Article publié par EzoOccult le Webzine d'Hermès et mis à jour le : 22 juillet 2019

 Les cinq principes de vie

Présentés comme fondement intégral de la pratique du Reiki, les cinq principes auraient été posés par Usui lorsqu’il s’aperçut de la nécessité d’adapter le mode de vie d’un individu pour garantir une guérison durable. Il est probable qu’il se soit inspiré d’auteurs antérieurs, notamment de l’empereur Meiji.

Ces principes sont :

 – Aujourd’hui, sois sans soucis.

– Aujourd’hui, sois sans colère.

– Fais preuve de bonté à l’égard des autres.

– Gagne ta vie honnêtement.

– Montre de la gratitude.

Les deux premiers principes sont intimement liés à la bonne santé, puisque colère et soucis provoquent facilement des blocages énergétiques. Le troisième se retrouve quelque peu dissimulé dans la pratique du troisième degré (plus longuement abordé par après). On peut interpréter le quatrième comme une mise en garde contre l’utilisation pécuniaire du Reiki. Quant au cinquième et dernier principe, il représente l’indispensable humilité du pratiquant devant ses patients, la vie, et le Reiki en lui-même.

S’ils ne sont pas indispensables en tant que tels à la pratique du Reiki, ces cinq principes sont réellement en adéquation avec la pratique. On conseille de les méditer régulièrement, voire de les réciter à plusieurs instants de la journée, ou avant d’administrer du Reiki.

Le Reiki du premier degré (Shoden)

Le passage du premier degré est souvent le plus marquant. Techniquement parlant, il s’agit d’une véritable « ouverture » du corps, qui se retrouve immédiatement parcouru par une grande quantité d’énergie, au point que le flux peut être physiquement ressenti.

Le Reiki pénètre dans le corps par le sommet du crâne, et de là se répand dans tout l’organisme. Ce parcours est parfois décrit comme une double spirale (sens horlogique et anti-horlogique), qui passe par les endroits du corps auxquels on attribue traditionnellement l’emplacement d’un chakra. Les mains sont particulièrement irriguées parce que c’est par elles que le Reiki est le plus volontiers transmis. C’est pour cette raison qu’une sensation de chaleur palmaire intense accompagne souvent la pratique.

Directement après la dernière des quatre parties qui composent la syntonisation du premier degré, s’amorce une profonde modification énergétique du corps. On l’assimile souvent à un processus de purification physique (le Reiki est en effet particulièrement efficace pour débarrasser le corps de ses toxines), sans oublier un important pendant spirituel. En effet, si le corps se purge effectivement de ses impuretés, l’esprit ne sera pas en reste, et connaîtra lui aussi un renouveau.

Contrairement au parcours habituel du Reiki, cette purification commence par le bas du corps et œuvre trois jours durant dans chacune des zones des chakras corporels majeurs. Il faut donc vingt et un jours pour que le dernier chakra, celui de la couronne, achève le cycle.

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Il s’agit d’un processus très important, car il permet une prise de conscience de nombreux blocages énergétiques, certains très anciens et insoupçonnés auparavant. Un travail sur soi peut alors débuter. Sa qualité sera pour beaucoup dans la pratique future.

Un corps et/ou un esprit bloqué entravent en effet la bonne circulation du Reiki. Tout praticien, aussi qualifié soit-il, reste tributaire de son propre état énergétique. Si son corps a des blocages, l’énergie s’écoulera moins bien, et il lui sera plus difficile de la redistribuer. C’est pourquoi, avant de chercher à traiter les autres, l’initié du premier degré est encouragé à être à l’écoute de lui-même. Il peut ainsi apprendre à identifier ses maux, puis à les soigner, avant d’œuvrer à se maintenir en bonne santé. C’est un processus continu et très important au cours des trois degrés.

Dès la fin de la syntonisation au premier degré, l’initié est capable de canaliser le Reiki. Le mot « canaliser » est à souligner. Il indique très justement que le shoden n’est qu’un canal pour cette énergie ; il n’en est pas la source, et ce n’est pas non plus son énergie personnelle qu’il transmet. Il s’agit bel et bien d’une énergie extérieure, qui transite par son corps, et rejaillit par ses paumes. Le praticien ne ressentira donc aucune faiblesse, il sera bien au contraire lui aussi revigoré par le Reiki. Il n’absorbera pas non plus les maux de son patient.

Il n’y a aucune forme de contrôle à chercher au premier degré. L’important est au contraire de cultiver l’humilité par rapport au Reiki. Car le shoden s’apercevra bien vite qu’il ne s’agit pas d’un talent qui s’allume et s’éteint à volonté. La plupart du temps, il suffira de commencer à apposer les mains pour que le Reiki s’écoule de lui-même… mais il peut arriver que rien ne se produise, et cela, indépendamment du grade du praticien ou de la personne à traiter ! Les explications plus ou moins pertinentes sont nombreuses pour tenter de comprendre ces exceptions.

 Le Reiki du second degré (Okuden)

Avec le second degré, le praticien commence à appréhender la nature universelle du Reiki. Cela se traduit par un dépassement des notions de temps et d’espace, et par une compréhension plus profonde des niveaux d’actions du Reiki.

Pour faciliter cet apprentissage, trois symboles seront enseignés à l’okuden. Le premier a une forme de spirale, intrinsèquement liée au Reiki. Il permet d’influer plus ou moins sur la puissance du flux. Le second ne représente rien de particulier, et est utilisé comme symbole de purification, mais aussi pour travailler sur les aspects émotionnels du patient. Le troisième rassemble cinq kanji japonais, et son sens précis est sujet à discussion. Toujours est-il qu’il permet de passer outre les limites du temps et de l’espace.

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Les plus sceptiques tiqueront sans doute à ce niveau. Il faut toutefois se rappeler que les concepts d’interconnexion des choses et des incarnations font partie intégrante de la culture orientale. Pour nous autres occidentaux, nous pouvons l’illustrer par le fameux « effet papillon » ; tous les évènements et tous les êtres sont inévitablement influencés les uns par les autres. En y ajoutant le théorème physique selon lequel tout est énergie (ou niveaux de vibration), l’initié du second degré découvrira que la véritable indépendance n’existe pas, et qu’il y a véritablement un lien qui unit tout. À travers cette connexion intrinsèque, le praticien pourra envoyer du Reiki à distance, et même dans le temps, bien que cela soit plus difficilement vérifiable. Au niveau individuel, il pourra en tout cas traiter les affects du passé, et préparer ceux du futur.

Après un peu de pratique, les symboles deviendront superflus et seront remplacés par l’intention de l’okuden. Le syntonisé de ce niveau pourra également commencer à expérimenter l’usage du Reiki en dehors du cadre de la guérison, comme décrit plus bas.

Le Reiki du troisième degré (Shinpiden)

 Ce degré est le plus mal compris. Parce qu’il est généralement appelé celui du « Maître », on lui donne en effet un sens péjoratif. Or, cette appellation n’implique nullement une supériorité sur les autres, mais renvoie à la philosophie profonde du Reiki, qui est la maîtrise de sa propre vie.

En se faisant syntoniser à ce degré, le praticien passe du traitement des symptômes à l’empêchement de leur apparition. C’est une nouvelle étape dans le processus de prises de conscience amorcé dans le premier degré. À la différence que là où les changements étaient plutôt réactifs, par rapport à des évènements passés, ceux du Shinpiden sont proactifs et portés sur le futur, tout en étant ancrés dans le présent.

Pour cela, il apprend à se mettre à l’écoute de lui-même, de manière à adapter son existence pour en éliminer toutes les sources de maux et de maladies. Au-delà de l’attention du corps, le maître doit accéder à l’essence profonde de son propre être, afin de se percevoir dans toute sa réalité intrinsèque. Il se défait en quelque sorte de tous ses habits superflus, qu’ils soient sociaux ou émotionnels, tous les masques qu’il a bâtis au long de son existence au point d’en oublier sa véritable identité.

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C’est une mise à nu fastidieuse, mais extrêmement bénéfique. Le maître qui parvient à reprendre contact avec lui-même retrouve une unité d’être oubliée, et y puise une énergie d’accomplissement considérable. Celle-ci lui servira à apporter de grands changements à son existence, afin de la rendre conforme à ses aspirations. C’est une chance unique d’ouvrir les portes de sa propre réalisation.

De nombreux maîtres rebroussent chemin en réalisant les sacrifices à effectuer, et surtout les conséquences que ses choix pourront avoir sur son environnement et ses proches. Il faut bien avouer que ce petit Éveil est parfois radical et difficilement compréhensible d’un point de vue extérieur.

 Outre ces changements internes, le nouveau shinpiden reçoit un quatrième et dernier symbole. Cet idéogramme japonais regroupe en son sein les trois premiers et peut être utilisé en leur lieu et place. Le symbole du maître est un retour à la source, à l’unité, et reflète le retour vers soi du praticien. À ce titre, il peut aussi être utilisé comme support de méditation.

Il a une multitude d’autres usages pratiques. Il permettra par exemple d’établir un lien passif entre une personne et le shinpiden, de sorte qu’un transfert de Reiki se fera automatiquement en cas de besoin. De manière plus générale, de par sa qualité de jonction à la source Reiki, il peut être utilisé dans n’importe quelle circonstance.

Nanti d’une telle connexion, le maître atteint naturellement un plus haut niveau d’interaction avec le Reiki. L’énergie universelle devient une partie intégrante de lui, il n’y a plus de pratique et de non-pratique, il n’y a plus que l’être. Le Reiki est canalisé si naturellement qu’il ne sera pas rare que l’énergie afflue spontanément, sans qu’elle ne soit sollicitée. Souvent, le praticien ne sera même pas conscient de la personne vers qui elle se dirige. Ce pourra être quelqu’un dans son entourage immédiat qui a un besoin conscient ou inconscient de Reiki, ou même quelqu’un d’éloigné qui a établi une connexion volontaire ou non.

Là encore, les sceptiques fronceront les sourcils. Mais cette fois, je ne peux hélas apporter que quelques propositions d’explications : certains praticiens diront que le Reiki a une forme de conscience, et qu’il se dirige vers qui en a besoin. D’autres qu’il s’agit d’une sorte de processus de vases communiquant énergétiques, dans lequel le Reiki afflue automatiquement vers les corps déficitaires par le biais du praticien…