Article publié par EzoOccult le Webzine d'Hermès et mis à jour le : 22 janvier 2016

Déclaration Apostolique Gnostique

Par Tau Simon Pierre II & Tau Jean Huss

À Toutes nos Soeurs et à Tous nos Frères, salut et fraternité,

L’étude des Saintes Écritures nous enseigne les choses suivantes :

1- Quant à la hiérarchie de la Communauté :

Dans le christianisme originel il n’y avait que des apôtres, des prophètes, des évangélistes, des pasteurs et des docteurs (1 Cor. 12.28; Eph. 4.11 et Didaché). Ces différents services avaient été établis par Dieu dans Son Église. En ce temps-là on ne savait rien d’un Pape, de patriarches, de cardinaux, d’archevêques, de moines ou de nonnes. Toutes ces choses qui dans le monde chrétien, et dans l’Église gnostique même, sont considérées aujourd’hui comme allant de soi n’existaient pas au sein de l’Église primitive. Selon la Didaché, texte apocryphe de l’Église primitive [Voir l’article La Didachè], il n’existe en fait que deux classes : la classe apostolique composée des apôtres et des prophètes et la classe des fonctionnaires composée des diacres, presbytres et évêques. Les seuls officiants de l’Église primitives étaient : “ancien”, “président” ou “évêque”. Dans l’Épître aux Philippiens, Paul salue d’ailleurs les évêques et diacres. Ces deux ministères faisaient donc partie de la communauté locale. Dans 1 Tim. 3-2, on lit que la condition pour exercer cette tâche était qu’un tel homme soit marié.

Luther à la diète de Worms, le 18 avril 1521: « La raison pour laquelle je ne crois pas davantage au Pape qu’aux Conciles vient du fait qu’ils se sont souvent trompés et se sont enchevêtrés dans leurs propres contradictions. Si je ne suis pas convaincu par des témoignages des Écritures et par des arguments bien clairs, je le suis alors par les témoignages des Écritures cités par moi et qui sont renfermés dans la Parole de Dieu. Je ne peux pas me rétracter, et ne le veux pas non plus, car agir contre la conscience n’est pas sûr et n’est pas salutaire. Que Dieu me soit en aide. Amen ! »

Dans les Saintes Écritures, on ne trouve pas la moindre indication démontrant qu’une personne soit revêtue d’une autorité quelconque et soit désignée comme successeur de Pierre. Nulle trace d’un quelconque remplaçant du Christ non plus ! Les Écritures parlent uniquement de successeurs de Jésus-Christ. Il n’est pas davantage écrit que Pierre ait été institué comme la tête visible de l’Église. Comment pourrait-il y avoir un homme qui puisse être la tête de l’Église, alors que Christ Lui-même, selon les Écritures, en est la Tête?

Celui qui lit avec attention Matthieu 16.18 constatera que le Seigneur n’a pas dit : « Tu es Pierre et sur toi je bâtirai mon Église », mais bien « Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église ». Juste quelques versets après, le Seigneur devait dire au même Pierre: « Arrière de moi, Satan! tu m’es en scandale; car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes » (Mat. 16.23).

Les Saintes Écritures ne parlent pas davantage d’une succession apostolique ni d’un évêque chef des autres évêques. Lorsque Léon le Grand fut élu évêque de Rome en 440, il prétendit alors que l’évêque romain avait la prééminence sur tous les autres en se référant à Matthieu 16.16. Il proclama solennellement être le successeur de Pierre. Ceci est un mensonge historique et une perversion des Écritures. Ce ne sera qu’en 445 que l’empereur Valentinien confirmera la suprématie religieuse de l’évêque de Rome sur l’Église. Le docteur de l’Église Augustin d’Hippone (354-430) favorisa cette pensée dans son ouvrage L’État de Dieu. La suprématie du pape, fausse à nos yeux, est le fruit d’une alliance politique et religieuse, fait des hommes et contraire à l’esprit de la lettre.

Après Sa résurrection le Seigneur dit à Ses disciples présents dans la chambre haute : « La paix soit avec vous! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie ». De plus il est encore dit: « Après ces paroles, il souffla sur eux, et leur dit : Recevez le Saint-Esprit. Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus » (Jean 20.21-23).

Le jour de Pentecôte le Saint-Esprit descendit avec un bruit puissant accompagné de feu divin qui enflamma la langue de tous ceux qui étaient présents. Ils furent alors purifiés par le feu Divin et ils purent ainsi exprimer le Verbe dans la puissance du Saint-Esprit. Ce que Pierre a annoncé lors de sa première prédication sera répété par chacun de ceux que le Seigneur a appelés et remplis du Saint-Esprit jusqu’à la dernière prédication: « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés » (Actes 2.38). Au sujet de ceux que le Seigneur a Lui-même envoyés, Il dit : « Celui qui vous écoute m’écoute, et celui qui vous rejette me rejette… » (Luc 10.16).

Les apôtres, successeurs du Christ, instituèrent les évêques comme aide administrative. Ce ne sera que par la suite qu’ils recevront également l’Esprit Saint avec la mission de le transmettre.

2- Quant à la Foi :

« Toute parole de Dieu est éprouvée… N’ajoute rien à ses paroles, de peur qu’il ne te reprenne et que tu ne sois trouvé menteur » (Prov. 30.5,6).

« Vous n’ajouterez rien à ce que je vous prescris et vous n’en retrancherez rien » (Deut. 4.2).

« Si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre ; et si quelqu’un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l’arbre de vie, et de la ville sainte, décrits dans ce livre » (Apoc. 22.18,19).

3- Quant aux rites :

– la Fraction du Pain :

On sait que c’est le rite qui consiste à rompre le pain eucharistique, avant de communier. Mais, en connaît-on l’origine?

Lors de la dernière Cène, Jésus, se conformant à la coutume de son peuple, bénit le pain, le rompit et le donna à ses apôtres (Matthieu 26, 26; Marc 14,22, Luc 22,19). Ce rite fut soigneusement conservé par la primitive Église; ce fut même le premier nom de la messe : « fractio panis », la fraction du pain.

Les apôtres l’employaient suivant les préceptes de Jésus et, dans les Actes des Apôtres est utilisée l’expression « rompre le pain » pour signifier « célébrer l’eucharistie » (Actes 2, 42, 46 ; 20, 7).

L’un des tout premiers textes Chrétiens, la Didache, nomme le pain eucharistique « la chose rompue ».

« La coupe que nous bénissons est communion au sang du Christ, le pain que nous rompons est communion au corps du Christ » (1 Co 10/16).

« Qui mange ma chair et boit mon sang, dit Jésus, demeure en moi et moi en lui, il a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour » (Jn 6/51-58).

– le Baptême :

Selon les textes, le baptême se donne simplement aux enfants ou aux adultes, sans huile de consécration, exorcisme, etc. Lire à ce sujet La Didaché.

En conséquence, nous Tau Simon Pierre II & Tau Jean Huss, évêques-apôtres de l’Eon-Christ, considérant toutes les hiérarchies humaines et tous les dogmes qui ne dérivent point directement des Ecrits primitifs comme inutiles, voyant l’état d’indigence et la fascination pour la pompe romaine de l’Eglise Gnostique et considérant l’urgent besoin de revenir à une mystique vraie, décidons de rendre vie à l’Eglise, ou Communauté, primitive en prenant les mesures suivantes :

1- Institution des trois cérémonies originelles : le baptême, la fraction du pain et la transmission de l’Esprit Saint.

Le baptême : Cette cérémonie sera simple. Le baptême sera donné par immersion dans l’eau, soit froide soit chaude soit tempérée. Si il n’y a pas de quantité suffisante, une simple aspersion suffit. Le baptême est donné exclusivement « Au Nom du Père, du Fils et de l’Esprit Saint ». Le baptême fait entrer définitivement l’homme ou la femme au sein de la Communauté. Nulle confirmation n’est nécessaire. Le baptême ne lave d’aucun péché puisque aucun péché originel n’existe à nos yeux.

La Fraction du Pain : elle se fera selon l’usage par la bénédiction préalable du pain et du vin et leur distribution, sans autre forme cérémonielle, lors d’agapes fraternelles le dimanche après récitation du Notre Père.

2- Institution d’une seule prière liturgique qui est le Notre Père. Toute autre prière étant bien entendu autorisée selon les besoins particuliers et individuels.

Notre Père qui es aux cieux

Que Ton Nom soit sanctifié

Que Ton Règne vienne

Que Ta Volonté soit faite sur la terre comme au ciel

Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour

Pardonne-nous nos offenses

Comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés

Et ne nous soumets pas à la tentation

Mais délivre-nous du Mal

Amen.

3- Abrogation des ordres mineurs et majeurs qui sont fondus en un seul ordre, celui d’évêque gnostique. Jugeant inutile et perverse la multiplication des ordres et désirant revenir à la simplicité des Évangiles primitifs, nous instituons donc l’épiscopat comme seul et unique médium de l’Esprit Saint avec toutes les charges apostoliques qui s’y rapportent : l’exorcisme, les soins aux malades, la propagation de la Gnose, l’enseignement et la garde des Saintes Écritures Gnostiques.

4- Tout homme et toute femme de désir peut se voir conférer la charge épiscopale. Le but étant de transmettre l’Esprit Saint à tous les enfants du Plérome perdus en ce monde, nous entendons, nous les dépositaires de la succession de l’Esprit-Saint, ne jamais refuser la consécration à qui que ce soit.

Donné ce jour de Gloire en l’Oratoire Gnostique de Libertalia. Tau Simon Pierre II – Tau Jean Huss

Salve Hagia Sophia

Salut ô Sagesse, Mère de miséricorde, notre vie, notre douceur, notre espérance, salut !

Enfants d’Eve exilés en ce Kénôme inique, nous crions vers Vous.

Vers Vous nous soupirons, gémissant et pleurant, dans cette vallée de larmes.

O Vous, notre Avocate, tournez vers nous Vos regards miséricordieux,

et après cet exil, montrez-nous , les Fruits Bénis du Plérôme,

ô clémente, ô miséricordieuse, ô très douce Sophia-Achamot.

Priez pour nous, Hagia Sophia

Afin que nous soyons rendus connaissants des promesses de l’Eon-Christ.

Amen.

Déclaration Apostolique Gnostique de Tau Simon Pierre II & Tau Jean Huss

La Cathédrale Sainte-Eulalie de Barcelone à Barcelone, Harmonia Amanda, 2006.

La Cathédrale Sainte-Eulalie de Barcelone à Barcelone, Harmonia Amanda, 2006.