La dimension mystique de la femme dans la Gnose

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La dimension mystique de la femme dans la Gnose par Volute. 

Le FĂ©minin occupe une place trĂšs importante dans les textes mystiques et, en particulier, dans les Ă©crits gnostiques. Ces doctrines accordent un rĂŽle crucial au Principe FĂ©minin dans la cosmogonie, lors de la Chute suivie de la LibĂ©ration, puis, plus tard, avec l’apparition de figures fĂ©minines jouant des rĂŽles prophĂ©tiques ou s’illustrant comme initiĂ©es.

Les mouvements gnostiques nous sont principalement connus Ă  travers trois types de sources. Tout d’abord, les chercheurs ont longtemps dĂ» « se contenter » des Ă©crits des hĂ©rĂ©siologues chez les PĂšres de l’Eglise, par exemple OrigĂšne ou ClĂ©ment d’Alexandrie. Puis, des textes furent retrouvĂ©s en Egypte aux XVIIIĂšme et XIXĂšme siĂšcles, dont le fameux Codex de Berlin, jusqu’à ce qu’enfin, en 1947, une dĂ©couverte incroyable enrichisse considĂ©rablement notre connaissance des gnostiques : plus d’une quarantaine d’écrits furent retrouvĂ©s d’un coup dans la rĂ©gion de Nag-Hammadi, ensevelis tout simplement dans des jarres.

Les gnostiques ne semblent pas considĂ©rer la femme comme intrinsĂšquement infĂ©rieure Ă  l’homme, bien que le versant fĂ©minin de la bipolaritĂ© reste trĂšs contrastĂ©. Par exemple, on lit parfois que le retour de l’élĂ©ment fĂ©minin Ă  sa contrepartie masculine reste une condition indispensable Ă  l’accĂšs Ă  la perfection cĂ©leste. Par ailleurs, la Sophia est responsable de la chute vers la MatiĂšre…

Ainsi l’InitiĂ©e, vĂ©ritable hĂ©ritiĂšre des traditions sĂ©mitiques les plus anciennes, est un personnage complexe, au sein duquel se cĂŽtoient puretĂ© et dĂ©cadence. Pour saisir la dimension du fĂ©minin dans les Ă©crits gnostiques, il faut nous attacher aux figures trĂšs similaires de Myriam de Madgala et d’HĂ©lĂšne, la compagne de Simon le magicien, qui toutes deux prĂ©sentent le triple visage de la dĂ©chue, de l’initiĂ©e et de la rĂ©demptrice. Nous verrons ensuite de quelle maniĂšre elles se rattachent Ă  la Sophia des cosmogonies gnostiques.

 I. Marie

L’Evangile de Marie, texte incomplet rĂ©digĂ© en copte vraisemblablement vers les annĂ©es 150 de notre Ăšre, est le premier traitĂ© du Codex de Berlin acquis par l’Allemagne en 1896.

Cet Evangile est attribuĂ© Ă  Myriam de Magdala, plus communĂ©ment dĂ©nommĂ©e Marie-Madeleine. Premier tĂ©moin de la RĂ©surrection, elle peut Ă  ce titre ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme la fondatrice du christianisme. Cette place privilĂ©giĂ©e de premier tĂ©moin peut aussi ĂȘtre le signe d’une initiation plus avancĂ©e. Elle serait ainsi l’apĂŽtre des apĂŽtres, l’InitiĂ©e, la Sagesse (Sophia) Ă©pouse du Logos. Ces aspects sont assez peu dĂ©veloppĂ©s dans les Evangiles classiques, alors que les Evangiles dits « apocryphes » de Thomas, Philippe et bien sĂ»r Marie y attachent plus d’importance.

L’Evangile de Marie nous prĂ©sente JĂ©sus comme un humain Ă  part entiĂšre, accompli dans sa vie d’homme (il a un mĂ©tier, il aime sa compagne Marie) ainsi que dans son esprit. De mĂȘme, Marie est un personnage entier, sa chair n’est pas sĂ©parĂ©e de son esprit. Il ne s’agit donc pas de nier le corps ou la matiĂšre, mais par un dĂ©tachement du Monde, de le sanctifier, de le transfigurer pour redevenir l’Anthropos, l’Humain pleinement entier en qui coĂŻncident les contraires classiques du plan matĂ©riel : Esprit et Corps, Masculin et FĂ©minin.

Le personnage de Marie est ambivalent, contrastĂ© : elle est, d’une part, la pĂ©cheresse dont nous parle les Ă©vangiles canoniques, et d’autre part la compagne intime de JĂ©sus, l’initiĂ©e qui transmet Ses enseignements les plus subtils. Il faut rappeler qu’à cette Ă©poque, les femmes n’avaient pas le droit d’étudier la Thora : elles n’avaient pas accĂšs Ă  la « connaissance ». La simple initiation de Marie constitue donc dĂ©jĂ  un pĂȘchĂ©, qui prendra ultĂ©rieurement une dimension plus charnelle.

La tradition fera de Marie un archĂ©type du FĂ©minin prĂ©sent dans tout ĂȘtre humain, et dont les Ă©volutions sont susceptibles d’éclairer le chemin de tous. Parmi ces visages, on retrouve l’amante au dĂ©sir perturbĂ© qui est sa figure la plus connue. Mais c’est un aspect rĂ©ducteur, car il fait ajouter d’autres figures : la contemplative, Ă  l’écoute du Seigneur, la compatissante, la « sage-femme », assistant l’humain dans tous ses passages, dont la mort.

01 L’attachement à la matiùre

02 engendre une passion contre nature.

03 Le trouble naĂźt alors dans tout le corps ;

04 c’est pourquoi je vous dis :

05 « Soyez en harmonie… »

06 Si vous ĂȘtes dĂ©rĂ©glĂ©s,

07 inspirez-vous des représentations

08 de votre vraie nature.

09 Que celui qui a des oreilles

10 pour entendre entende. »

12 Alors, Marie se leva,

13 elle les embrassa tous et dit Ă  ses frĂšres :

14 « Ne soyez pas dans la peine et le doute,

15 car Sa grĂące vous accompagnera et vous protĂšgera :

16 louons plutĂŽt Sa grandeur,

17 car Il nous a préparés.

18 Il nous appelle à devenir pleinement Humains [Anthropos]. »

19 Par ces paroles, Marie tourna leurs coeurs vers le Bien ;

20 Ils s’éclairĂšrent aux paroles de l’Enseigneur.

(L’Evangile de Marie)

La dimension mystique de la femme dans la Gnose
La cĂšne, Juan de Juanes, XVIe siĂšcle. Museo del Prado, Madrid.

II. HélÚne

DÚs les Actes des ApÎtres (Actes VIII, 5-11), Simon le Magicien est présenté comme thaumaturge, prophÚte, mystagogue. Des textes ultérieurs de Justin, Irénée, Hyppolite et Clément de Rome donnent des versions légÚrement divergentes du personnage, dont on peut cependant retracer le parcours. Simon étudia à Alexandrie, capitale intellectuelle de la Diaspora juive. En Samarie, il reprit en main une secte fondée par Dosithée. Simon fut baptisé et faisait baptiser ses disciples : ils se voulaient et étaient chrétiens.

Simon est accompagnĂ© d’HĂ©lĂšne, qui est Ă  la fois son inspiratrice et l’associĂ©e de la double apothĂ©ose qu’il va formuler en un corps de doctrine. Celle-ci expose qu’au dessus de tout, il y a un Dieu des dieux, un Dieu inconcevable et inconnu, dont l’essence est BontĂ©. Le DĂ©miurge de l’Ancien testament n’est pas un dieu de BontĂ©, mais un dieu de Justice : c’est un dieu mĂ©chant. L’imperfection de ce crĂ©ateur ressort de son Ɠuvre. Les Ăąmes sont issues du Dieu supĂ©rieur, emmenĂ©es en captivitĂ© dans ce monde.

Simon est alors l’incarnation de la puissance de Dieu, HĂ©lĂšne celle de la Hokhma juive, c’est-Ă -dire la Sagesse divine. On retrouve lĂ  le trĂšs classique couple divin Dieu PĂšre – DĂ©esse MĂšre, cette derniĂšre Ă©tant associĂ©e Ă  la Sagesse.

Chez Justin, HĂ©lĂšne est prĂ©sentĂ©e comme une femme ayant d’abord vĂ©cu dans un lieu de prostitution, et passant pour ĂȘtre devenue la PremiĂšre PensĂ©e (Ennoia) de Simon.

IrĂ©nĂ©e, dans son Adversus haereses rĂ©digĂ© vers les annĂ©es 180, parle d’HĂ©lĂšne comme un avatar de la Sagesse dĂ©chue, qui passait de corps en corps. Sa chute et son adoration rappellent le souvenir des dĂ©esses cananĂ©ennes et syro-mĂ©sopotamiennes, les ProstituĂ©es SacrĂ©es.

« C’est par elle qu’au commencement Dieu dĂ©cida de crĂ©er les anges et les archanges.

Et sa volonté jaillit hors de lui, connaissant la volonté de son PÚre ;

Elle descendit dans les régions inférieures.

Elle engendra les anges et les dominations par lesquels ce monde a été fait.

Mais quand elle les eut engendrés elle fut retenue captive par eux.

Par jalousie.

Parce qu’ils ne voulaient par qu’on pensĂąt d’eux qu’ils fissent engendrĂ©s.

Car le PĂšre lui-mĂȘme leur Ă©tait totalement inconnu. Mais sa pensĂ©e Ă©tait retenue captive par eux.

Les puissances émises par elle et les anges,

Et d’eux elle souffrit toute espùce d’outrages,

Tellement qu’elle ne pouvait remonter vers son Pùre,

Mais demeurait emprisonnée dans un corps humain,

Et Ă  travers les Ăąges, comme de vase en vase,

Elle se réincarnait en corps féminins successifs.

… Elle passait donc de corps en corps,

Subissant des tourments toujours nouveaux

Et pour finir elle devint une prostituée.

Et c’est elle la brebis perdue,

C’est pour elle qu’Il est venu,

Pour la rendre libre,

Et pour offrir aux hommes le salut

En se faisant connaĂźtre d’eux… »

IrĂ©nĂ©e, Adversus haereses (Ă©d. W. Harvey, Cambridge 1857, p 162)

 III. Sophia

Au tout dĂ©but de notre Ăšre, nous sommes au point de croisement des courants juif hĂ©tĂ©rodoxe, judĂ©o-chrĂ©tien, chrĂ©tien orthodoxe et gnostique. Les sectes gnostiques forment un ensemble disparate d’églises qui ont commencĂ© Ă  se rĂ©pandre un peu avant notre Ăšre. Bien que la gnose ne soit pas exclusivement chrĂ©tienne, ces sectes furent combattues par l’Eglise, jusqu’à leur disparition vers le VĂšme siĂšcle de notre Ăšre.

Bien que le terme gnose signifie « connaissance parfaite », ce qui caractĂ©rise le mieux les mouvements gnostiques n’est pas cette prĂ©tendue connaissance, que finalement d’autres traditions affirment aussi possĂ©der, mais plutĂŽt un dualisme MatiĂšre – Divin qui s’accompagne d’un rejet du monde MatĂ©riel. Ainsi Plotin dĂ©finissait les gnostiques comme Ă©tant « ceux qui disent que le DĂ©miurge de ce monde est mauvais et que le Cosmos est mauvais ».

Le but principal du gnostique est la dĂ©livrance de la parcelle divine qu’il porte en lui-mĂȘme. Il veut libĂ©rer cette parcelle du monde matĂ©riel corrompu qui l’aliĂšne, et remonter vers les sphĂšres cĂ©lestes. Cette dĂ©livrance passe par la Gnose, la connaissance parfaite de la nature de l’esprit, des structures de l’univers et de son histoire passĂ©e et future.

Un premier aspect de la gnose porte sur les origines du monde matĂ©riel et de l’homme, le mal s’expliquant par la chute accidentelle d’élĂ©ments supĂ©rieurs dans un cosmos matĂ©riel, temporel, sexuĂ©, au fond duquel ils se sont disjoints, dispersĂ©s et emprisonnĂ©s (sans pour autant perdre leur puretĂ©). Le Principe FĂ©minin, d’une façon ou d’une autre, joue trĂšs souvent un rĂŽle clef dans cette chute.

Un second aspect de la gnose vise la destinĂ©e de l’humanitĂ© et du cosmos, aboutissant Ă  la dissolution finale de la MatiĂšre, la libĂ©ration de l’Esprit, et au retour Ă  l‘UnitĂ© Parfaite intemporelle dont les Ă©lus, ici-bas, gardent le souvenir.

La cosmogonie de Valentin, qui fut un des plus importants maĂźtres gnostiques, s’articule autour de la Sophia corrompue. Valentin naquit en Egypte et fut Ă©duquĂ© Ă  Alexandrie, puis enseigna Ă  Rome entre 135 et 160. L’Evangile de VĂ©ritĂ©, ainsi que d’autres textes dĂ©couverts Ă  Nag Hammadi, se rattachent Ă  son Ă©cole. La MatiĂšre a une origine spirituelle, c’est un Ă©tat de l’Etre Absolu, mais l’ignorance (l’aveuglement de Sophia) est la cause premiĂšre de l’existence du Monde et du Mal.

Les autres traditions gnostiques ont des cosmogonies trĂšs similaires dans l’esprit Ă  la version valentinienne, mais cette derniĂšre illustre Ă  merveille le rĂŽle du FĂ©minin.

Le PĂšre, Premier principe absolu et transcendant, est invisible et incomprĂ©hensible. Il s’unit Ă  sa compagne, la PensĂ©e (Ennoia), et engendre les 15 couples des Eons, formant le PlĂ©rĂŽme. Prise d’un dĂ©sir du monde supĂ©rieur, l’élĂ©ment fĂ©minin du dernier couple d’éons, Sophia, lĂšve les yeux vers la lumiĂšre des hauteurs et provoque ainsi une crise qui entraĂźne l’apparition du mal et des passions. Sophia et ses crĂ©ations sont rejetĂ©es et produisent une sagesse infĂ©rieure.

En haut, un nouveau couple est créé : le Christ et son partenaire féminin, le Saint-Esprit. Le PlérÎme, de nouveau pur, engendre le Sauveur Jésus. En descendant dans les régions inférieures, le Sauveur mélange la matiÚre, provenant de la sagesse inférieure, avec les éléments psychiques, ce qui engendra le Démiurge, le dieu de la GenÚse, qui se croit seul Dieu.

Le DĂ©miurge crĂ©e le monde qu’il peuple de deux catĂ©gories d’hommes, les hyliques et les psychiques. Mais des Ă©lĂ©ments venant de la Sophia supĂ©rieure s’introduisent dans le souffle du DĂ©miurge, donnant naissance aux pneumatiques, catĂ©gorie d’hommes supĂ©rieurs qui seuls pourront retourner au sein du Divin.

Le Christ descend alors sur Terre pour rĂ©vĂ©ler la connaissance libĂ©ratrice. Les pneumatiques, rĂ©veillĂ©s par la gnose, remonteront petit Ă  petit vers le PĂšre. La rĂ©demption du dernier pneumatique sera accompagnĂ©e par l’anĂ©antissement du Monde, de la MatiĂšre.

L’Elenchos d’Hippolyte nous apprend que, selon la tradition des sectes naassĂ©nienne et ophite, l’initiatrice de la doctrine secrĂšte aurait Ă©tĂ© une femme, en qui il faut probablement voir le personnage de Marie-Madeleine.

La grande Puissance, l’Esprit du Tout, est mĂąle et gouverne tout. La grande PensĂ©e vient d’en bas, elle est femelle et enfante toutes choses.

« Il est, parmi tous les Eons, deux rejetons n’ayant ni commencement, ni fin, issus d’une seule et mĂȘme Racine, qui est Puissance, Silence, Invisible, IncomprĂ©hensible ; l’un d’eux vient d’en haut, c’est la grande Puissance, l’Esprit du Tout qui gouverne Tout, il est mĂąle ; l’autre rejeton vient d’en bas, c’est la grande PensĂ©e, elle est femelle et enfante toutes choses. Par suite, ces deux rejetons symĂ©triques s’accouplent et font apparaĂźtre leur espace intermĂ©diaire, l’Air insaisissable qui n’a ni commencement ni fin. Dans cet intervalle est le PĂšre, qui porte dans ses mains et nourrit tout ce qui a commencement et fin. Celui qui se tient debout, se tenait debout, se tiendra debout ; il est une puissance mĂąle et femelle, qui n’a ni commencement ni fin et existe isolĂ©e, car c’est de lui qu’est sortie la PensĂ©e qui existait isolĂ©e pour devenir deux… De mĂȘme donc que le PĂšre s’est fait sortir lui-mĂȘme de lui-mĂȘme, se manifestant Ă  lui-mĂȘme sa propre pensĂ©e, de mĂȘme la PensĂ©e, une fois manifestĂ©e, ne crĂ©a pas, mais elle vit le PĂšre et cacha en elle-mĂȘme le PĂšre, c’est-Ă -dire la Puissance ; et il y eut une Puissance mĂąle-femelle et sa PensĂ©e ; dĂšs lors, ils se rĂ©pondent symĂ©triquement – la Puissance ne diffĂšre en rien de la PensĂ©e – et sont un seul ĂȘtre ; la Puissance dans les rĂ©gions supĂ©rieures, la PensĂ©e en bas… Ainsi, l’Esprit est dans la PensĂ©e ; ils sont insĂ©parables l’un de l’autre et, tout en Ă©tant un, ils se trouvent ĂȘtre deux. Â» D’aprĂšs H. Leisegang, La Gnose, Paris 1951.

La Puissance infinie est assimilĂ©e au feu, l’extase est alors obtenue par un envahissement de ce feu libĂ©rateur, par un enthousiasme orgiastique. AprĂšs un rejet des conventions et de la morale, l’union sexuelle est spiritualisĂ©e par le biais de l’analogie, les adeptes participant ainsi Ă  la commĂ©moration de la grande parade primordiale. Cette sacralisation de l’union sexuelle rappelle le tantrisme indien.

 IV. Conclusion

La dĂ©couverte et la diffusion de l’agriculture avaient rĂ©volutionnĂ© le paysage religieux, faisant des DĂ©esse-MĂšres des personnifications des forces de Vie et de Mort de la Nature. Les ProstituĂ©es SacrĂ©es, telle que la dĂ©esse babylonienne de l’amour et de la guerre Ishtar, conjuguent tous les aspects de la fertilitĂ© bipolaire : reproduction, naissance, croissance, mais aussi violence et mort, avant une nouvelle naissance.

La vision de la Femme, Ă  travers les divers mouvements gnostiques, prolonge les conceptions de ces religions antiques. Les gnostiques conservent un FĂ©minin liĂ© Ă  la Nature, hĂ©ritier pas si lointain du FĂ©minin archaĂŻque qui prenait place, juste un peu en retrait, Ă  cĂŽtĂ© du Masculin, dans l’association de la Terre et du Ciel.

La Femme gnostique est donc liĂ©e au Monde matĂ©riel, en tant qu’hypostase de la Terre. Elle dĂ©montre un caractĂšre et une activitĂ© sexuelle prononcĂ©s, caractĂ©ristiques de la FertilitĂ©. Enfin, de par sa nature divine, la femme gnostique est l’InitiĂ©e. Ces trois Ă©lĂ©ments se mĂ©langent pour lui donner le triple visage de la DĂ©chue, de l’InitiĂ©e et de la RĂ©demptrice.

Plus sur le sujet :

La dimension mystique de la femme dans la Gnose, Volute, voir le site Syster of Night.

Image par robindoc de Pixabay

V. Bibliographie

  • Mircea Eliade, Histoire des religions, 3 tomes, bibliothĂšque historique Payot.
  • Mircea Eliade, TraitĂ© d’histoire des religions, bibliothĂšque historique Payot.
  • Jean-Yves Leloup, L’Evangile de Thomas, SpiritualitĂ© vivantes, Albin Michel.
  • Jean-Yves Leloup, L’Evangile de Marie, SpiritualitĂ© vivantes, Albin Michel.
  • Robert Statlender : article « Gnose et hermĂ©tisme » dans l’EncyclopĂ©die des mystiques, tome I, Petite BibliothĂšque Payot.
  • Jean Doresse, article « La Gnose » dans Histoire des religions II, Folio essai.
  • Jean Doresse, Les livres secrets de l’Egypte, Petite BibliothĂšque Payot.
  • H.C. Puech, En quĂȘte de la Gnose, tome I : La Gnose et le Temps, bibliothĂšque des sciences humaines, Gallimard.
  • H.C. Puech, En quĂȘte de la Gnose, tome II : Sur l’évangile selon Thomas, bibliothĂšque des sciences humaines, Gallimard.

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