Article publié par EzoOccult le Webzine d'Hermès et mis à jour le : 2 août 2019

La Nature par Dom Antoine-Joseph Pernety. 

L’œil de Dieu. Dieu même, toujours attentif à son ouvrage, est proprement la Nature même, et les lois qu’il a posées pour sa conservation, sont les causes de tout ce qui s’opère dans l’Univers. A ce premier moteur ou principe de génération et d’altération, les anciens Philosophes en joignaient un second corporifié, auquel ils donnaient le nom de Nature ; mais c’était une nature secondaire, un serviteur fidèle qui obéit exactement aux ordres de son maître, ou un instrument conduit par la main du souverain Ouvrier, incapable de se tromper. Cette nature ou cause seconde est un esprit universel, vivifiant et fécondant, la lumière créée dans le commencement, et communiquée à toutes les parties du macrocosme. Les Anciens l’ont appelé un esprit igné, un feu invisible, et l’âme du monde.

L’ordre qui règne dans l’Univers n’est qu’une suite développée des lois éternelles. Tous les mouvements des différentes parties de la masse en dé­pendent. La Nature forme, altère et corrompt sans cesse, et son modérateur présent partout répare continuelle ment les altérations de son ouvrage.

Le terme de Nature s’entend aussi de la partie de l’Univers que compose le globe terrestre, et tout ce qui lui appartient. Dans ce dernier sens la Nature, selon tous les Physiciens et les Chymistes, est divisée en trois parties, qu’ils appellent règnes ; savoir, le règne animal, le végétal, et le minéral. Tous les individus de ce monde sublunaire sont compris dans cette division, et il n’en est aucun qui n’appartienne à un de ces trois règnes. Tous trois partent du même principe, et néanmoins sont composés de trois substances différentes, qui en sont les semences ; savoir, le menstrue pour les animaux, l’eau de pluie pour les végétaux, et l’eau mercurielle pour les minéraux. Chaque règne est encore composé d’un assemblage de trois substances, analogues en quelque manière avec celles des autres règnes ; c’est-à-dire, d’une substance subtile, ténue, spiritueuse et mercurielle, d’une substance grossière, terrestre et crasse, et d’une troisième moyenne, et qui participe des deux. Il n’est point de corps d’où l’Art ne vienne à bout de séparer ces trois espèces de principes.

Outre ces trois substances, on en remarque comme une quatrième, qui peut se rapporter à la première par sa ténuité et sa subtilité ; mais qui semble en différer, en ce qu’il est comme impossible à l’Art de la réduire en esprit liquoreux, au lieu que l’autre se condense en eau, tel que l’esprit de vin et les autres liqueurs subtiles, auxquelles l’on donne le nom d’Esprit. Cette matière incondensable, est celle que J. B. Van-Helmont appelle Gaz. C’est celle qui se fait sentir, qui s’évapore dès le commencement de la fermentation des corps. Beccher dit n’avoir pu réussir à condenser ce gaz, qui s’évapore du vin lorsqu’il fermente dans les tonneaux. Dans ces trois classes d’individus, la semence est différente, et selon le même Auteur, contraire l’une à l’autre à certains égards ; quoiqu’elles aient beaucoup d’affinité entre elles, comme sorties d’un même principe, l’une ne peut devenir semence d’un règne différent du sien : de manière que le Créateur ayant une fois séparé ces trois substances du même principe, elles ne sont plus transmuables l’une dans l’autre. Ceux qui scrutent la Nature, y trouvent un caractère trine, qui semble porter l’empreinte du sceau de la Trinité. Les Théologiens verront dans ce caractère des mystères et des choses si surprenantes, qui se font toutes par trois, qu’elles sont bien capables d’affermir notre foi. Les Physiciens habiles et judicieux voient que ce nombre trinaire des trois règnes est bien digne de toute leur attention. L’âge d’un homme, quelque prolongé qu’il soit, n’est pas suffisant pour observer les opérations étonnantes et admirables qui se passent dans les laboratoires de ces trois règnes. Y a-t-il rien de plus incompréhensible que ce qui se passe dans le ténébreux séjour où se conçoit et s’engendre l’homme, d’une substance si vile, si corruptible, d’une manière si simple et si commune, en peu de mois, composé cependant d’une infinité de veines, de nerfs, de membranes, de valvules, de vases, et d’autres organes, dont le moindre ne saurait être imité parfaitement par le plus habile Artiste de l’Univers ? Quoi de plus admirable, que de voir dans une nuit, par une même pluie, dans une même terre, tant de différons végétaux, si divers en couleurs, en odeur, en saveur, en figure, germer et croître et en si grande quantité, qu’il n’est homme au monde qui les ait seule ment tous vus, loin d’en avoir connu les propriétés ! Les fossiles n’ont rien de moins admirable, et nous ne sommes pas plus en état d’en expliquer parfaitement la génération, que celle des deux autres règnes. Nous en savons beaucoup, nous en ignorons encore peut-être davantage ; mais ce qui nous est connu suffit certainement pour nous faire écrier avec le Roi Prophète : Que vos ouvrages. Seigneur, sont magnifiques ! Vous avez. fait tout avec une grande sagesse.

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Ces trois règnes ont encore une différence dans leur manière d’être, qui les distingue l’un de l’autre. Les animaux ont un corps, dont les parties ne semblent former qu’un assemblage fait par union ; les végétaux par coagula­tion, et les minéraux par fixation. Ces derniers ne se trouvent que dans les entrailles de la terre, et moitié hors de la terre ; les animaux sont tous hors de terre, ou en sont totalement séparés.

L’étude de la Nature porte avec elle tant d’agréments, tant de plaisir et tant d’utilité, qu’il est surprenant de voir si peu de gens s’y appliquer.

Quelques Anciens réduisaient tout en combinaison, et admettaient les nombres comme forme de tout ce qui existe, ou comme la loi, suivant laquelle tout se forme dans la Nature. Tycho Brahé a recueilli ses réflexions là-dessus dans une carte extrêmement rare aujourd’hui, à laquelle il a donné pour titre : Calendarium naturale magicum perpetuum, profundissimant rerum secretissimarum contemplationem, totiusque Philosophiœ cognitionem complectens. Il y parie de presque toute la Nature qu’il range sous les nombres depuis l’unité jusqu’à douze. Comme la plupart des Lecteurs seront bien aises d’en avoir quelque idée, voici en substance ce qu’elle con tient.

Tout est combiné et composé dans la Nature, selon certaines mesures invariables formées, pour ainsi dire, sur des nombres qui semblent naître les uns des autres. Il y a plusieurs choses uniques dans le monde qui nous représentent l’unité. Un Dieu principe et fin de toutes choses, et qui n’a point de commencement, de même que dans les nombres rien ne précède l’unité. Il n’aura aussi point de fin, comme l’unité peut s’ajouter à l’unité par une progression infinie.

Il n’y a qu’un Soleil d’où semble procéder la lumière qu’il communique à tout l’Univers, après l’avoir reçue. II n’y a qu’un macrocosme et une âme de l’Univers. Dans le monde intelligible et matériel une seule pierre des Sages, et dans le microcosme un cœur, source de la vie, d’où la lumière vitale se communique à toutes les autres parties du corps.

L’unité est donc la source de l’amitié, de la concorde et de l’union des choses, comme elle est le principe de leur extension ; parce qu’une unité ré­pétée produit deux. Ce nombre deux est le principe de la génération des choses, composées de deux ; savoir, de la forme et de la matière, du mâle et de la femelle, de l’agent et du patient ; c’est pourquoi ce nombre est celui du mariage et du microcosme, et signifie la matière procréée. La forme, le mâle et l’agent sont la même chose. Le soleil, la terre, le cœur, la forme, et ce que les Astrologues appellent Tête de Dragon, sont regardés comme mâle. La lune, l’eau, le cerveau, la matière et la queue du dragon sont la femelle ; les premiers représentés par Adam, les seconds par Eve. Aussi Dieu n’a-t-il créé qu’un mâle et une femelle ; et rien dans l’Univers ne s’en gendre sans le concours de l’un avec l’autre. Ce qui nous est représenté par les deux Chérubins qui couvraient l’arche de leurs ailes, et par les deux tables de la loi données à Moïse, qui y étaient renfermées. L’unité ajoutée au nombre deux fait trois, nombre sacré, très puissant et parfait ; et la seconde division de la Nature et de son principe Dieu en trois personnes, Père, Fils, et Saint-Esprit. Le Fils est engendré du Père, et le Saint-Esprit procède des deux. Aussi le Créateur semble avoir voulu se manifester à nous dans tout le livre de la Nature ; comme il en était le commencement, il semble avoir formé l’homme de toute quintessence des choses, pour être le spectateur de l’Univers, et y reconnaître son Auteur. Tout aussi dans la Nature est composé de trois et divisé par trois : trois personnes en Dieu, trois hiérarchies des Anges, la suprême, la moyenne et la basse, qui multipliée par elle-même forme neuf, dont nous parlerons ci-après. Il y a trois sortes d’âmes dans l’Univers : l’intelligente, la sensitive et la végétative. Ces trois âmes se trou vent dans l’homme, la sensitive et la végétative dans les animaux, et la végétative seule dans les plantes.

Il y a eu trois sortes de temps écoulés ou qui s’écoulent depuis la création : le temps de la Nature, appelé la loi de la Nature ; le temps de la loi, ou la loi de Moise, et le temps de la grâce, ou la loi de grâce.

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Trois vertus Théologales : la foi, l’espérance et la charité.

Trois puissances intellectives dans le microcosme : la mémoire, l’esprit et la volonté.

Trois règnes dans la Nature : le minéral, le végétal et l’animal, dans lequel l’homme ne doit point être compris en particulier, parce qu’il est composé de la quintessence des trois.

Trois sortes d’éléments : les purs, les composés et les décomposés.

Trois principes matériels de tous les mixtes : soufre, sel et mercure.

Trois qualités de ces principes : le volatil, le fixe, et un troisième qui par­ticipe des deux.

Trois divisions de la journée selon la création : le jour, la nuit et le crépuscule.

Trois mesures des choses : le commencement, le milieu et la fin.

Trois mesures du temps : le passé, le présent et le futur.

Trois dimensions dans les corps : la longueur, la largeur, et la hauteur.

Trois principes de l’homme : l’âme, l’esprit et le corps.

Trois parties dans le corps du microcosme, correspondant à autant de parties du macrocosme : la tête, la poitrine et le ventre. La tête au ciel, la poitrine au firmament ou à l’air, le ventre à la terre.

Trois éléments principaux : le feu, l’air et l’eau.

Un esprit un peu éclairé et instruit de la Nature, verra sans peine que toutes ces choses divisées en trois ne font cependant qu’une et même chose ; comme les trois personnes ne font qu’un Dieu. Le temps passé, le présent et le futur ne font qu’un et même temps ; la hauteur, la largeur et la longueur d’un corps, ne font qu’un corps. L’âme, l’esprit et le corps ne composent qu’un homme ; toutes ces choses sont néanmoins très distinctes entre elles, et nous en concevons la différence, aussi bien que la réunion pour en faire l’unité ; pourquoi douterait-on de l’existence d’un Dieu en trois personnes ?

Tycho Brahe - La NatureLe système de Tycho Brahé

Une unité ajoutée à trois produit quatre, qui devient, selon Tycho Brahé et plusieurs autres, le fondement de tous les nombres, la fontaine de nature, comme renfermant le nombre parfait dont tout a été créé. C’est pour quoi l’on partage l’Univers en quatre éléments, le feu, l’air, l’eau et la terre, aux trois premiers desquels répondent deux planètes à chacun ; savoir, le Soleil et Mars au feu, Jupiter et Vénus à l’air, Saturne et Mercure à l’eau ; et la Terre a en partage le Soleil, la Lune et les Étoiles fixes.

On compte aussi quatre points cardinaux dans le monde : l’Orient, l’Occident, le Midi et le Septentrion.

Quatre vents : Eurus, Zéphyrus, Aquilo et Auster.

Quatre qualités des éléments : la lumière du feu, le diaphane de l’air, la mobilité de l’eau, et la solidité de la terre.

Quatre principes de l’homme correspondants aux quatre éléments : l’âme au feu, l’esprit à l’air, l’âme animale à l’eau, et le corps à la terre.

Quatre humeurs principales dans le corps du petit monde : la bile, le sang, la pituite et la mélancolie.

Quatre facultés de son âme : l’intellect, la raison, l’imagination et le sentiment.

Quatre degrés progressifs : être, vivre, apprendre et comprendre.

Quatre mouvements dans la Nature : l’ascendant, ou du centre à la circonférence ; le descendant, ou de la circonférence au centre ; le progressif ou horizontal, et le circulaire.

Quatre termes de la Nature : la substance, la qualité, la quantité et le mouvement.

Quatre termes mathématiques : le point, la ligne, la superficie, et la profondeur ou la masse.

Quatre termes physiques : la vertu séminative ou semence des corps ; leur génération ; leur accroissement et leur perfection. Quatre termes métaphysiques : l’être ou l’existence ; l’essence ; la vertu ou le pouvoir d’agir, et l’action.

Quatre vertus morales : la prudence, la justice, la tempérance et la force.

Quatre complexions ou tempéraments : la vivacité, la gaieté, la nonchalance et la lenteur.

Quatre saisons : l’hiver, le printemps, l’été et l’automne.

Quatre évangélistes : S. Marc, S. Jean, S. Matthieu et S. Luc.

Quatre animaux sacrés : le lion, l’aigle, l’homme et le bœuf.

Quatre sortes de mixtes : les animaux, les plantes, les métaux et les pierres.

Quatre sortes d’animaux : ceux qui marchent ; ceux qui volent ; ceux qui nagent, et ceux qui rampent.

Quatre qualités physiques des corps : chaud, humide, froid et sec.

Correspondances des métaux aux éléments : l’or et le fer au feu ; le cuivre et l’étain à l’air ; l’argent vif à l’eau ; le plomb et l’argent à la terre.

Quatre sortes de pierres qui leur répondent : les pierres précieuses et éclatantes, comme le diamant, le rubis, etc. ; les pierres légères et transparentes, comme le talc ; les pierres dures et claires, comme le caillou ; les pierres opaques et pesantes, comme le marbre, etc.

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Des douze signes, trois répondent à chaque élément : le Bélier, le Lion et le Sagittaire au feu ; les Gémeaux, la Balance et le Verseau à l’air ; le Cancer, le Scorpion et les Poissons à l’eau ; le Taureau, la Vierge et le Capricorne à la terre.

Le nombre cinq est consacré à Mercure, dit Tycho Brahé, et n’est pas moins mystérieux que ceux qui le précèdent. On y voit l’eau, l’air, le feu et la terre dont est composé tout mixte qui fait un cinquième tout abrégé des quatre.

Cinq sens : la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher.

Cinq genres de mixtes : les pierres, les métaux, les plantes, les zoophytes et les animaux.

Cinq sortes d’animaux : les hommes, les quadrupèdes, les reptiles, les poissons et les oiseaux.

Cinq extrémités communes aux animaux mâles et femelles : la tête, les deux bras et les deux pieds.

Cinq doigts à chaque pied et à chaque main de l’homme.

Cinq parties principales dans l’intérieur du corps : le cœur, le cerveau, le poumon, le foie et la rate.

Cinq parties dans les plantes : la racine, la tige, les feuilles, la fleur et la semence.

La Nature a comme reçu sa dernière perfection par le nombre six ; car le monde a été achevé le sixième jour de la création, et ce jour-là Dieu regarda tout ce qu’il avait fait, et tout était parfaitement bon.

Il y a six cercles imaginés dans le ciel : l’arctique, l’antarctique, les deux tropiques, l’équinoxial et l’écliptique.

Six planètes errantes : Saturne, Jupiter, Mars, Vénus, Mercure et la Lune.

Il y a six manières d’êtres ou modes des corps : la grandeur, la couleur, la figure, la position relative, le repos et le mouvement. Le cube a six faces.

Six degrés de l’homme : l’entende ment, la mémoire, le sentiment, le mouvement, la vie et l’animalité.

Six parties principales extérieures dans la tête de l’homme et des autres animaux : deux yeux, deux oreilles, le nez et la bouche. Mais la Nature semble se plaire au nombre sept plus qu’en tout autre, et les Pythagoriciens qui le regardaient comme le nombre le plus mystérieux, l’appelaient en conséquence la voiture de la vie humaine. La vertu de ce nombre, disaient-ils, se manifeste dans toutes les générations de la Nature, et sert particulièrement pour la génération de la nature humaine. Elle sert à le composer, à le faire concevoir, à le former, à l’enfanter, à le nourrir et à le faire vivre. Aristote dit qu’il y a sept cellules dans la matrice ; si la semence y demeure sept heures, la conception se fait ; les premiers sept jours, elle devient propre à recevoir la figure humaine ; l’enfant est parfait, naît et vit quand il vient au monde à sept mois ; après sept jours il jette le superflu de son nombril ; après deux fois sept jours ses yeux se tournent du côté de la lumière ; c’est pourquoi les nourrices doivent avoir grand soin de placer toujours l’enfant de manière qu’il puisse voir la lumière directe ment, ce défaut d’attention fait beau coup d’enfants louches ; après sept mois les dents commencent à lui pousser ; après le troisième septénaire, il commence à parler ; à sept ans les dents lui tombent ; au second septénaire d’années il commence à avoir la faculté générative ; au troisième septénaire il se fortifie, et prend à peu près tout son accroissement ; au quatrième il est homme parfait ; au septième il commence à décliner, et la septième dizaine est ordinairement à peu près le terme de sa vie, comme le dit le Roi David.

La plus haute taille de l’homme est communément de sept pieds.

Dans le grand monde il y a sept planètes, sept pléiades, sept jours de la semaine. Chaque sept jours la Lune change de quartier. Le flux et reflux de mer est plus sensible le septième jour de la Lune, et à chaque septénaire. On ne finirait pas si l’on voulait rapporter ici tout ce qui se fait par sept dans la Nature. On peut voir dans l’Écriture Sainte combien ce nombre de sept était mystérieux. Tout semblait y aller par sept : les prières, les fêtes, les purifications, etc. ; sept vaches maigres et sept grasses, sept épis de bled, sept plaies de l’Égypte, sept ans de famine ; Naaman lavé sept fois dans le Jourdain ; David loue sept fois Dieu dans la journée ; sept dons du Saint-Esprit, etc. Le reste de la Carte de Tycho Brahé regarde plus particulièrement les planètes et les signes du Zodiaque, avec leurs vertus et propriétés cabalistiques ; c’est pourquoi je le passe sous silence.

Dom Antoine-Joseph Pernety. Texte tiré du Dictionnaire Mytho-Hermétique, 1787.

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