Article publié par EzoOccult le Webzine d'Hermès et mis à jour le : 8 juillet 2017

Ce court rush de la vie mouvementée de Maria de Naglowska est inspiré de l’ouvrage de Marc Pluquet, La Sophiale.

Maria de Naglowska est née le 15 août 1883 à Saint-Pétersbourg. Elle perd ses parents très jeune : son père, un militaire de haut rang, sera empoisonné par un nihiliste et sa mère décédera en 1895.

Orpheline, elle est prise en charge par sa tante qui la placera dans un institut pour jeunes aristocrates. Elle y fera de brillantes études.

Les événements et les idées révolutionnaires de 1905 ne la laissent pas indifférente et elle commence à fréquenter des cercles fermés d’intellectuels qui lui ouvriront les portes de la connaissance.

Maria tombe amoureuse d’un jeune musicien nommé Hopenko. Les origines juives et le métier de celui-ci interdisent toute union officielle aux deux amants. Ils quittent la Russie pour s’installer à Berlin puis en Suisse où ils se marient. Maria y continue ses études universitaires en suivant des cours simultanément dans plusieurs facultés. Pour faire subsister le couple et permettre à son mari de terminer sa formation de musicien, elle donne des cours particuliers. C’est à cette époque que naissent leurs trois enfants : Alexandre, Marie et André.

Hopenko séduit par les idées sionistes décide de partir pour la Palestine en laissant derrière lui sa femme et ses enfants.

Maria continue alors d’enseigner tout en se lançant dans le journalisme et en tenant des conférences. Mais ces activités et la parution d’un livre lui valent d’être emprisonnée pour activités politiques et espionnage. Elle doit alors quitter Genève pour Berne puis pour Bâle.

Maria quitte ensuite la Suisse pour l’Italie où elle s’installe à Rome. Elle se remet à enseigner et devient rédactrice du journal l’Italie. Elle fait alors venir ses enfants de Suisse, mais Alexandre part rejoindre son père en Palestine.

Bientôt les problèmes resurgissent : Maria perd son emploi et doit redonner des leçons à n’importe quel prix pour survivre. À Rome, elle fréquente un groupe d’écrivains occultistes et c’est dans ce milieu qu’elle fait la connaissance d’un philosophe russe qui lui révèle les traditions Boréennes les plus secrètes. Alexandre qui a réussi à décrocher un bon poste à Alexandrie dans les Haras du roi, fait venir Maria, sa sœur et son frère. Maria y est vite conviée à faire des conférences organisées, entre autres, par la Société Théosophique. Elle devient également rédactrice pour le journal La Bourse d’Alexandrie.

En 1930, Maria revient à Rome, puis ses amis lui trouvent une place dans une maison d’édition à Paris où elle part s’établir. Malheureusement, elle n’obtient pas l’autorisation de travailler en France et doit compter sur son fils André pour survivre.

Elle s’établit alors à Montparnasse où elle fait la connaissance d’écrivains, d’artistes et de poètes, et fait bientôt éditer un hebdomadaire magique : La Flèche. Maria traduit alors des textes de P.B. Randolph qu’elle publia comme sous le nom de Magia Sexualis (1931 au Lys d’Or).

Elle établit alors ses quartiers à la Coupole où se réunissent les occultistes de l’époque. La direction lui offre chaque soir un potage St-Germain et les nombreux cafés noirs qu’elle avale à longueur de journée. Le mercredi, elle donne des conférences au studio Raspail et tous les après-midi elle se rend à l’église de Notre-Dame des Champs pour s’y recueillir.

En 1935, Maria organise des réunions pour y présenter les rites préliminaires de la Messe d’Or :

1. La consécration de l’Avènement du Troisième Terme ;

2. L’ordination des postulants au grade de Balayeur de la Cour ;

3. L’ordination des postulantes au titre d’officiantes mineures ;

4. La consécration des rythmes alternés de la vie et de la mort ;

5. La célébration de la Troisième Naissance.

À la fin 1935, elle annonce à Marc Pluquet qu’elle vient de terminer sa mission et qu’elle prépare maintenant son départ. Elle prophétise que l’avènement du Troisième Terme ne pourra se faire que dans deux ou trois générations quand le monde aura été préparé par des bouleversements sociaux et politiques. La mission de ceux qui ont compris son œuvre sera de conserver son enseignement pour qu’il puisse réapparaître sous une forme claire et compréhensible à des hommes et des femmes qui ne seraient pas forcément formés au symbolisme.

Au début de l’année 1936, Maria donne une dernière conférence au studio Raspail au terme de laquelle elle fait ses adieux à ses compagnons sans laisser de successeur attitré. Elle part alors rejoindre sa fille Marie en Suisse.

Le 17 avril 1936, Maria de Naglowska, la Sophiale de Montparnasse, décède chez sa fille à Zürich.

N’hésitez à continuer sur le sujet en lisant la Doctrine du Troisième Terme de la Trinité de Naglowska.

Maria de Naglowska par Spartakus FreeMann, 24 juillet 2001, extrait de l’article La Magia Sexualis mis à jour le 27 février 2017.

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