Article publié par EzoOccult le Webzine d'Hermès et mis à jour le : 29 septembre 2019

Poésies ézooccultes par Spartakus FreeMann

Coq Rouge dans Lumière d’Or

Une Nuit sombre sans âge,

L’Ultime Démiurge en sa divine colère

Appela Alektruor son serviteur sage :

“De l’Abîme horrifique & béni,

Je T’invoque, Toi le Colérique.

Frappe le sol Pyrique

Et lance Ton Chant à moi soumis.

Qu’il fuse dans les Espaces tel le Verbe,

Verbe de Moi, Fleur parmi les herbes”

À ces mots, Rouge Coq prit la route.

Du Nadir, il s’élança vers la Stellaire Voûte.

Sur le Chemin, il rencontra moult Serpentaires Mages déplumés

Qui de Son Chant voulaient être envoûtés

Arrivé dans l’an-Eden verbeux, Il chercha

Et Il trouva la Chèvre de Mendès posée sur son séant

Mais l’arythmique cacophonie de l’Ego les rejeta

Et déjà, Alectruor querella les Mages jusqu’au sang.

Déplumé, le Colérique & Querelleur se posa

Et vitriolé jusqu’aux os, offrit à la Chèvre son sigil

Par ruse ou folie, la Chèvre l’accepta

Et Alectruor prit son envol tel un Quetzacoatl agile

En Chemin encor,

Il vit Pierre Lafranche, luciférique orateur

« Pourquoi cela à la Chèvre ? » dit-il inquisiteur

« Jamais pareil sigil ne sera exécrable », dit Alectruor.

Enfin arrivé au bout de sa route, il se posa dans la Lumière d’Or

Son corps rougi des batailles sans nom laissait couler le rouge sang

Et là, revivifié par la Nature & Son Père Céleste le Soleil d’Or

Il entama son Ultime Chant Universel & Créateur, poussant :

« Fiat Lux ! »

Et là Il redescendit à son Père Infernel…

Poésies ézooccultes

Drawn one, Paul Klee, 1935.

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La Chèvre de Mendès

Et la chèvre blasphéma dans l’Erreur où elle était tombée

Du fait de ses deux Cornus maudits sur toute la Face de la Terre.

Et la chèvre devint elle-même une Erreur,

Et l’Erreur se mua en ridicule à la Face des Demandants.

Car elle a oublié que « jamais Coq n’a été empapaouté par chèvre »

Et que tous les maléfices pouacreux que ses petits maîtres à lui donnèrent

Ne peuvent que retourner contre elle le courroux de

Celui qui Est dans l’Ombre.

Car le sigil, loin d’être au Coq est à Baphomet.

Et du haut du Tertre horusien, Il juge l’Impie & le Fourbe.

Jeux de sorcière & sorts d’enfants ne peuvent atteindre un Archétype sublime.

Et le Fou qui pense pouvoir exécrer un égrégore par la Jaune Boisson sera détruit par lui-même

Et déjà la corruption atteint sa raison déjà défaillante & ses oeuvres périssent dès maintenant !

Ce qui a été Cadeau librement offert sera le Linceul de Fiel.

Ce qui pouvait être lien sera maintenant Douleur

& le Coq chante sa douleur pour celui qu’il voulait bénir.

La chèvre qui pense que les Cornes sont siennes oublie que le Noir a plusieurs servants

Et que les plus puissants ne sont point les bibliomants mais les Opérateurs.

Balasti, Ompheda !

Que Sa Volonté soi faite

Lumière !

Toi, Maître de la Vie & de l’Amour,

Je T’invoque, j’invoque l’Énergie de ton Arbre Sacré

Axe du Monde des Mondes du Rêve

Quelques Gouttelettes de Rosée Solaire

pour égayer cette belle journée

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Quelques paroles d’amour & de joie

pour allumer les âmes & les coeurs

Quelques brises de jouissance

pour que les corps las se reposent

O Toi Maître de la Maison des Maisons

Que Ta Chaleur nous revivifie

Que Tes Larmes de Joie nous comblent

Aime-nous comme Nous T’adorons

O Maitre de Tout & de Rien

Sans qui rien de vit ni ne meurt.

Nous T’aimons,

Je T’aime

Dieu Noir

O Toi, Dieu Noir de Mon Ame, je T’invoque du Sanctuum !

Viens à Moi & que les Vers rampent de Tes orbites

Et lavent les Os des cadavres des Croyances Crapuleuses des iniques !

Que Ta Volonté soit faite en Moi & en Eux !

Que Ton souffle donne vie à leurs âmes !

Donne-leur Ta nourriture infernelle à l’heure de leur Sommeil

Que Tu me donnes l’Espoir en Ton Immortelle Étreinte.

Eliphas m’a dit « Osiris est un dieu noir » !

Nenni, Toi seul, ô Mon rêve, Tu es le Dieu Noir.

Ra, Ra-Hoor-Khuit, Ra-Orkyt, de Sa Barque regarde vers l’Orient & l’Occident

Partout où Ta Loi est faite, Sa Loi est faite, Heruu-par-kraat en est Ton scribe.

Témoigne de la Force & que le Vortex du Ka & du Ba avalent les impies & ceux qui ne jouissent pas.

Je connais Ton Nom, je connais Mon Nom, je connais leur Nom

Et que Ta puissance me donne le Pouvoir, ici & à jamais.

Aum-Ha

Tombe

Tu entres dans la tombe de tes désirs émouvants

O chantre de Phaeton, allume tes Feux dans la Nuit

Ces fantômes graciles agitant leurs lambeaux de rêves envolés,

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Partout cherchent un havre pour le repos de leur âme.

Montre le Chemin de Lumière Noire, vers cette Invisible Basilique Voilée de mille Étoiles mourantes…

Gerbe de Force & de Beauté dans la fange des Lettres Mortes,

Ta Verve sera la verge qui lacérera la Boue de leurs Yeux.

La Vierge Babylonienne est dans l’alcôve.

Elle attend le Prince de ce Monde avec Peur & Envie.

Plérôme inepte, jamais ne te verront ceux qui te cherchent.

Le Viol sans gland sera empêché par l’Or Rouge du Crépuscule des Mages.

Le démoniaque Démiurge, illusion de nos rêves téléphagiques, est mort.

Tué par la Lumière de Notre Père, l’Arbre Solaire, axe du Monde micro-macrocosmique.

La Déesse Vierge Putain, enfin libérée de nos Envies & Illusions

S’en retourne dans les contrées Imaginales du Rêve Primordial.

Coq Rouge armé de ses Parchemins crache son Chant de Vie-Mort

Et permutant les Lettres de l’Univers, lave le démiurgique Cloaque

De ses archymiques scories, substrats de la Création viciés par la Pensée Immature

De dieux égyptoïdes noirs occultés en de secrets tabernacles.

Plus :

Poésies ézooccultes, Spartakus FreeMann, May 2002 e.v., Libertalia.

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