Grades Symboliques de Compagnon au REAA

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Grades Symboliques de Compagnon au REAA. 

Rite Ecossais Ancien & AcceptĂ© – rituel de 1804

Décoration de la Loge

La Loge est dĂ©corĂ©e comme au grade d’Apprenti.

Au lieu du Delta on place l’étoile flamboyante.

Le tableau est le mĂȘme, mais on ajoute l’explication de la pierre cubique.

Au milieu de la Loge doivent ĂȘtre Ă©pars, outre les attributs d’Apprenti :

  • Un maillet,
  • une Ă©querre,
  • un ciseau,
  • une rĂšgle,
  • un compas,
  • un glaive,
  • un hoyau, hoyau de sabotier
  • une pince
  • une pelle.

Les FrÚres sont décorés, savoir : le Maßtre du cordon bleu et les compagnons du tablier avec bavette rabattue.

Les titres des Dignitaires sont les mĂȘmes qu’au grade d’Apprenti.

Grades Symboliques de Compagnon au REAA

Ouverture

La Loge ouverte au grade d’apprenti le VĂ©nĂ©rable frappe un coup et dit :

FrĂšres premier et second Surveillant, annoncez aux FrĂšres qui dĂ©corent vos Colonnes respectives que les travaux d’Apprenti sont suspendus pour passer Ă  ceux de Compagnon.

Les surveillants répÚtent.

Le Vénérable frappe un coup et dit :

Vénérable premier et second Surveillants, invitez les apprentis à couvrir le Temple. Les apprentis étant retirés, le Vénérable dit :

D. – FrĂšre premier Surveillant, quel est le premier devoir d’un Surveillant en Loge de Compagnon ?

R. – TrĂšs VĂ©nĂ©rable, c’est de voir si tous les FrĂšres ici prĂ©sents sont Compagnons Maçons

Le Vénérable frappe et dit :

Mes Frùres, debout et à l’ordre de Compagnon, face à l’est.

D. – FrĂšres premier et second Surveillants, veuillez parcourir vos Colonnes respectives et assurez-vous si tous les membres ici prĂ©sents sont Compagnon Maçons.

Les surveillants vont chacun sur leur Colonnes, Ă  commencer par le dernier, prendre le signe, mot et attouchement de chaque FrĂšre

Quand ce travail est terminé et que les surveillants sont rendus à leur place :

Le second Surveillant dit au premier :

Tous les FrĂšres de la Colonne du sud sont Compagnons

Le premier Surveillant dit :

VĂ©nĂ©rable, les FrĂšres qui composent l’une et l’autre Colonne sont Compagnons

Le VĂ©nĂ©rable se lĂšve, se met Ă  l’ordre de Compagnon, envoie par son Diacre le mot sacrĂ© de Compagnon au premier Surveillant

Le premier Surveillant envoie son Diacre le porter au Frùre second Surveillant, celui-ci aprùs l’avoir reçu frappe un coup et dit :

TrÚs Vénérable, il est juste et parfait.

Le Vénérable frappe cinq coups égaux répétés par les surveillants et dit :

Au nom de Dieu et de Saint Jean d’Écosse, je dĂ©clare la Loge de Compagnon ouverte et couverte ; il n’est plus permis de parler ni de passer d’une Colonne Ă  l’autre sans en avoir obtenu la permission du Surveillant de sa Colonne.

À moi, mes Frùres.

Tous font le signe et la batterie, puis il dit :

Prenez séance, mes frÚres

FrÚre Secrétaire, veuillez nous donner lecture des travaux de la derniÚre tenue de Compagnon

La lecture terminée et la sanction donnée, le Vénérable dit :

FrĂšre MaĂźtre des CĂ©rĂ©monies, veuillez vous rendre dans les parvis du Temple vous assurer s’il y a des FrĂšres Visiteurs.

Le Maßtre des Cérémonies rentre et fait son rapport.

Réception

Le Vénérable dit :

FrĂšre MaĂźtre des CĂ©rĂ©monies, allez prĂ©parer le Candidat et amenez-le dans l’état requis.

Il y va ; l’amĂšne les cheveux Ă©pars sur les Ă©paules, portant une RĂšgle de la main gauche, dont un bout est appuyĂ© sur l’épaule gauche, les bras nus, retroussĂ©s, sans habit ni gilet, la bavette de son tablier haute, il frappe en Apprenti Ă  la porte du Temple

Le Vénérable dit :

Voyez qui frappe ainsi, mon frĂšre

Le premier Surveillant le dit au second et celui-ci au Frùre Couvreur qui entrouvre la porte et demande qui c’est.

Le Maßtre des cérémonies dit :

C’est moi qui conduis un Apprenti, lequel demande Ă  passer de la perpendiculaire au niveau. Le second Surveillant le rĂ©pĂšte au premier qui le dit au VĂ©nĂ©rable lequel dit :

Demandez-lui son nom, son age, ses qualités civiles et maçonniques.

Les demandes et réponses passent successivement du FrÚre Couvreur au second Surveillant de celui-ci au premier et du premier Surveillant au Vénérable Le FrÚre Secrétaire les inscrit et le Vénérable dit :

D. – Comment a-t-il osĂ© espĂ©rer parvenir Ă  recevoir ce grade ?

Le maßtre des cérémonies répond :

R. – Parce qu’il est nĂ© libre et de bonnes mƓurs.

Le Vénérable dit :

Faites-le entrer en Apprenti et placez-le entre les deux Colonnes. Il ajoute :

D. – FrĂšre second Surveillant, qui commandez la colonne des Apprentis, celui qui demande Ă  passer de la perpendiculaire au niveau a-t-il fait son temps et ses MaĂźtres sont-ils contents de lui ? R. – Oui, VĂ©nĂ©rable

D. – Tous les membres consentent-ils Ă  son avancement ?

R. – (Tous Ă©tendent la main)

Le Vénérable frappe et dit au Candidat :

Sans affecter, mon FrĂšre, de vous faire valoir comme une grĂące particuliĂšre celle que vous fait aujourd’hui la Respectable Loge en vous faisant passer aussi rapidement Ă  ce deuxiĂšme grade, je ne dois pas vous taire que dans les temps primitifs il fallait travailler pendant cinq annĂ©es, sans interruption, Ă  la colonne des Apprentis ; mais nous n’abrĂ©geons pas ce terme Ă  tous les sujets et ceux qui, comme vous, en sont exemptĂ©s doivent le regarder comme une faveur qui les invite Ă  s’en rendre dignes et Ă  mĂ©riter, par la suite, que cette loge ouvre les trĂ©sors ineffables de sa rĂ©compense.

Nous nous flattons que vous ne négligerez rien pour remplir notre attente et justifier la faveur de la Loge

Le Vénérable lui fait ensuite les questions suivantes :

D. – Qui vous a procurĂ©, mon FrĂšre, l’avantage d’ĂȘtre Maçonnerie ?

R. – Un sage ami, que j’ai depuis reconnu pour FrĂšre

D. – Dans quel Ă©tat avez-vous Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© ?

R. – Ni nu ni vĂȘtu.

D. – Pourquoi cela ?

R. – Pour me prouver que le luxe est un vice qui n’en impose qu’au vulgaire et que l’homme vertueux doit fouler aux pieds tout sentiment de vanitĂ© et d’orgueil.

D. – Pourquoi vous a-t-on couvert les yeux d’un bandeau ?

R. – Pour me faire comprendre combien les tĂ©nĂšbres de l’ignorance et la nuit profonde des passions qui nous aveuglent sont prĂ©judiciables au bonheur de l’homme.

D. – Pourquoi vous fit-on voyager ?

R. – Pour me faire connaĂźtre que ce n’est jamais du premier pas que l’on parvient Ă  la vertu.

D. – Que vites-vous lorsqu’on vous dĂ©couvrit les yeux ?

R. – Tous les FrĂšres armĂ©s d’un glaive dont ils me prĂ©sentaient la pointe.

D. – Pourquoi ?

R. – Pour me marquer qu’ils seraient toujours prĂȘts Ă  verser leur sang pour moi si j’étais fidĂšle Ă  l’obligation que j’allais contracter, ainsi qu’à me punir si j’étais assez mĂ©prisable pour la violer. –

D. – Pourquoi vous mit-on un compas sur la mamelle gauche nue ?

R. – Pour me dĂ©montrer que le coeur d’une Maçonnerie doit ĂȘtre juste et vrai.

Le Vénérable continue :

Vous avez, mon FrĂšre, cinq voyages Ă  faire.

Le FrĂšre MaĂźtre des cĂ©rĂ©monies lui met dans la main gauche un maillet et un ciseau ; le prend par la main droite, lui fait faire le tour de la Loge et de retour Ă  l’occident il dit :

FrĂšre second Surveillant, le premier voyage est fait.

Le second Surveillant le dit au premier et celui-ci au Vénérable qui dit au Récipiendaire :

Mon FrĂšre, le premier voyage vous figure le temps d’une annĂ©e qu’un Compagnon doit employer Ă  se perfectionner dans la pratique de la coupe et de la taille des pierres qu’il a appris Ă  dĂ©grossir comme Apprenti Ă  l’aide du maillet et du ciseau. Cet emblĂšme vous dĂ©montre que telle perfection que puisse avoir un Apprenti ; il est encore bien Ă©loignĂ© de finir son ouvrage ; que le brut des matĂ©riaux consacrĂ©s Ă  la construction du Temple qu’il Ă©lĂšve au Grand Architecte et dont il est la matiĂšre et l’ouvrier ne sont pas encore enlevĂ©s ; qu’il ne peut se dispenser du travail dur et pĂ©nible du maillet et de la conduite prĂ©cise et attentive du ciseau fidĂšle ; qu’il ne doit jamais s’écarter de la ligne qui lui a Ă©tĂ© tracĂ©e par ses MaĂźtres.

D. – Donnez-moi le signe d’Apprenti ?

R. – (Il le donne)

D. – Que veut dire ce signe ?

R. – Il me rappelle que le serment que j’ai fait lors de ma rĂ©ception, par lequel je me suis engagĂ© Ă  avoir la gorge coupĂ©e si j’étais assez malheureux pour rĂ©vĂ©ler les secrets qui m’ont Ă©tĂ© confiĂ©s.

Le Vénérable frappe un coup et dit :

FrÚre Maßtre des cérémonies, faites faire à ce FrÚre son second voyage.

Le Candidat porte dans la main gauche un compas et une rĂšgle et de la droite il tient son Conducteur. –

Le voyage fini, le Vénérable dit au Candidat :

Mon FrĂšre, ce second voyage vous annonce que pendant la deuxiĂšme ` annĂ©e un Compagnon doit acquĂ©rir les Ă©lĂ©ments pratiques de la Maçonnerie ; c’est Ă  dire l’art de tracer des lignes sur des matĂ©riaux dĂ©grossis et dressĂ©s ce qui se fait avec la rĂšgle et le compas.

D. – Mon FrĂšre, donnez l’attouchement d’Apprenti au FrĂšre premier Surveillant ?

R. – (Il le donne)

Le FrĂšre premier Surveillant frappe et dit :

L’attouchement est juste, VĂ©nĂ©rable

Le Vénérable frappe et dit :

FrÚre Maßtre des cérémonies, faites faire à cet Aspirant son troisiÚme voyage.

Il porte dans la main gauche une rĂšgle et il soutient une Pince appuyĂ©e sur l’épaule gauche.

On le conduit et on annonce comme aux autres voyages.

Le Vénérable dit au Candidat :

Ce voyage, mon FrĂšre, figure la troisiĂšme annĂ©e d’un Compagnon pendant laquelle on lui confie la conduite, le transport et la pose des matĂ©riaux travaillĂ©s ce qui s’opĂšre avec la rĂšgle et la pince. La pince, au lieu du compas, est l’emblĂšme de la puissance qui ajoute aux forces individuelles les connaissances pour faire opĂ©rer ce que sans leur secours, il nous serait impossible d’exĂ©cuter. –

D. – Qu’entendez-vous, mon FrĂšre, par Maçonnerie ?

R. – J’entends l’étude des sciences et la pratique des vertus.

Le Vénérable frappe et dit :

FrÚre Maßtre des cérémonies, faites faire le quatriÚme voyage.

Le Candidat porte une équerre et une rÚgle ; on lui fait faire ce voyage comme les autres.

Le Vénérable dit au Candidat :

Mon FrĂšre, ce voyage est l’image de la quatriĂšme annĂ©e d’un Compagnon pendant laquelle il doit ĂȘtre occupĂ© directement Ă  l’élĂ©vation de l’édifice ; Ă  en diriger l’ensemble et Ă  vĂ©rifier la pose d’équerre des matĂ©riaux amenĂ©s Ă  pied d’oeuvre Maçonnerie ; il vous apprend que l’application, le zĂšle et l’intelligence que vous avez montrĂ©s dans vos travaux peuvent seuls vous Ă©lever au-dessus des FrĂšres moins instruits, moins zĂ©lĂ©s que vous.

FrÚre Maßtre des cérémonies, faites faire le cinquiÚme et dernier voyage.

Le Candidat a les mains libres.

Le MaĂźtre des cĂ©rĂ©monies tient la pointe de l’épĂ©e sur le coeur laquelle est fixĂ©e par le pouce et l’index de la main droite du Candidat. Il le conduit par la main gauche. Il lui fait faire le tour et fait l’annonce comme aux autres voyages.

Le Vénérable dit au Candidat :

Ce cinquiĂšme et dernier voyage dĂ©signe que, suffisamment instruit des pratiques manuelles, le Compagnon doit employer cette derniĂšre annĂ©e Ă  l’étude de la thĂ©orie ; apprenez de lĂ , mon FrĂšre, qu’il ne suffit pas d’ĂȘtre dans les sentiers de la vertu pour pouvoir s’y maintenir. – Il est des efforts puissants Ă  faire pour acquĂ©rir la perfection. Suivez donc la route que l’on vous a frayĂ©e et rendez-vous digne d’ĂȘtre admis Ă  la connaissance d’autres travaux Maçonnerie

D. – Donnez au FrĂšre premier Surveillant le mot sacrĂ© d’Apprenti R. – (Il le donne.)

Le premier Surveillant dit :

Le mot sacré est juste, Vénérable.

Le Vénérable dit :

FrÚre Maßtre des cérémonies, faites lui faire son dernier travail.

Le MaĂźtre des cĂ©rĂ©monies lui met dans les mains un maillet, avec lequel il le fait frapper en Apprenti sur la pierre brute et annonce que c’est fini.

Le Vénérable dit :

FrĂšre MaĂźtre des CĂ©rĂ©monies, amenez le Candidat au pied du TrĂŽne et faites-le marcher Ă  l’ordre d’Apprenti

ArrivĂ©, le VĂ©nĂ©rable lui montre l’étoile mystĂ©rieuse qui est au-dessus de sa tĂȘte ou sur le tableau et dit :

– ConsidĂ©rez cette Ă©toile mystĂ©rieuse et que jamais elle ne s’écarte de votre esprit ; elle est l’emblĂšme du gĂ©nie qui Ă©lĂšve aux grandes choses ; elle est emblĂšme du feu sacrĂ© dont le Grand Architecte de l’Univers nous a douĂ© ; aux rayons duquel nous devons discerner, aimer et pratiquer le vrai, le juste et l’équitable.

Le delta que vous voyez tout resplendissant de lumiÚre vous offre deux grandes vérités et deux sublimes idées.

Vous voyez le nom de Dieu, comme source de toute lumiĂšre, de toutes connaissances et toutes sciences ; il s’explique symboliquement par GĂ©omĂ©trie. Cette science sublime a pour base essentielle l’étude approfondie, les applications infinies des triangles ; sous son emblĂšme vĂ©ritable, toutes les vĂ©ritĂ©s se dĂ©veloppent Ă  vos yeux par gradation Ă  fur et mesure de votre avancement dans notre art sublime.

Le Maßtre des Cérémonie fait mettre le Candidat à genoux.

Le Vénérable frappe un coup et dit :

Debout et à l’ordre, mes Frùres

Obligation

Je jure et promets, sous les mĂȘmes obligations auxquelles je me suis soumis prĂ©cĂ©demment, de garder les secrets de Compagnon qui vont m’ĂȘtre confiĂ©s, envers les apprentis, comme je me suis engagĂ© aux premiĂšres envers les Profanes, et je consens, si je deviens parjure Ă  mon serment, Ă  avoir le coeur arrachĂ© (ici tous les FrĂšres font le signe) mon corps brĂ»lĂ© et mes cendres jetĂ©es au vent, pour qu’il ne soit plus question de moi parmi les FrĂšres que j’aurai trahis.

Dieu me prĂ©serve d’un tel malheur ! Amen.

Le VĂ©nĂ©rable lui pose le glaive sur la tĂȘte et dit :

Au nom et sous les auspices du Grand Orient de FrĂšre et du Souverain Grand MaĂźtre et par les pouvoirs qui m’ont Ă©tĂ© confiĂ©s par cette respectable loge je vous reçois et constitue Compagnon Maçonnerie.

Il frappe cinq coups de son maillet sur le glaive.

Le Maßtre des cérémonies relÚve le Candidat

Le VĂ©nĂ©rable lui rabat la bavette de son tablier et lui dit qu’étant Compagnon il doit, dorĂ©navant la porter de mĂȘme, puis il ajoute :

DĂ©sormais, mon FrĂšre, vous devez travailler Ă  la pierre cubique Ă  pointe et recevoir vos salaires Ă  la Colonne J. Ce nouveau travail doit vous rappeler qu’un Compagnon, destinĂ© Ă  rĂ©parer les dĂ©fectuositĂ©s, doit employer tous ses soins non seulement Ă  cacher les dĂ©fauts de ses FrĂšres, mais mĂȘme Ă  les corriger par ses exemples et ses conseils.

Je vais maintenant vous donner les mots, signe et attouchement.

Le signe se fait en portant la main droite sur le coeur, le pouce dĂ©tachĂ© de l’index pour former l’équerre, la main gauche ouverte, la paume en dehors Ă  la hauteur de la figure, le coude appuyĂ© au corps ; dans cette position tirer la main droite horizontalement Ă  travers la poitrine et la reporter en mĂȘme temps que la gauche le long des cuisses.

L’attouchement se fait en prĂ©sentant la main droite, prenant celle de celui qui vous examine, posant le pouce entre le medium et le troisiĂšme doigt, ce qui s’appelle le mot de passe que l’on donne et qui est Schibboleth ; ensuite on presse l’ongle du pouce sur la premier phalange du medium, ce qui appelle le mot sacrĂ© qui est Jakin.

Allez maintenant, mon Frùre, donner aux Frùres premier et second Surveillant les mots, signe et attouchement afin qu’ils vous fassent reconnaütre pour Compagnon

Le Candidat va donner aux Surveillant les mots, signe et attouchement accompagnĂ© du MaĂźtre des cĂ©rĂ©monies. Cela fait, les surveillants annoncent qu’ils sont justes.

Le Vénérable dit :

FrÚre Maßtre des Cérémonies, faites travailler ce FrÚre en Compagnon et montrez-lui la marche de ce grade.

Le MaĂźtre des cĂ©rĂ©monies le conduit Ă  la pierre cubique Ă  pointe, sur laquelle il frappe cinq coups et l’amĂšne Ă  l’est, au signe de Compagnon oĂč il prend place Ă  la droite du VĂ©nĂ©rable pour cette fois seulement.

C’est alors que l’Orateur ou tout autre FrĂšres qui aurait prĂ©parĂ© un discours peut le prononcer. –

Le Vénérable dit :

FrĂšres premier et second Surveillants, annoncez sur vos Colonnes respectives que nous allons applaudir Ă  la satisfaction qu’éprouve la Loge de compter dĂ©sormais parmi ses Compagnon le FrĂšre N***.

Les surveillants répÚtent.

Le Vénérable frappe et dit :

Debout et à l’ordre, mes Frùres.

Tous se lĂšvent, le VĂ©nĂ©rable fait le signe, la batterie et l’acclamation de Compagnon conjointement avec les FrĂšres Le Candidat remercie avec le MaĂźtre des cĂ©rĂ©monies ; on couvre le remerciement, le sac des propositions circule, ainsi que la boĂźte des pauvres.

Le Vénérable frappe et dit :

FrĂšres premier et second Surveillants, demandez aux FrĂšres qui composent vos Colonnes respectives, s’ils n’ont rien Ă  proposer pour le bien de l’ordre en gĂ©nĂ©ral et pour celui de cette respectable loge en particulier. –

Les surveillants annoncent. Le Vénérable dit :

FrĂšre SecrĂ©taire, veuillez nous donner lecture de l’esquisse des travaux du jour. –

On lit les travaux

Le Vénérable dit ensuite :

Frùre premier et second Surveillants, annoncez sur vos Colonnes que si les Frùres ont quelque observation à faire sur l’esquisse des travaux, la parole leur est acquise.

Les surveillants annoncent.

S’il n’y a pas d’observation on sanctionne.

Instruction

D. – Êtes-vous Compagnon ?

R. – Je le suis, examinez-moi, Ă©prouvez-moi.

D. – OĂč avez-vous Ă©tĂ© reçu Compagnon ?

R. – Dans une Loge de Compagnon rĂ©guliĂšre.

D. – Comment avez-vous Ă©tĂ© prĂ©parĂ© ?

R. – Ayant les cheveux Ă©pars sur les Ă©paules, portant une rĂšgle de la main gauche dont un bout Ă©tait appuyĂ© sur l’épaule gauche.

D. – Comment fĂ»tes-vous introduit ?

R. – Par trois coups distincts.

D. – Que vous dit-on ?

R. – Qui est lĂ  ?

D. – Que rĂ©pondĂźtes-vous ?

R. – Un Apprenti qui a fini son temps et qui demande Ă  ĂȘtre reçu Compagnon

D. – Comment espĂ©rĂątes-vous y parvenir ?

R. – Parce que j’étais nĂ© libre et pur de moeurs.

D. – Que vous dit-on ?

R. – D’entrer

D. – Que fit ensuite le MaĂźtre de vous ?

R. – Il me fit faire les cinq voyages d’usage.

D. – Que fit-il de vous ensuite ?

R. – Il me fit prĂȘter l’obligation d’usage.

D. – Savez-vous cette obligation ?

R. – Oui, VĂ©nĂ©rable

D. – Voulez-vous la rĂ©pĂ©ter ?

R. – Je le ferai avec votre assistance.

D. – Levez-vous et commencez ?

R. – Je jure et promets, etc.

D. – AprĂšs cette obligation que vous montra-t-on ?

R. – Le signe de Compagnon.

D. – AprĂšs avoir Ă©tĂ© admis Compagnon travaillĂątes-vous en cette qualitĂ© ?

R. – Oui, Ă  la construction du Temple.

D. – OĂč avez-vous reçu votre salaire ?

R. – À la colonne J.

D. – Quand vous arrivĂątes Ă  la Colonne J que vites-vous ?

R. – Un Surveillant.

D. – Que vous demanda-t-il ?

R. – Le mot de passe.

D. – Le lui avez-vous donnĂ© ?

R. – Oui, VĂ©nĂ©rable.

D. – Quel est-il ?

R. – Sch.

D. – Comment parvĂźntes-vous Ă  la colonne B ?

R. – Par le portique du parvis.

D. – Vites-vous alors quelque chose de remarquable ?

R. – Oui, VĂ©nĂ©rable.

D. – Que vites-vous ?

R. – Deux belles Colonnes de bronze B et J.

D. – Quelle hauteur avaient-elles ?

R. – Vingt-cinq pieds cubes avec un chapiteau de cinq pieds qui font trente pieds (2, Chro, ch. 3, vers. 15). Selon la Bible le cube est d’un pied 6 pouces anglais.

D. – De quoi Ă©taient terminĂ©s et ornĂ©s les chapiteaux ?

R. – De feuilles de lys et de pommes de grenade.

D. – Étaient-elles creuses ?

R. – Oui, VĂ©nĂ©rable.

D. – De quelle Ă©paisseur Ă©tait l’enveloppe extĂ©rieure ?

R. – De quatre pouces.

D. – OĂč furent-elles fondues ?

R. – Dans la pleine du Jourdain, dans une terre d’argile entre Simoth et Zarthan oĂč les vases sacrĂ©s de Salomon furent coulĂ©s.

D. – Qui les fondit ?

R. – Hiram Abif, architecte du temple

ClĂŽture

D. – FrĂšre second Diacre, oĂč est votre place en Loge ?

R. – À la droite du premier Surveillant s’il veut le permettre.

D. – Pourquoi, mon FrĂšre ?

R. – Pour porter les ordres du FrĂšre premier Surveillant au second et veiller Ă  ce que les FrĂšres se tiennent dĂ©cemment sur les Colonnes.

D. – OĂč est la place du FrĂšre premier Diacre ?

R. – A la droite du VĂ©nĂ©rable s’il veut le permettre.

D. – Pourquoi, FrĂšre premier Diacre ?

R. – Pour porter les ordres du VĂ©nĂ©rable au FrĂšre Premier Surveillant et Ă  tous les Officiers dignitaires afin que ces ordres soient plus vite exĂ©cutĂ©s.

D. – OĂč se tient le FrĂšre second Surveillant ?

R. – Au sud.

D. – Pourquoi, FrĂšre second Surveillant ?

R. – Pour mieux observer le soleil Ă  son mĂ©ridien, envoyer les ouvriers du travail Ă  la rĂ©crĂ©ation et les rappeler de la rĂ©crĂ©ation au travail afin que le VĂ©nĂ©rable en tire honneur et profit.

D. – OĂč se tient le FrĂšre premier Surveillant ?

R. – À l’ouest.

D. – Pourquoi, FrĂšre premier Surveillant ?

R. – Comme le soleil se couche Ă  l’ouest pour terminer la carriĂšre du jour, de mĂȘme le premier Surveillant s’y tient pour fermer la Loge, payer les ouvriers et les renvoyer contents et satisfaits.

Le VĂ©nĂ©rable frappe alors cinq coups de maillet, rĂ©pĂ©tĂ©s par les surveillants, se tourne du cĂŽtĂ© de son Diacre, lui donne le mot, la tĂȘte dĂ©couverte et se couvre.

Le Diacre va le rendre au premier Surveillant qui l’envoie par son Diacre au Frùre second Surveillant lequel, aprùs l’avoir reçu frappe un coup et dit :

Vénérable, tout est juste et parfait.

Le Vénérable se découvre et dit :

Au nom de Dieu, et de Saint Jean d’Écosse, la Loge de Compagnon du Rit ancien est fermĂ©e.

À moi, mes frùres !

Tous font le signe et la batterie.

Sortie

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Grades Symboliques de Compagnon au REAA. 

Illustration : Willermoz.es [CC BY-SA 3.0], via Wikimedia Commons

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