri-gonométrique : cercle où R=1.
- Dans ce cas, la formule devient P=2*Pi*1 On voit alors tout de suite apparaître à travers elle, ce rapport entre l’unité (1), et la dualité (2) articulé par Pi. Rapport entre les deux parties définissant le point d’O.
- Ainsi, en ce cercle P=2Pi. P étant l’ensemble des deux parties, des deux « arcs de cercle », on peut comme plus haut le remplacer par 2« D ». on obtient alors l’égalité : 2D=2Pi, c’est à dire D=Pi. En effet, si le tour complet égale 2Pi, il est élémentaire que sa moitié soit égale à Pi. Pi est donc égal en cette tri-gono-métrie, à 180 degrés ; un arc de cercle. Pi est l’Art du Cercle.

C’est par Pi que sont maintenus séparés de l’union totale infinie, le 1 et le O, pour une union unie par trait d’union. Séparation par pi, qui se manifeste par le cercle. Or, le cercle (P ou O) est constitué par la rotation du rayon(R ou i) à partir du point central (qu’on appelle communément en mathématique... O... intéressant, non ?). On peut en déduire au regard de la formule P=Pi*R*2, que Pi est la force de rotation. Rotation dont le sens est donné par la lettre du 7ème rang de notre alphabet : « G », qui n’est autre qu’une flèche qui tourne (ce qui apparait plus ou moins clairement suivant les polices d’écritures).

Pi peut donc être défini comme l’Art du Cerle, la force de rota-tion séparatrice. Elle serait la ruse employée par le Tout pour maintenir sa plénitude infinie en dehors ; en dehors du vide. A la date de la création, pour en permettre son expansion, le Tout se serait fait centrifugeuse infinie...

- Application

Pi=22/7

- Pi peut être défini numériquement par la fraction 22/7. Or, on l’a vu, si Pi est l’idée de rotation, 7 ou G, est le mouvement qui en suivant une rotation trace (« par le trait ») un cercle. On peut considérer d’autre part que 22 représente l’alphabet ; ceci par référence au nombre de lettres de l’alphabet hébreu. Pi est alors le rapport entre l’alphabet et le mouvement, qui permet l’expansion de la création.

- De plus, si Pi=22/7, 22=7Pi. C’est à dire que l’alphabet, l’ensemble des lettres-nombres, provient d’un mouvement rotatif : d’un tournoiment, d’une spirale peut-être...
- De même, si Pi=22/7, 7=22/Pi : le mouvement provient du rapport des lettres de l’alphabet et de Pi. Il est entretenu par la direction, la trajectoire rotative des lettres.
- On peut alors conclure de cette interaction articulée par Pi, entre l’alphabet et le mouvement, qu’il s’agit d’un phénomène perpétuel, continu, de période 2Pi. Le cercle n’a pas été tracé une fois pour l’éternité, il est tracé éternellement par 1 (i, R...). Il est rigol-O de trouver dans se tracer par « i » de « O », le nom de la vache IO... ou encore le 10, comme plus O. La vache IO qui par son PIs donne la Vie.

 Interprétation

- On peut considérer que Pi, en tant que rapport du mouvement et des lettres de l’alphabet, est le dia-logue. Dialogue, permis par l’articulation continue des lettres (porteuses de son) entre elles.
- On peut alors, entre autre, rapprocher cette « glose de jeu » de l’expression suivante de Don Juan Matus* : « stopper le dialogue interieur ». Selon lui, cette capacité qui consiste à réussir à interrompre le flot perpétuel de la pensée, est indispensable pour la réalisation « d’actes de pouvoir ». Elle permet le passage de notre face limitée à celle illimitée : elle creuse la brèche empruntable à volonté entre « le Tonal et le Nagual »**. Ainsi, la spirale incessante des pensées, notre dialogue interieur, serait ce qui nous maintiendrait séparé de l’infini, de notre moitié. Et le fait de réussir à l’interrompre momentanément consisterait en la maîtrise de Pi.

Maîtriser Pi, reviendrait à réussir à stopper son influence. Et par conséquent, à faire tomber la barière de la dualité ; pouvant ainsi uni, glisser de l’une à l’autre moitié. Car si on enlève Pi de P=PiR2, on obtient P=2R. Absurdité mathématique qui se comprend par la chute de la frontière entre les deux parties. Ab-surdité pleine de sens, pouvant s’expliquer par l’assimilation du O (P), et de l’AxE de la spirale (2R ou 2i : le diamètre). Il y a passage de la périphérie au coeur, au point central, par le trait d’union de « i » : véritable pont vers l’absolu. C’est un bond du réel vers l’i-réel : réalité de « i ». Et vu sous cet angle, la réalité n’a rien de réel. Ainsi, c’est par notre dialogue interieur que nous maintenons la rigidité du monde, son aspect borné et fini. En interrompant ce mouvement, on a accès à l’aspect infini du monde : on fait tomber les limites et tout devient possible. Don Juan dit à Castaneda qu’à ce moment « le monde s’écroule ».

Ce monde c’est celui de la manifestation, de « E », de l’Etre. Manifestation qui est triple (trois branches horizontales de « E »), qui se déploie à partir de l’axe (trait vertical de « E ») en une perpétuelle spirale. En arrêtant le mouvement par la maîtrise de Pi, on se place en l’axe. Ainsi calibrer, on peut redéployer : on re-modèle le réel à partir de l’i-réel. En effet, l’E-TRE étant un arbre triple (TREE), en rejoignant le tronc (I), le coeur de son mouvement, de son déploiment, on peut redéployer les branches de sa manifestation. Manifestation, qui est le tournoiement de l’Etre (E) sur son axe, selon Pi et dans le sens de « G ». Tournoiement le maintenant séparé du non-être ; le vide. L’ETRE est un mouvement aerien perpétuel : apparaissant sous son autre face comme un SOUFFLE spiralé en Tout (ETRE=48 / 84=SOUFFLE). Souffle dont la maîtrise passe par Pi.

Se pose alors la question : « Oui, c’est bien beau tout ça, mais comment maîtriser Pi ? »

Peut-être peut-on y répondre à la manière de Don Juan : Simplement en en ayant l’in-tension.

P.-S.

*« Le Tonal et le Nagual » : Notions utilisées par Don Juan pour qualifier les deux aspects du mondes.

** Don Juan Matus : « Guerrier impeccable » qui s’est chargé de l’enseignement de Carlos Castaneda.

Clin d’oeil : Le déclencheur des rebonds ayant donnés lieu à cet article, est le dernier ouvrage de M.A Ouaknin : « Les Mystères des chiffres ». Et plus particulièrement le chapitre consacré à « la transcendance de Pi ».

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