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Article publié par EzoOccult le Webzine d'Hermès et mis à jour le : 23 janvier 2016


Théories et symboles de la Philosophie Hermétique : chapitre 7

CHAPITRE VII – LES SEPT MÉTAUX

La constitution ternaire et septénaire de l’homme. — Correspondance des Métaux et des Planètes. — Les sept principes du Bouddhisme ésotérique.

Théories et symboles de la Philosophie Hermétique : chapitre 7 - Le chariot

L’Esprit essentiellement actif ne peut agir sur la substance passive du Corps que par l’intermédiaire de l’Âme, qui se montre passive relativement à l’Esprit niais active par rapport au Corps.

Or, la santé exige que l’influence de l’Esprit puisse s’exercer pleinement sur le Corps. À cet effet, l’Âme doit être le moyen terme exact entre l’Esprit et le Corps. L’harmonie ne peut donc être réalisée que s’il y a équivalence entre les trois facteurs de la personnalité humaine.

Ceux-ci peuvent être représentés graphiquement, par trois cercles qui se pénètrent partiellement. Il s’engendre alors un Septénaire qui permet d’envisager la constitution de l’homme sous un nouvel aspect.

Les Eléments

L’Esprit, l’Âme et le Corps correspondent désormais à l’Or, à l’Argent et au Plomb. Leur synthèse est figurée par le Vif-argent, symbole de la Quintessence, ou du substratum invisible et permanent de la personnalité physique. L’Âme et l’Esprit s’unissent dans l’Âme spirituelle, à laquelle se rapporte l’Étain, tout comme le Fer et le Cuivre s’appliquent respectivement à l’Esprit corporel et à l’Âme corporelle.

À chaque métal se rattache en outre une planète ou une divinité olympienne.

Le Plomb, lourd et vil, appartient à Saturne le dieu détrôné par Jupiter qui se reflète lui-même dans l’Étain, le plus léger des métaux.

Ces deux métaux sont mous et s’opposent à deux autres qui sont durs. L’un le Cuivre, prend en s’oxydant la couleur verte de Vénus. L’autre est le Fer qui rougit au feu et fournit des armes à Mars.

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La mobilité du Vif-argent est rappelée par les mouvements rapides de la planète Mercure et par l’égalité du messager des dieux.

La Lune semble trouver sa blancheur et son éclat tempéré dans l’Argent, alors que l’Or, brille comme le Soleil.

Les éléments correspondent au Plomb (Terre), à l’Étain (Air), au Cuivre (Eau) et au Fer (Feu).

L’Or incorruptible est représenté par Apollon, le dieu-lumière, source primordiale de toute vie et de toute activité. C’est l’Esprit pur qui anime la création, dont il est le commencement et la fin, A, et Z, Alpha et Oméga, Aleph et Thau, comme l’indique le mot

 ch7-2

AZoTh, composé kabbalistiquement de la lettre initiale de tous les alphabets (A), suivie du dernier caractère alphabétique des Latins, des Grecs et des Hébreux.

Ce principe se rapporte à l’Atma du bouddhisme ésotérique. Il se rattache directement au Buddhi, le principe pensant qui délibère et décide. C’est l’Esprit animique ou Jupiter, uni à Junon son épouse, qui personnifie l’Âme spirituelle. Le maître de l’Olympe tient conseil et lance la foudre de la volonté. De son cerveau surgit toute armée Minerve ou la Raison.

L’Âme, le domaine de la chaste Diane, correspond au Manas des Hindous. C’est la source du Sentiment, de l’Imagination et de la Mémoire.

 L’Esprit corporel ou l’Instinct animal s’applique au Kama Rupa ou « corps de désir des Orientaux ». C’est l’énergie vitale que dépeint si bien la férocité de Mars et l’âpre dureté du Fer.

Le Corps astral assure la permanence du Corps physique, dont il est le double éthéré ou aromal. Tout retentit sur lui, car il est le nœud de la personnalité. Il transmet les ordres de Jupiter et remplit le rôle d’intermédiaire universel. Mercure le personnifie donc à juste titre. Les Bouddhistes le nomment Linga Sharira.

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Ils appellent Prâna ou Jîva la Vitalité, qui a pour véhicule l’Eau fécondante dont l’écume donne naissance à Vénus, personnification de l’Âme Corporelle.

Reste Rûpa, le Corps matériel qui, livré à lui-même, se putréfie sous l’action dissolvante de Saturne.

Lorsque ces sept principes se contrebalancent harmoniquement il en résulte une santé parfaite. Mais la perfection n’est jamais atteinte. L’équilibre idéal est toujours plus ou moins rompu. C’est ce qui engendre la diversité des individus d’une même espèce ; car ils se confondraient dans l’unité de leur type commun, s’ils étaient tous strictement conformes à leur modèle abstrait.

Les déviations sont innombrables ; mais elles se ramènent à un petit nombre de types secondaires qui seront décrits au chapitre suivant.

Oswald Wirth