Article publié par EzoOccult le Webzine d'Hermès et mis à jour le : 31 octobre 2019

Liber Al Vel Legis [Paraphrase de la Stèle de la Révélation].

Là-haut, l’azur gemmé est

La splendeur nue de Nuit ;

Elle ploie dans l’extase pour embrasser

Les ardeurs secrètes d’Hadit.

Le globe ailé, le bleu étoilé

Sont miens, Ankh-af-na-khonsu.

Je suis le Seigneur de Thèbes, et moi

Le porte-parole inspiré de Mentu ;

Pour moi dévoile le ciel voilé,

Ankh-af-na-khonsu qui s’est tué,

Dont les paroles sont vérité. j’invoque, je salue

Ta présence, ô Râ-Hoor-Khuit !

Unité profondément révélée

J’adore la puissance de Ton souffle,

Suprême et terrible Dieu,

Qui fait trembler devant toi

Et les dieux et la mort : —

Moi, je t’adore !

Apparais sur le trône de Râ !

Ouvre les voies du Khu !

Éclaire les voies du Ka !

Les voies du Khabs pénêtrent

Pour me troubler ou m’apaiser !

Aum ! que cela me comble !

La Lumière est mienne ; ses rayons

Me consument : j’ai fait une porte secrète

En la Maison de Râ et de Tum,

De Khephrâ et d’Ahathoor.

Je suis ton Thébain, ô Mentu,

Le prophète Ankh-af-na-Khonsu !

Avec Bes-na-Maut je frappe ma poitrine ;

Avec la sage Ta-Nech je tisse mon charme.

Manifeste ta splendeur stellaire, Nuit !

Invite-moi en ta Maison pour y demeurer,

Serpent ailé de lumière, Hadit !

Demeure avec moi, Râ-Hoor-Khuit !

Paraphrase du recto de la Stèle de la Révélation

Paroles de Mentu par le

Frère qui dit la vérité

Qui fut le maître de Thèbes

depuis sa naissance :

Mon coeur, coeur de ma mère !

Ô coeur que j’avais sur terre !

Ne te dresse pas contre moi comme

Témoin !

Ne t’oppose pas à moi, juge, dans ma

LIRE  L’Isopséphie : de Babylone à Aïwaz

Quête !

Liber Al Vel Legis [Paraphrase de la Stèle de la Révélation]

Tombe de de Néfertari, épouse de Ramsès II : Harakleti et Amentit, vers -1298-1235.

Ne m’accuse pas d’inaptitude

Devant le Puissant Dieu, le terrible

Seigneur de l’Ouest !

Car j’ai attaché l’un à l’autre

Par un charme qui entoure leur mystique

Grandeur.

La terre et l’Ouest merveilleux,

Quand je prospérais, ô terre, sur

Ton sein !

Le mort Ankh-af-na-Khonsu

Dit de sa voix de vérité et de

Sérénité :

Toi dont le bras est unique !

Toi qui scintille dans la

Lune !

Je te lie au

Charme qui se tisse ;

Je t’attire avec la mélodie houleuse.

Le mort Ankh-af-na-Khonsu

À quitté les foules dans

L’obscurité

A rejoint les habitants de la

Lumière,

Ouvrant le Duat, les demeures des étoiles,

Recevant leurs clés

Le mort Ankh-af-na-Khonsu

Est entré dans la

Nuit,

Son plaisir sur terre d’accomplir

Parmi les vivants.

Liber Al Vel Legis [Paraphrase de la Stèle de la Révélation]. Traduction OTO, Oasis sous les Étoiles, 1997, copyright Équinoxe Vol. I No. 3, mars 1997.

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