Article publié par EzoOccult le Webzine d'Hermès et mis à jour le : 3 juin 2019

Huysmans, Occultiste et Magicien [1] par Jean Bricaud. 

Huysmans a fourni, depuis sa mort, le sujet d’un assez grand nombre d’articles de revues, de brochures et de volumes. Il a été présenté sous des aspects bien divers et parfois contradictoires. Il en est un que ses biographes – ecclésiastiques ou écrivains catholiques pour la plupart paraissent ignorer, ou – faute de renseignements précis, peut-être – qu’ils laissent généralement dans l’ombre.

C’est sur cet aspect ignoré ou peu connu de Huysmans que je me propose de jeter aujourd’hui quelque lumière.

Huysmans, Occultiste et Magicien [1] par Jean Bricaud

Joris Karl Huysmans, extrait de la Galerie Lucien Descaves.

C’était aux environs de 1885. Huysmans avait été un des premiers apôtres de la religion nouvelle qui avait eu l’Assommoir pour évangile. Il avait écrit Le drageoir aux épices, Marthe, histoire d’une fille, qu’il publia à Bruxelles dans la crainte d’attirer, en France, un procès à son éditeur, Sac au dos, Les sœurs Vatard, « un livre à ne pas lire à moins d’y être obligé », enfin une série de volumes, A Vau l’Eau, considéré comme une autobiographie, En Ménage, Croquis Parisiens, Un Dilemne, études cruelles, dans lesquelles il s’était appliqué à peindre les déchets de la vie, les tares secrètes, les misères lugubres et inexpliquées ; puis, En rade, où fermentaient toutes les pourritures de l’animalité.

On a dit de lui qu’il avait plus que personne le sens du laid. Il se peut. Mais le moment vint où, à force de descendre de plus en plus bas dans les fanges nauséabondes, il finit par se heurter « au mur du fond ». Alors, il éprouva le besoin de respirer un peu d’air pur, de sortir de ces bas-fonds, de remonter à la surface, d’échapper aux banalités de son époque, aux ordinaires « dégoûtations » de la vie. Il eut besoin d’idéal.

Peu à peu, il s’était lassé du naturalisme qui s’était tout de même – comme il disait – par trop « confié dans les buanderies de la chair » et n’avait fouillé que « des dessous de nombril ».

Justement, La Terre venait de paraître, où la note ordurière était poussée à l’extrême. Le maître était descendu au fond de l’immondice, à des saletés si basses que par instant on aurait cru lire un recueil de scatologie.

La déception avait été si profonde, si douloureuse parmi les jeunes littérateurs, disciples de Zola, qu’ils crurent devoir infliger au chef de l’école un désaveu public. En une protestation, publiée dans le Figaro, ils déclarèrent qu’ils répudiaient énergiquement cette imposture de la littérature véridique et qu’ils s’éloignaient résolument, mais non sans tristesse du grand cerveau qui avait lancé l’Assommoir sur le monde.

Huysmans en profita pour s’évader du naturalisme. Il le fit discrètement, sans tapage. Il se retira des cénacles, des tavernes artistiques, des voisinages importuns, pour s’enfermer dans son logis, loin des bruits de la rue, et écrire A Rebours, dans lequel il offrait toute son admiration à Baudelaire, à Villiers de l’Isle Adam et à Barbey d’Aurevilly.

Ce livre étrange apparut comme une œuvre extravagante et folle. On a dit qu’il était le manuel de l’onanisme de l’imagination. Huysmans s’y révélait en quête de sensations neuves, de joies inédites, de frissons rares et d’exquises névroses !

Le naturalisme était en pleine déroute. Les symbolistes avaient inauguré avec succès une réaction contre le pesant matérialisme de Zola et de son école. Ils s’étaient proclamés idéalistes et aux spécimens de tératologie sociale des romanciers naturalistes ils avaient opposé, en leurs strophes, des tableaux de légende et de rêve.

Les cabarets mondains eux-mêmes, le Chat Noir et ses succédanés, idéalisant leurs bocks, s’étaient transformés. Les poètes de caboulots, aux gros mots et aux allures prolétaires, avaient remplacé insensiblement leurs blasphèmes par des cantiques et les chansons communardes par des incantations ! Une brise chargée de mysticisme avait soufflé sur la littérature ; la jeune génération éprouvait le besoin et le goût de l’« au-delà » ; le spiritisme et l’occultisme devinrent en vogue.

Des poètes, des romanciers, des savants se groupèrent autour de revues consacrées aux études ésotériques : l’Initiation, l’Étoile, que dirigeaient Stanislas de Guaita, Péladan, Papus, Albert Jounet. Des groupes d’études ésotériques se fondèrent dont les principaux membres furent Paul Adam, Georges Polti, Jules Bois, Victor-Emile Michelet, Jules Lermina, Georges Montière, Augustin Chaboseau, Gary de Lacroze, Georges Vitoux, Edouard Dubus, tous désireux d’excursionner à travers le mystère.

Huysmans à qui ne suffisait déjà plus l’artificiel de des Esseintes, se tourna lui aussi vers le surnaturel et l’inconnu.

Il entreprit de révéler des pays peu connus des contrées presque inexplorées encore par l’âme humaine, où les psychologues de profession n’avaient jamais abordé, des domaines étranges et peu fréquentés : le satanisme et la magie.

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Il s’engagea dans les halles du surnaturel, fréquenta les groupes occultistes fondés par Papus. Ce fut, je crois, Édouard Dubuis qui lui fit faire la connaissance d’un extraordinaire médium, M.A. François, chef de bureau au Ministère de la Guerre, et qui était président d’une branche du groupe d’études ésotériques.

Très souvent, réunissant quelques amis dans son appartement de la rue de Sèvres, Huysmans tentait, avec l’aide de M. François, des évocations. D’abord sceptique, il avait bientôt vu s’évanouir son scepticisme devant l’évidence d’incontestables phénomènes de lévitation d’objets et de matérialisation d’esprits ; des craquements se faisaient entendre dans les meubles. La table d’expérimentation – un petit guéridon Louis XIII – était agitée de soubresauts violents et parfois se soulevait de terre pour rester quelques instants suspendue à quinze se précipita sur le parquet avec une telle violence que les assistants la crurent brisée.

Une autre fois, au cours d’une séance, un des expérimentateurs proposa d’évoquer l’esprit du général Boulanger. Il y avait, rangés autour de la table, trois fonctionnaires du Ministère de la Guerre, qui, par leurs fonctions, avaient été en relation avec le général : M.M. François, Orsat et Bobin ; Daniel, de la Préfecture de la Seine, Gustave Boucher et Huysmans.

Sur un ordre reçu de la table, de faire l’obscurité, Huysmans transporta la lampe dans une chambre voisine, ferma la porte, tira les rideaux des fenêtres afin que l’obscurité fût complète. Les expérimentateurs virent alors des vapeurs grises monter de la table et s’élever à une hauteur de cinquante centimètres environ.

Tout à coup, l’un d’eux, M. Gustave Boucher poussa un cri d’effroi : sur le mur en face il avait cru apercevoir la forme d’une silhouette humaine, le fantôme du général Boulanger ! Il s’évanouit. Huysmans affolé se précipita pour chercher de la lumière. Au grand regret des expérimentateurs, la séance était interrompue.

Enfin, M. Remy de Gourmont, qui connut Huysmans vers cette époque, a raconté dans ses Promenades littéraires une séance de spiritisme faite avec l’aide de Huysmans. La poète Edouard Dubus dirigeait l’expérience. La table d’évocation tourna fort bien et se prêta aux questions les plus variées… « On appela d’illustres défunts. Il y eut d’édifiantes réponses sur la position des êtres désincarnés, errant dans les espaces. Tout le monde était sérieux ; je m’amusais ; Huysmans réfléchissait, puis, insatiable, évoquait toujours. À la fin, la table nous échappa et se mit à tourner quasi toute seule autour de la pièce, sur un rythme de gigue. Dubus, d’un doigt, la guidait légèrement à travers les chaises. S’il y avait supercherie à ce moment, je n’ai pas vu comment elle s’exerçait. » [1]

De toutes ces expériences, Huysmans garda l’impression d’une intelligence étrangère, d’une volonté externe se manifestant aux évocateurs ; mieux, il acquit la conviction qu’il y avait, malgré la diversité des pratiques, des points communs entre la sorcellerie du moyen âge et les évocations du spiritisme moderne. Les spirites, disait-il, qu’ils le veuillent ou non, sans même le savoir, se meuvent dans le diabolisme [2].

Dans le courant de l’année 1889, Huysmans, qui cherchait des renseignements sur la Magie et le Satanisme pour la documentation de son roman Là-Bas, rencontra Mme de C… qui lui rendit d’appréciables services. M. Remy de Gourmont a rapporté comment Mme de C… lui fournit des documents « touchant un très curieux mauvais prêtre qu’elle avait connu » [3] et qui allait devenir le chanoine Docre de Là-Bas.

Enfin, Huysmans entendit parler dans les milieux occultistes d’un étrange prêtre habitant Lyon, l’abbé Boullan, qui se prétendait successeur du prophète et mystique célèbre Eugène Vintras [4], et, aidé de deux voyantes : Mme Thibault et Mme Laure, accomplissait de fort extraordinaires cures de maléfices.

J’ai raconté dans mon livre : J.-K. Huysmans et le Satanisme [5] l’histoire de ce prêtre interdit et expulsé de l’Église. Je n’y reviendrai pas. Qu’il me suffise de dire que depuis plusieurs années Boullan était en lutte avec les occultistes parisiens de l’Ordre de la Rose-Croix Kabbalistique et qu’il accusait notamment le Grand-Maître de l’Ordre, le marquis Stanislas de Guaita, de vouloir le tuer pas der moyens occultes et magiques tels que l’envoûtement.

C’est à l’abbé Boullan que Huysmans s’adressa pour achever d’être documenté à fond sur le Satanisme moderne.

M. Jean de Caldain qui fut pour Huysmans un fidèle et dévoué disciple a publié dans Le Matin, quelque temps après la mort de son maître, des fragments de la lettre dans laquelle Huysmans demandait à l’abbé Boullan des renseignements. Après avoir déclaré qu’il était las des théories de son ami Zola dont le positivisme absolu le dégoûtait ; las des systèmes de Charcot qui avait voulu lui démontrer que la démonialité n’était qu’une rengaine ; plus las encore des spirites dont les phénomènes, bien que réels, étaient par trop identiques ; Huysmans disait qu’il voulait montrer à Zola, à Charcot et aux autres que rien n’était expliqué des mystères qui nous entourent. Il voulait des preuves du satanisme afin de pouvoir affirmer que le diable existait, qu’il régnait, que sa puissance du moyen âge n’était pas éteinte puisqu’il était aujourd’hui le maître absolu, « l’Omniarque ».

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La réponse de Boullan ne se fit point attendre.

Par retour du courrier il lui répondit que l’aide qu’il sollicitait lui était assurée :

…Quant à votre but, que le Satanisme, qu’on croit perdu, existe toujours, ah ! nul sur cette question, ne peut mieux vous mettre en mesure de parler avec conviction, appuyée sur des faits certains… Je vous citerai des faits qui, à coup sûr, rendront votre ouvrage d’un intérêt immense. Je puis mettre à votre disposition des documents pour établir que le Satanisme est vivant de nos jours, et comment et sous quelle forme… Votre œuvre restera ainsi comme un monument de l’histoire du dix-neuvième siècle.

Maintenant, un mot d’avertissement pour vous. Certes, je n’ai aucune espèce d’estime pour cette école ; mais ils sont pleins de haine, et malgré tout, capables de « petits résultats ».

Êtes-vous armé pour la défense : car, si vous le faites, comme dit votre lettre, à coup sûr vous allez susciter contre vous leur fureur. S’ils vous contaient tout ce qu’ils ont tenté contre moi, vous sauriez alors ce qu’ils sont. Il y a eu des témoins de leur impuissance dans le mal.

N’ayant pu me nuire dans mon être, ils m’ont alors calomnié d’une façon indigne, simplement parce qu’ils se croyaient des rois, des mages et que je leur ai montré qu’ils n’étaient que de très mauvais apprentis. De là les haines dont vous avez pu voir quelques échantillons.

Au sein du clergé, le Satanisme est plus grand qu’il ne vous est possible de le soupçonner. Je vous mettrai à même d’en être convaincu. Car j’affirme que le Satanisme contemporain est plus savant, plus cultivé qu’au moyen âge ; il se pratique à Rome et surtout à Paris, Lyon, Châlons pour la France, et à Bruges pour la Belgique.

La correspondance entre Huysmans et l’abbé Boullan est volumineuse. [6] Elle dura jusqu’à la mort mystérieuse de ce dernier, en janvier 1893.

Là-Bas parut au commencement de l’année 1891, dans l’Écho de Paris d’abord, en volume ensuite ; dans ce roman, qui comprend deux parties, il y a l’histoire de Gilles de Rais se rapportant à la sorcellerie au moyen âge ; il y a ensuite une série de faits relatifs au satanisme moderne.

Huysmans étudiait avec complaisance ce Gilles de Rais qui, vivant au XIVème siècle, brave guerrier et grand seigneur, s’adonna sur le tard à l’Alchimie et à la Magie, puis, lancé dans la voie du Satanisme « descendit la spirale du péché jusqu’à sa dernière marche, fut un vampire sans égal, dont la férocité dépassa les limites humaines et devint l’épouvante de toute une région ».

Pour ce qui concerne le satanisme moderne, il affirmait qu’il était florissant : les Spirites, les Occultistes satanisent plus ou moins, parfois sans le savoir, disait-il ; mieux, il affirmait que la Messe de Satan, la Messe Noire se célébrait, et il en faisait une truculente description.

On a prétendu que le récit qu’avait fait Huysmans, de la Messe Noire, n’était nullement une relation de choses vues, mais une simple écriture, faite, comme on dit, de chic. Ce n’est pas tout à fait exact. La vérité est que si certains détails sont empruntés à des documents anciens tirés soit des Archives de Vintras, soit des pièces du procès de la fameuse voyante diabolique Cantianille, Huysmans avait bien assisté à une des messes noires dites assez fréquemment dans le quartier même qu’il habitait, la rue de Sèvres.

Plus tard, après sa conversion, lorsqu’on lui demandait s’il y avait réellement assisté, il feignait être distrait et ne pas entendre ; et si l’on répétait la question, il se bornait à répondre : « Vous savez que Durtal s’en confesse dans En Route… ».

Huysmans présentait, dans Là-Bas, le docteur Johannès (pseudonyme de l’abbé Boullan) sous les traits les plus flatteurs, l’affirmant « missionné du ciel pour briser les manigances infectieuses du Satanisme » [7], tandis qu’il disait pis que prendre des occultistes de la Rose-Croix qu’il accusait des plus abominables pratiques de la magie noire, enfin il racontait en détail les luttes à distance entre Boullan et ses ennemis de Paris, de Bruges et de Rome.

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A la vérité, Boullan, en documentant Huysmans, avait renversé les rôles et avait mis sur le compte des occultistes ses propres pratiques démoniaques.

Dans la lutte que soutenait Boullan contre de Guaita, le chef des Rose-Croix, Huysmans prit parti pour le premier et fut même provoqué en duel par le dernier. Finalement, le duel n’eut pas lieu, mais Huysmans assurait que la haine des occultistes était sur lui. C’est ainsi qu’après la publication de Là-Bas, il affirmait qu’il n’avait pas échappé aux attaques magiques des occultistes de la Rose-Croix kabbalistique. J’ai raconté dans J.-K. Huysmans et le Satanisme que chaque soir, à la minute précise où il allait s’endormir, il recevait sur le crâne et sur la face des coups de poing fluidiques. Il assurait qu’à plusieurs reprises Stanislas de Guaita avait tenté de le tuer par l’envoûtement et les maléfices et qu’il n’avait été sauvé que grâce à l’intervention de son ami l’abbé Boullan.

Il s’était aussitôt rendu à Lyon, auprès de l’abbé, lequel, aidé de l’extraordinaire voyante Mme Thibault, avait accompli le Sacrifice de Gloire de Meichissedec qui l’avait libéré du maléfice.

Sur un autel, composé d’une table, d’un tabernacle de bois, en forme de maisonnette, surmontée d’une croix cerclée sur le fronton par la figure du Tetragramme, Boullan avait fait apporter le calice d’argent, les pains azymes et le vin. Puis, ayant revêtu ses habits sacerdotaux : une longue robe rouge, serrée à la taille par une cordelière blanche et rouge, et un manteau blanc découpé sur la poitrine en forme de croix renversée, il avait endormi Mme Thibault la voyante. Mme Laure, de qui je tiens ces détails, était placée à côté de l’autel, prête à son tour à être plongée, en cas de besoin, dans le sommeil somnambulique, tandis que Huysmans se tenait assis devant l’autel. Alors, Boullan, tête nue et pieds nus, avait lu les prières du sacrifice. Au moment de la consécration il avait posé la main gauche sur la tête de Huysmans, puis, étendant vers le ciel son autre main dans laquelle il tenait une hostie, il avait supplié les Grands Archanges, les Glaivataires et les Invincibles, d’enchaîner les esprits du mal et de terrasser les envoûteurs. Terrassez de Guaita ! Terrassez de Guaita ! criant Boullan. Puis, ayant posé sur l’autel la main de Huysmans, il avait par trois fois clamé la prière déprécatoire qui devait renverser les autels impies et frapper les officiants sataniques. Ensuite le pain azyme et le vin ayant été offerts au maléficié, le sacrifice avait pris fin.

C’est dans l’été de 1891, en juillet, que Huysmans vint à Lyon, chez l’abbé Boullan. Il y resta un mois. Il vécut là des jours étranges, assista à d’extraordinaires phénomènes. Un jour, Boullan ayant endormi une de ses voyantes, Mme Laure, lui demanda de voir chez Huysmans, à Paris.

Elle dépeignit assez bien l’intérieur de Huysmans, qu’elle ne connaissait pas, puis s’écria : « Il y a un homme dans le lit de M. Huysmans ! »

Huysmans assura que cela ne pouvait pas être, personne ne pénétrant chez lui en son absence.

Boullan réitéra sa question. Malgré les dénégations de Huysmans et ses haussements d’épaules, la voyante insista et deux jours de suite ; Huysmans ne voulut toujours rien entendre. « Je suis bien sûr que non » s’écriait-il, croyant qu’il n’y avait là qu’un simple rêve d’une imagination mal dirigée.

Quelque temps après, il rentrait rue de Sèvres, à Paris, et à peine gravissait-il les marches de son escalier que sa concierge, après quelques préambules, car, disait-il, elle se doutait bien que cela le mettrait en fureur : « Monsieur, votre domestique a couché deux nuits de suite dans votre lit, en votre absence. » Huysmans avouait qu’il était demeuré abasourdi et qu’il n’avait même pas eu assez de présence d’esprit pour s’emporter !

Lire la seconde partie.

Huysmans, Occultiste et Magicien [1], Jean Bricaud. Paris : Bibliothèque Chacornac 1913.

Notes :

[1] Promenades littéraires, 3ème série, Souvenirs sur Huysmans, p. 17.

[2] Cf. Là-Bas, p. 247.

[3] Promenades littéraires, 3ème série. Souvenirs sur Huysmans.

[4] Je dois à la vérité de dire que l’abbé Boullan n’était nullement successeur de Vintras. La grande majorité des intrasistes l’avait renié formellement et le considérait comme schismatique.

[5] Article « J.-K. Huysmans et le Satanisme », sur ce site.

[6] Huysmans a légué par testament à M. L. Leclaire, pour être détruites, toutes les lettres de Boullan, ainsi qu’un grand nombre de documents concernant le Satanisme. Ces lettres seront brûlées, quand M. Leclaire aura exécuté les dernières volontés de Huysmans au sujet de différents documents qui s’y trouvent mêlés.

[7] Cf. Là-Bas, page 395.