Article publié par EzoOccult le Webzine d'Hermès et mis à jour le : 5 janvier 2016

Par Feral Ranter

1. Les concepts religieux de la Spiritualité nous disent que la spiritualité est la négation de la chair.

2. Un être spirituel est un « sauvage », un être plein de passion et, autant que faire se peut, qui agit sur elle. Un être non spirituel est un être qui est vide, qui n’a pas d’énergie pour continuer à vivre, dont les feux de la passion se sont éteints. Ainsi, l’esprit est évidemment la totalité de la passion et de ses énergies.

3. Les Passions ont leurs bases dans le désir de la chair.

4. La négation de la chair est la négation des passions et donc la négation de l’esprit.

5. L’appel religieux de la négation de la chair doit toujours devenir un appel à la négation de l’être en son entier, un appel à faire de soi-même non un être spirituel, mais un néant. C’est un appel à l’auto annihilation.

6. Dieu est dit être esprit absolu, et cependant être totalement sans chair. Ceci est impossible. Si Dieu est un esprit absolu, Dieu doit être chair absolue. Si Dieu est sans chair, Dieu est sans passion. Si Dieu est sans passion, Dieu est sans esprit et donc il n’est rien.

7. Puisque la plupart des religions sont inflexibles au sujet de la non-corporéité de Dieu, je dois conclure que Dieu est rien.

8. La tentative d’être divin est une tentative à n’être rien.

9. N’être rien est le moyen d’être sans esprit.

10. L’esprit est chair poursuivant activement ses désirs. Être spirituel, ou comme je préfère le dire, être « espritisé », est être passionné, sensuel, érotique entièrement et sans retenue. La vie éternelle d’une telle sensualité est le contentement qu’elle donne à chaque instant, rendant chaque moment la « profonde éternité » que nos passions appellent.

Dix Thèses pour la Fin de la dichotomie chair-esprit. Ou, la Spiritualité Radicale est Sensualité Radicale ou n’est Rien. Par Feral Ranter, traduction française par Spartakus FreeMann, Nadir de Libertalia, mai 2004 e.v.

La Mort et le fossoyeur, Carlos Schwabe, vers 1890.

La Mort et le fossoyeur, Carlos Schwabe, vers 1890.

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