Calendarium naturale magicum

Le Calendarium naturale magicum

Selon François Secret, « Ce Calendarium fut gravé par Théodore de Bry en 1582 pour un Johannes Grosschedel ab Aicha, qui serait le pseudonyme de Tycho Brahé, qui pratiquait aussi bien l’astrologie supérieure que l’astrologie inférieure ou alchimie » (Hermétisme et Kabbale, 1992). Le contenu de l’œuvre de Grosschedel est surtout une resucée de chapitres IV à XIV du livre II du De Occulta Philosophia d’Agrippa.

T. Du Chenteau proposera, en 1775, une version révisée, rectifiée, traduite en français et augmentée du Calendarium, avec notamment des éléments maçonniques et théosophiques inspirés en partie Robert Fludd. Le Duchanteau, auteur du Grand Livre de la Nature ou l’apocalypse philosophique et hermétique (1790), était aussi en quête d’une synthèse numérico-géométrique de l’Univers et éditeur d’un Calendrier magique et perpétuel.

Du Chenteau nous dit qu’il a voulu sauver de l’oubli le Calendrier de Tycho Brahé, « prohibé dès son apparition, les planches détruites et tous les exemplaires connus jetés au feu », sans apporter d’autres précisions.

Elle fut présentée dans le Mercure de France (5 avril 1779) sous ces termes :

« Carte Philosophique & Mathématique, contenant le Calendrier magique & perpétuel, la contemplation des choses les plus profondes & les plus secrètes, avec la connaissance complète de la Philosophie; de plus, le miroir de toute la Nature, l’harmonie du macrocosme avec le microcosme & la science cabalistique, numérique & théosophique par M. Touray du Chenteau, Mathématicien.

Cette Carte porte 10 pieds de haut sur 2 pieds 7 pouces de large, imprimée sur du grand Louvois.

Elle est remplie d’emblèmes & figures hiéroglyphiques, & contient tout ce que l’esprit humain peut avoir produit de curieux sur les Sciences occultes qui ont les nombres pour base : la Carte de Tycho-Brahé sur les nombres, s’y trouve incluse en entier. On sait l’extrême rareté de cette Carte, qui ne se trouve pas dans les plus fameuses Bibliothèques. »

Ayant pu retrouver l’orignal du manuscrit de Grosschedel ainsi que les tables originales, nous tentons une édition comparative et critique, très critiquable par son côté sommaire et incomplet.

Nous reproduirons ici :

–       Le manuscrit original sans les illustrations. Celui-ci est, à ce qu’il ressort d’une première lecture, un manuel indiquant la position des divers tableaux au sein des planches, de leur contenu et de leur signification, il doit donc se lire en complément et en parallèle des tables ;

–       Les tables du Calendarium naturale magicum. Malheureusement la qualité de celles-ci laisse quelque peu à désirer et il faut les lire et les comparer aux

–       Tables de la Virga Aurea publiées par F. de Mély que nous reproduisons également.

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