Article publié par EzoOccult le Webzine d'Hermès et mis à jour le : 3 janvier 2016

Par Spartakus FreeMann

Cette cérémonie avait pour but d’écarter des nouveaux nés mâles le mauvais oeil et les démons, les « Djinns », avant la cérémonie de circoncision.

Après l’accouchement, la maman était entourée de nombreuses protections afin de la protéger & de protéger son enfant contre le mauvais oeil. Dès la naissance, la femme restait alitée avec son bébé jusqu’au jour de la circoncision afin de la protéger de l’extérieur et de lui permettre de regagner des forces.

Des feuilles contenant des dessins de « Hamsas » (mains) et de poissons, ainsi que des parchemins sur lesquels étaient écrits des « Hjabat », des textes bibliques, étaient placés dans la chambre. Les « Hjabat » étaient données par le Rabbin de la synagogue qui venait accompagné de ses élèves. Ils frappaient à la porte en chantant une bénédiction au son des « you-you » émis par les voisins.

Comme précaution supplémentaire, on mettait sous le lit du nouveau-né un couteau et du sel. Et au-dessus de son lit, on plaçait de la pâte cuite en forme de couronne.

Le soir, comme tous les soirs durant les sept jours qui précédaient la circoncision, les invités se rassemblaient dans la maison du nouveau-né. On buvait, riait et mangeait copieusement. Deux chanteurs et poètes s’asseyaient chacun d’un côté de la porte pour entamer un dialogue poétique et musical dit « Hrobi », faisant l’éloge de la maman et du bébé.

C’est à minuit, heure où les démons s’acharnent, que commence le Tadhid ou cérémonie du sabre.

Les hommes restaient dans la chambre, les femmes sortaient et la porte de la chambre était alors fermée. C’était aux hommes que revenait la tâche délicate de la chasse aux démons. Les invités chantaient avec foi pendant qu’un membre de la famille passait un sabre le long des murs, sur la porte et à travers toute la chambre. Ainsi, par ce geste, on assurait la protection du nouveau-né contre les « Jnouns » jusqu’au jour où circoncis, il serait protégé par Dieu en tant que membre de l’Alliance.

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Certains disent que le Tahdid s’inspire du Chant des Chants, Chir haChirim, notamment du passage où le Roi Salomon dans son lit est entouré de soixante soldats, dont chacun tient une épée. Le rite du Tahdid bien que peu courant est encore pratiqué par certains, fidèles aux coutumes ancestrales du peuple juif marocain.