Article publié par EzoOccult le Webzine d'Hermès et mis à jour le : 15 janvier 2016

Royaume de Dieu
Le Royaume de Dieu par Albert Jhouney

Le royaume de Dieu [1]

Nous reproduisons, pour finir, une notice publiée il y a trois ans dans La Jeune France.

En 1887, Albert Jhouney n’avait encore publié qu’un volume de poèmes mystiques : L’Étoile Sainte (Paris, Jouaust, 1884, in-4°.) Il a donné depuis : Les Lys Noirs (Carré 1888, in-8°) et le Livre du jugement (L’Étoile, 1889, in-8°)

Un roman sociologique du même auteur, le Mage, est annoncé pour paraître prochainement.

Les idées théosophiques ont fait en Europe un tel chemin depuis un quart de siècle, et particulièrement en France ces années dernières, qu’une récente infiltration verbale est à noter dans le vocabulaire coutumier des honnêtes gens (comme disaient nos pères), ou, si l’on veut, des hommes que préoccupent encore les choses de l’Art et de la Pensée. Nombre de mots, tombés à tort, sans doute, dans la désuétude ou le ridicule, ont reconquis droit de cité dans notre langage, et, qui plus est, repris une signification précise dans les cerveaux les plus rebelles à l’érudition. Pour qui Kabbale est-elle aujourd’hui synonyme de sorcellerie? Pour personne. Il n’est pas jusqu’au terme si décrié de Magie, qui ne se puisse produire en public, sans évoquer, pour les esprits passionnés d’analogies lointaines, le spectre de Robert Houdin, l’homme aux prestigieux gobelets.

Mais il y a mieux. — Nul à cette heure n’ignore plus qu’un sens profondément philosophique et transcendant se dérobe aux yeux routiniers ou prévenus, sous les voiles allégoriques des saintes Écritures ; d’aucuns voire se hasardent à rappeler que le Christ prit soin lui-même de nous en prévenir : car il faudrait torturer les textes sacrés avec une intention vraiment frauduleuse, pour faire jaillir un autre sens de la parole évangélique si connue : « La Lettre tue ; l’Esprit seul vivifie! »

Qu’un homme sérieux et réfléchi, qu’un homme d’esprit et de science conteste de bonne foi l’ésotérisme des livres saints, c’est ce qu’on ne me fera jamais croire. L’Enfant-Vérité dort là, comme Jésus à Bethléem, ligoté de langes plus ou moins épais : chacun le comprend, et, à défaut d’intelligence, qui n’aurait la sagacité de le sentir?

Au même titre que les savantes allégories des mythologies anciennes, au même titre que tous les livres sacerdotaux des sanctuaires du vieux monde, l’Ancien et le Nouveau Testament sont des monuments fermés ; il faut une clef pour les ouvrir — et cette clef, le Zohar la donne à ses adeptes.

Le Zohar !… Un mot qui dit bien peu de choses, quand il ne dit pas tout : c’est qu’il n’a garde d’offrir ses trésors à tout venant, ce vénéré grimoire, cet Évangile de la sainte Kabbale : — rarissime [2], il se dérobe aux investigations du bibliophile ; obscur et hiératique, il reste impénétrable au lecteur profane.

On sait que le fameux alchimiste Raymond Lulle, moine espagnol, livra dans son Testament, mais en termes voilés, les arcanes du magistère ; de ce Testament, il fit une Clef ; puis il se résolut enfin à formuler son Codicille, qui est, pour ainsi dire, une clef de cette clef, et le plus intelligible de ses écrits hermétiques :

Tant se molis erat…

Ah ! zut ! diront les sceptiques. — Pardon, grave lecteur ; sceptique ou non, c’est assurément le mot qui voltige à cette heure sur tes lèvres hautaines : excuse donc ce que peut avoir ma franchise de blessant pour ta gravité pudibonde, d’aussi bon cœur que je pardonne à la légèreté de ton esprit, son jugement superficiel et prématuré.

— Mais à quoi bon tant de mystères, enfin? Si la Kabbale a d’importantes révélations à me promettre, qu’elle s’exécute sommairement, sans obscure parabole, sans figure mystique… Nul, au demeurant, ne forme le noir dessein de piller sa caisse ou de saccager les merveilles que son coffre-fort recèle sous triple serrure à secret. Qu’elle se rassure, nous n’userons pas de violence à son endroit. Mais veut-elle, en fin de compte, ouvrir sous mes yeux son trésor, dont on mène si grand tapage ?

Dépositaire, ainsi qu’on le laisse entendre, du flambeau traditionnel de l’Absolu, que ne fait-elle rayonner sur le monde cette lumière si belle? C’est au grand jour de la science qu’une doctrine sublime acquiert tout son prix; c’est au concours, à l’exposition comparative des idées qu’elle se juge et se classe équitablement au seul critérium de la raison.

Qu’en sais-tu, Prudhomme ? Car c’est toi que j’ai fait parler… Raison, dis-tu? Le beau mot! mais tu le traduis aussi par sens commun, et le sens commun, pour toi, c’est le sens de M. Prudhomme. Passer sur les génies le niveau égalitaire de la commune médiocrité, que tu incarnes ; c’est là ta coutume avouée, et tu nommes cela: justice. — Un système est absurde, selon toi, quand ton cerveau ne peut le contenir : car tu le crois infaillible et compréhensif à l’infini, ton pauvre encéphale à tiroirs, mal façonné au moule des catégories d’Aristote ! — Ignores-tu donc qu’il est des idées de synthèse, dont le vol d’aigle s’essore d’un élan à travers toutes les sphères ; et tu voudrais les mettre en cage dans quelqu’un des compartiments qui subdivisent ta cervelle ? — Ces idées-là, jamais tu n’en saisiras, jamais tu n’en soupçonneras la portée… Grâces à Dieu, d’ailleurs, et tu peux en remercier le Ciel : As-tu vu jaillir l’étincelle dans une fougasse de panclastite ? — C’est ainsi qu’à l’explosion de ces verbes farouches se disjoindraient, fracassées du coup, les cases de ta boîte osseuse, pour peu que l’étincelle de ton esprit vînt à jaillir dans un effort suprême de compréhension. — Et ton misérable crâne scholastique sauterait comme un marron cuit.

J’ai parlé à Prudhomme, au gorille philosophe qu’enlaidit encore le rictus niais de l’athée, à l’esprit fort imbécile qui nie le monde spirituel, au stercoraire qui nie la rosé, à la taupe qui nie le soleil. Me suis-je laissé emporter à de vaines paroles? Il se peut.

À présent, je m’adresse au lecteur sérieux, intelligent, consciencieux, toujours circonspect, et lent à prendre un parti : soit qu’il conclue à la négation motivée, ou qu’il s’abandonne volontairement à l’enthousiasme réfléchi. Je dis à celui-là : — Prenez garde : condenser en langage phonétique toute la vérité, préciser les arcanes suprêmes en style abstrait, cela ne serait point seulement inutile, dangereux, sacrilège : c’est impossible. Il est des vérités d’un ordre sublime, synthétique, divin, que le Verbe articulé est inhabile à rendre dans leur plénitude intégrale : la seule musique les fait assentir à l’âme; la seule extase lui en donne la vision absolue; seul, enfin, le symbolisme ésotérique les révèle à l’esprit dans un mode concret, — dès lors intelligible et sensible, non plus intuitif seulement et impressif.

Prenons un exemple : Demandez à un moine bouddhiste, demandez à un brahme pundit de vous définir Nirvana. Soit qu’il élude la question, soit qu’il y satisfasse, sa formule sera nécessairement incomplète et tronquée. Et pourtant Nirvana exprime un état très réel de retour à la Séité universelle, et sa définition la moins imparfaite serait peut-être celle-ci : — « Hors du Temps et de l’Espace, c’est l’état de stabilité absolue, radicale et finale, où sont réintégrés les sous-multiples du principe nominal, dans la synthèse de l’unité divine ». Est-il besoin de dire que cette formule approximative ne livre aucunement la suprême signification de l’arcane, car c’est en vain que le métaphysicien la demanderait à tout autre verbe qu’au symbolique ou à l’hiéroglyphique. Qu’on s’en prenne au caractère relatif de tout langage phonétique, impuissant par essence à traduire les idées absolues.

Coupons court à cette digression et contentons-nous d’affirmer ici que les voiles initiatiques ont leur triple raison d’être ; que l’Ésotérisme à trois degrés peut seul permettre à chaque concept de prendre son développement analogique dans les trois sphères : naturelle, intellectuelle et divine, auxquelles correspondent les trois formes du Verbe : l’Énonciatif, le Figuratif et l’Hiéroglyphique.

Ne nous effarouchons plus à cette pensée, que l’étude du Codicille de Lulle est nécessaire à la lecture de sa Clef, et cette Clef indispensable enfin pour avoir l’intelligence de son Testament. — N’hésitons pas davantage à voir dans le Zohar le mystérieux pronaos de l’Ésotérisme biblique [3], et à chercher la vraie clef qui nous ouvrira ce portique, par où l’on descend aux profondeurs de la Kabbale.

Mais où trouver cette clef secrète ?

Dans un livre qui vient de paraître.

L’on n’y cherchera point une paraphrase explicative des textes syro-chaldaïques, mais un pont métaphysique, par où pénétrer de plain-pied dans les mystères du Zohar.

Le Royaume de Dieu tient enclose, en moins de cent pages, toute la substance théologique et dogmatique delà Kabbale. —C’est par une opération d’alchimie merveilleuse que M. Albert Jhouney a su condenser, tout en élucidant la forme et le fond même, ce que Rabelais eût appelé « la substantificque mouëlle » du Zohar.

Et n’allez pas vous figurer un résumé, un sommaire, ni vous attendre à quelque Épitome pédantesque d’une aussi massive compilation. Rien n’est plus personnel que le livre de M. Jhouney, où tempérant le verbe abrupt et hiératique de l’adepte, les délicatesses de l’art le plus subtil et le plus raffiné apportent un accent de modernité vraiment savoureux.

Conçu et exécuté sur le patron métaphysique du système de l’Émanation, contre lequel s’appuie tout l’échafaudage de la Kabbalah, le Royaume de Dieu se divise en dix chapitres.

Chacun correspond à l’une des dix Séphiroths.

Ceux qui ont reçu quelque notion de la théologie occulte des Hébreux n’ignorent point que l’on groupe les neuf premières Sephirots en trois ternaires superposés, — images de la Trinité divine, reflétée successivement dans chacune des trois sphères : le monde religieux, le monde intelligible, le monde naturel.

M. Jhouney a donc partagé son livre en trois grandes parties, de trois chapitres l’une, et intitulé ces divisions générales : Dieu. — Vérité. — Humanité.

Total : neuf chapitres. — Un dixième chapitre forme épilogue : correspondant à l’ultime Séphire, — celle de Malkouth ou du monde proprement dit — il résume les inductions de l’auteur sur l’avenir de l’univers et porte ce titre : Prophéties. Ce dernier chapitre est le seul aux conclusions duquel nous ferions quelque difficulté de souscrire, du moins sans réticences ; l’auteur a exposé là des idées qui lui sont personnelles, et dont la critique nous entraînerait fort loin, dans des voies d’ailleurs arides autant qu’épineuses. Qu’il nous suffise de marquer nos réserves, touchant certaines inductions de l’épilogue ; nous n’en serons que plus à l’aise pour rendre justice à l’ouvrage lui-même, où la pensée se déploie sans défaillance, dans un verbe simple et magnifique.

Là, M. Jhouney manifeste des qualités de conception et d’exécution au-dessus de tout éloge ; si bien qu’en face de ce savant lyrisme, le lecteur s’arrête, charmé, ne sachant s’il sied d’admirer davantage le coup d’aile du poète ou la haute envergure du penseur. — Soit dit sans préjudice pour la science, toujours parfaite, de l’initié.

Voilà une œuvre profonde et charmante, envolée et robuste, nourrie de grandes pensées et fleurie de pure poésie : et je le répète, c’est là le livre qu’il faut lire pour s’initier aux arcanes du Zohar.

Je conseillerais de plus à ceux qui n’ont aucune idée de la Kabbale, d’avoir entre les mains l’excellent ouvrage de M. Franck, de l’Institut [4]. C’est un guide précis, systématique et sûr, qui, les initiant aux mots et aux choses de la Kabbale, leur sera une excellente introduction au livre infiniment plus dense et plus profond de M. Jhouney : il ne faut voir dans l’un que le travail consciencieux d’un critique érudit ; l’autre est l’œuvre d’un adepte. — Écrit surtout pour les initiés ou du moins les étudiants en occultisme, il néglige volontiers tout commentaire explicatif, pour se borner à un enseignement rigide, sobre et hiératique, à l’instar des anciens livres sacrés de l’Orient.

Une citation fera mieux comprendre notre pensée. Lettrés et métaphysiciens nous sauront gré de mettre sous leurs yeux cette page étonnante, qui leur donnera la mesure de la profondeur des doctrines, sous la limpidité cristalline du style :

§. — Des âmes, qui priaient dans un des plus hauts cercles du paradis, désirèrent qu’une vision leur exprimât l’intelligence du mystère de la Sainte-Trinité.

§. — Elles virent alors, dans un ciel noir sans astres, et plus élevé que tous les cieux étoiles, le sommet d’une montagne dont la base plongeait au-dessous des enfers et dont les flancs montaient à travers tous les cercles de l’éther immense.

§. — De cette cime tombait une source qui formait un fleuve, et le fleuve baignait l’univers ; il serpentait sur tous les étages de la nuit, se précipitait en écumant de l’un à l’autre, et portait des étoiles dans ses eaux.

§. — Une splendeur émanait à la fois du fleuve et de la montagne et les pénétrait tous deux.

§. — Alors un archange dit à ceux qui voulaient comprendre le mystère :

§. — La montagne ne peut couler à travers les mondes comme le fleuve, et le fleuve ne peut demeurer immobile au centre des mondes comme la montagne.

§. — Sans la splendeur qui les unit, la montagne ignorerait la douceur magnifique et la charité du fleuve ; le fleuve oublierait, en nourrissant les mondes, la solitude et la pureté de la montagne.

§. — Songez à l’Etre parfait : ne doit-il pas, comme la montagne, rester immuable et solitaire; comme le fleuve, vivifier la création ; comme la splendeur, unir entre eux le Verbe et l’Absolu ?

§. — S’il n’était tout entier qu’en l’une de ces puissances, il ne jouirait pas de la plénitude des autres.

§. — S’il ne demeurait pas un, il deviendrait trois dieux finis, incapable chacun de la volonté des deux autres.

§. — Dieu est UN parce qu’il est infini. Il est TRIPLE parce qu’il est illimité — (Le Royaume de Dieu, p. 13-14, chap. I, sect. in, §. 12 à 22.)

On le voit, c’est un monument de Kabbale chrétienne que nous donne aujourd’hui le jeune et savant adepte. Comme les œuvres splendides d’Éliphas Lévi, comme l’Amphitheatrum Sapientiae d’Henri Khunrath, comme la Clavis absconditorum de Guillaume Postel, le Royaume de Dieu d’Alber Jhouney se rattache au grand courant de l’Ésotérisme Judéo-Chrétien.

Le Zohar a épousé l’Evangile ; l’esprit a fécondé l’âme ; et des oeuvres immortelles ont été les fruits de cette union. La Kabbale, devenue catholique à l’école de saint Jean, le maître des maîtres, incarne dans une forme métaphysique admirable — et nullement bâtarde, ainsi que l’ont jugé quelques cerveaux chagrins — l’Esprit absolu de science de justice et d’amour, qui vivifie intérieurement la lettre morte de toute les orthodoxies.

C’est ce même Esprit qui, soufflant à grands courants sous le dôme de tous les sanctuaires prêts à s’écrouler, agite et soulève les voiles disparates derrière lesquels survit, respire et palpite encore la Vérité une et invariable, dépôt vivant et traditionnel de l’éternel Ésotérisme.

L’Inde antique est le centre fécond d’où rayonna sur le monde entier la lumière scientifique : les Trismégistes d’Egypte relevaient, comme prêtres et comme enseignants, du souverain pontife de la Paradésa ; et c’est dans la science égyptienne, emportée de Mitzraïm par Moïse, lors de l’exode des Benê-Israël, qu’il faut voir la source de cette tradition sacrée qui se transmit chez les Juifs de génération en génération, par voie orale, jusqu’aux disciples de Siméon-ben-Jochaï, — lesquels écrivirent sous la dictée de ce maître, vers le deuxième siècle de l’ère chrétienne, le grand Livre de la Lumière (Zohar).

Salut donc à la vieille mère de la science occulte, à cette Inde vénérable, qui, après avoir donné de si grands enseignements au monde entier, semble loin d’avoir dit son dernier mot! Salut à ces Mahatmas du Thibet, qui conservent encore, dit-on, le dépôt sacré de l’ésotérisme hindou, au sommet de ces mêmes montagnes où siégeait, il y a huit mille ans, le souverain Pontife du culte universel. Qu’il soit permis à un enfant de l’Occident, humble héritier des traditions judéo-chrétiennes, d’adresser, du fond de la Varaha celtique, un fraternel et lointain hommage aux adeptes de l’Himalaya. Il ne manquera pas d’y joindre ses félicitations et ses vœux à l’adresse de cette vaillante Société de Théosophie, qui répand sur les deux mondes, avec l’ombre de ses rameaux croissants, des doctrines de vérité, de justice et de paix.

Sans doute — et le kabbaliste qui trace ces lignes n’a garde de s’en défendre — la forme judaïque de l’Ésotérisme chrétien lui tient à cœur, comme à tous les frères de son cercle. Il pense même qu’elle est plus conforme que tout autre au génie des races occidentales ; il ne s’en est jamais caché. Ce qui ne l’empêche point de voir dans les adeptes hindous des frères étrangers, ou, si l’on veut, des coreligionnaires qui parlent une autre langue que lui. Aussi ne peut-il que répéter ici ce qu’il écrivait en 1886: « Dans les sanctuaires de l’Iran, de l’Hellade et de l’Étrurie, aussi bien que chez les Égyptiens et les Hébreux, la même synthèse a revêtu diverses formes ; et les symbolismes en apparence les plus contradictoires traduisent pour l’Élu la Vérité toujours une, dans la langue, invariable au fond, des mythes et des emblèmes [5]».

Le Royaume de Dieu, extrait d’Essais de Sciences Maudites de Stanislas de Guaita (p. 172-185).

1 1 Par Alber Jhouney, 1 vol. in-8, Paris, 1887. — Georges Carré, éditeur.

2 Le Zohar n’a point été traduit intégralement. On en connaît plusieurs éditions syro-chaldaïques; les deux meilleures sont celles de Mantoue et de Crémone, publiées toutes deux la même année (1559). — M. le baron Vitta, de Lyon, a dernièrement acheté, pour la somme de 25,000 francs, une traduction manuscrite, en latin. — Serait-ce la fameuse version du moine Guillaume Postel, version qu’on a recherchée en vain jusqu’à ce jour ? — Knorr de Rosenroth a traduit dans sa Kabbala Denudata (Sulzbaci, 1677 ; Francofurti, 1684, 3 vol. in-4, très rares), les trois traités fondamentaux du Zohar : le Siphra de Zeiniûtha, l’Idra Raba et l’idra Suta.

3 Voir aussi la Langue hébraïque restituée, par Fabre d’Olivet (Paris, 1816, 2 vol. in-4). Ce vaste ouvrage peut être d’un secours unique pour l’intelligence hiéroglyphique des mots hébreux. D’Olivet était un adepte et un savant linguiste ; la portée de son livre est colossale.

4 1 La Kabbale, ou la Philosophie religieuse des Hébreux. 1 vol. in-8, par Adolphe Franck. Paris, Hachette, 1843.

5 Essais de sciences maudites. Au seuil du Mystère, p. 2, 1 vol. grand in-8. Paris, Carré, 1886. (Première édition.)

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