Article publié par EzoOccult le Webzine d'Hermès et mis à jour le : 6 février 2016

Les Rosicruciens : passés et présents, ici et ailleurs par William Wynn Westcott

Cet article, rédigé par William Wynn Westcott, membre éminent de la Societas Rosicruciana in Anglia, date environ de 1880. Il dresse un bilan des premières années d’existence de cette société dévouée à l’étude des anciennes traditions rosicruciennes, hermétiques et kabbalistiques. Il est intéressant de noter l’importance donnée par l’auteur aux travaux de Rudolf Steiner, théosophe fondateur de l’anthroposophie. Le recul historique nous permet aujourd’hui de dire que les mouvements auxquels il est fait allusion n’étaient que des surgeons de théosophie mêlant plusieurs aspects de l’occultisme, sans lien véritable avec la Rose-Croix.

La Societas Rosicruciana in Anglia (SRIA), qui existe encore comme Ordre maçonnique interne, devait quelques années plus tard inspirer les mouvements rosicruciens contemporains dont la large publicité qui en a été faite a hélas jeté un certain discrédit sur les chercheurs en l’Art d’Hermès. Raison de plus d’apprécier l’humilité et la clairvoyance dont l’auteur de cette causerie sait faire preuve.

Westcott - Les Rosicruciens : passés et présents, ici et ailleurs

W. Wynn Westcott

Les Rosicruciens : passés et présents, ici et ailleurs.

Par Wm. Wynn Westcott, P.S.M., S.R.I.A., XI°

Traduit de l’Anglais par Philippe Laurent

Il convient, de temps en temps, d’examiner notre statut de Rosicruciens, et de nous rappeler les origines de la Société à laquelle nous appartenons, pour nous rendre compte à quel point, nous autres modernes, nous nous sommes éloignés du chemin originellement conçu par notre fondateur, C.R., ainsi que d’examiner les autre sociétés rosicruciennes qui existent aujourd’hui, pour autant qu’on puisse les connaître.

Au regard de l’histoire, nous ne pouvons être surpris par la rareté des documents qui s’y référent, dans la mesure où le but des Rosicruciens était de demeurer inconnus du peuple au milieu duquel ils vivaient. Seules quelques rares personnalités semblent avoir eu le droit d’apparaître comme membres des collèges rosicruciens, par exemple Michael Maier, l’étudiant allemand de l’alchimie mort en 1662, et le Dr Robert Fludd de Londres et Bearstead, près de Maidstone où il mourut en 1637.

L’étoile de la Rose-Croix se lève de nouveau et notre société a fait de rapides progrès dans les dix dernières années. Il est curieux de noter que des vagues d’intérêt portées à l’occultisme et les sujets mystiques apparaissent périodiquement dans les nations ; des périodes de réveil rosicrucien alternent avec d’autres périodes de matérialisme dogmatique.

Nous devons nous souvenir que la Rose-Croix elle-même n’était pas une « nouvelle chose», mais seulement une résurgence d’anciennes formes d’initiation, et descendait en droite ligne des philosophies des mages chaldéens, des prêtres égyptiens, des néo-platoniciens, des hermétistes d’Alexandrie, des cabalistes juifs et des cabalistes chrétiens comme Raymond Lulle et Pic de la Mirandole.

Le fondateur conventionnel de notre société – Christian Rosenkreuz – n’a pas inventé, au moins au sens moderne du mot, les doctrines qu’il enseignait, et que nous devons aujourd’hui étudier. On raconte qu’il voyagea vers l’Arabie, la Palestine, l’Egypte et l’Espagne, et qu’il collecta la tradition spirituelle dans les sanctuaires d’enseignement de ces pays, qu’il codifia dans un corpus doctrinaire. De retour de ces voyages il s’installa en Allemagne, fonda un collège, sélectionna certains amis et en fit des étudiants enthousiastes, et, donnant à sa société son propre nom, il jeta les bases de cette forme de philosophie mystique, que nous devons aujourd’hui perpétuer et appliquer pratiquement : souvenons-nous qu’il mourut en l’an 1484, époque aussi lointaine que le règne de notre roi Richard III.

Les Fratres du collège original, qui se réunissaient dans la « Domus Sanctus Spiritus », ou « maison de l’Esprit Saint », étaient des hommes cultivés, des étudiants sérieux et des bienfaiteurs publics. Leurs règles était : que nul ne pourrait exercer de profession, à l’exception de la guérison des malades, et ce gratuitement ; que chacun devait porter les habits ordinaires de son pays, et se réunir une fois par an à leur convocation générale, le jour du Corpus Christi, dans la mesure où cela leur était possible ; chacun devait désigner un élève pouvant lui succéder ; que leur signe de reconnaissance serait C.R. ou R.C. ; et que la société devait rester secrète pendant 100 ans.

Tout au long des années qui suivirent, les objectifs et les devoirs des Fratres s’altérèrent, en particulier la guérison des malades qui dut faire place au développement de la profession médicale.

En 1710 environ, un certain Sigmund Richter, sous le pseudonyme de « Sincerus Renatus », publia à Breslau un ouvrage intitulé « La Parfaite et véritable Préparation de la Pierre philosophale selon les Secrets de la Fraternité de la Croix d’Or et de la Rose ». Dans ce volume nous découvrons une série de 52 règles pour la conduite des membres rosicruciens ; ces règles se présentent comme devant conduire à une vie utile et ordonnée.

De nouveau, vers 1785, a été publié à Altona, en Allemagne, un volume de la plus haute importance contenant des planches théosophiques en couleurs avec des commentaires et plusieurs essais sur des sujets rosicruciens ; il était intitulé « Symboles secrets des Rosicruciens » et se présentait en deux parties. Une traduction partielle en Anglais fut publiée en 1888 par Franz Hartmann, un théosophe allemand.

Nous avons un nouvel aperçu des buts que poursuivaient les Rosicruciens un peu plus tard, dans un curieux petit tract issu d’une branche française de la fraternité, qui relate la réception du Dr. Sigismund Bacstrom à l’Ile Maurice – une colonnie française – par le Comte de Chazal en 1794. Je ne sais pas où se trouve à présent le manuscrit original, mais notre copie a été faite par le secrétaire du fameux Rosicrucien et voyant extralucide Frederick Hockley, mort en 1885. Bacstrom signa une promesse en quatorze points : piété et sobriété, garder le secret sur son admission, préserver la connaissance secrète ; choisir des successeurs compétents, mener à bien le Grand Œuvre, pratiquer la charité à titre privé, partager ses découvertes avec ses compagnons, éviter la politique, aider les étrangers, et montrer sa gratitude envers ceux qui l’avaient reçu, etc.

Durant une visite que j’effectuai récemment en Afrique orientale, je rencontrai à Natal un docteur d’origine mauricienne dont la femme avait été Demoiselle de Chazal ; parmi ses ancêtres vers 1780-90 il y avait ce Mr de Chazal qui était un génial excentrique à qui l’on prêtait la possession d’arts étranges ; il devint également un swedenborgien notoire et donna des cours de philosophie mystique. Ce nom est mentionné de nombreuses fois dans une histoire en Français de l’Ile Maurice qui m’a été donnée par le Dr. Dumat de Durban. A l’époque de la révolution française il était naturel pour notre Comte de Chazal d’abandonner son titre, à l’image d’une grande part de la noblesse française.

De nos jours, l’objectif de notre Société est de procurer aide et encouragement dans notre travail sur les grands problèmes de l’existence, et dans la découverte des Secrets de la Nature ; de faciliter l’étude du système philosophique fondé sur la kabbale et les doctrines d’Hermès Trismégiste, qui était inculqué aux Fratres Rosae Crucis des origines en Allemagne, en l’an 1450 ; ainsi que d’approfondir la signification et le symbolisme de tout ce qui reste de la sagesse, de l’art et de la littérature de l’Ancien Monde.

Les Sociétés Rosicruciennes d’Angleterre, d’Ecosse et des Etats Unis, comme corps maçonniques, ne peuvent être considérées comme descendant des Collegium d’origine, dans la mesure où, en Allemagne et en Autriche, existent d’autres Collèges Rosicruciens de filiation plus directe, qui ne sont pas contraints aux limitations que la Franc Maçonnerie nous a imposées. De plus, certains d’entre eux, bien que composés d’un nombre restreint de membres, comptent des étudiants qui ont une compréhension de nombreux phénomènes étranges, que nos Zélateurs n’ont pas étudié. Les Rosicruciens allemands gardent leurs Collèges et leur affiliation entièrement secrets, ne produisent aucun document écrit, et il est presque impossible d’identifier l’un quelconque de leurs membres.

Les groupes de Rosicruciens allemands existant à l’heure actuelle sont beaucoup plus intéressés par la tradition mystique et occulte que nous-mêmes ; ils s’efforcent d’étendre les facultés humaines au-delà du matériel vers les mondes éthérique, astral et spirituel ; à l’heure actuelle je crois comprendre qu’ils n’utilisent pas de formule rituelle, mais que les Collèges allemands ont connu une véritable renaissance, les enseignements de Rudolf Steiner étant considérés comme une introduction à leur système de théosophie occulte. Plusieurs des ouvrages de Steiner sont maintenant accessibles dans leur traduction anglaise, comme « L’Initiation et ses Effets », « Les Portes de la Connaissance », et « La Voie de l’Initiation ». Leur étude est recommandée.

La Societas Rosicruciana in Scotia, ainsi que la Societas Rosicruciana in the U.S.A., sont des branches d’une même source rosicrucienne et ont émergé, par un effort de revivification mené par Frater Robert Wentworth Little, d’un Collège rosicrucien d’Angleterre mentionné par Godfrey Higgins dans son ouvrage remarquable « L’Apocalypse » ou « Un Essai pour Soulever le Voile d’Isis de Saïs », publié en 1836, où il remarque que lui-même n’a pas rejoint le Collège auquel il se réfère.

Environ cinquante années plus tôt, un certain Juif éminent appelé Falk, ou Dr. Falcon, vivait à Londres (une référence peut en être trouvée dans « l’Encyclopédie de la Franc Maçonnerie » par Kenneth Mackenzie), et avait une réputation d’enseignant de la kabbale et d’autres sujets de caractère rosicrucien ; on disait de lui qu’il possédait des pouvoirs magiques. Falk ne pouvait pas à proprement parler être affilié à un quelconque Collège rosicrucien parce qu’il était Juif, et que les membres de tous les véritables Collèges rosicruciens avaient toujours été des Chrétiens, mais peut-être pas toujours très « orthodoxes », dans la mesure il y avait dans leurs enseignements une tendance aux idéaux gnostiques. Mackenzie range le Dr. Falk parmi les Rosicruciens éminents, et m’a dit avec assurance qu’il avait la preuve de sa relation avec la Société ; de nombreux étudiants chrétiens ont adopté une forme dérivée de la kabbale juive, il est donc possible que certains Juifs se soient alliés au Rosicruciens chrétiens.

Notre propre Mage, Frater R.W. Little, s’entoura de nombreux autres étudiants rosicruciens célèbres, parmi lesquels je citerai le dernier Mage Suprême pour l’Angleterre, le Dr. William Robert Woodman, spécialiste de la kabbale et hébraïsant ; W.J. Hughan, le grand historien de la Maçonnerie ; William Carpenter, éditeur du « Dictionnaire de la Bible » de Calmet ; Alphonse Constant, mieux connu sous le pseudonyme d’Eliphas Lévi, qui apporta une aide substantielle aux Fratres Little et Kenneth Mackenzie, et fut en retour nommé membre honoraire du Metropolitan College en 1873. Notre Société a hélas perdu Frater Little à un âge précoce. Enfin, Frater H.C. Levander, professeur à l’University College de Londres, était également un membre érudit, et montra un grand intérêt dans la tradition mystique de la Société.

Le dernier Lord Lytton, auteur de « Zanoni » et d’ « Une Etrange Histoire », qui était en 1871 le Grand Patron de notre Société, montra également un grand intérêt dans cette forme de philosophie, bien qu’il n’atteignît jamais les plus hauts degrés de la Connaissance ; pour des raisons extérieures il vint à désavouer son appartenance à la Rose-Croix, mais fut admis comme Frater dans le Collège rosicrucien allemand de Frankfort sur le Main ; ce collège avait été fermé après 1850.

Parmi les Fratres qui ont récemment pris part aux travaux de nos Collèges, je dois attirer l’attention sur le regretté John Yarker of Didsbury ; sur notre récent adepte d’York, T.B. Whytehead, qui fut un célèbre antiquaire ; à Frater Fendelow du Newcastle College, auteur d’un ouvrage rosicrucien érudit et suggestif ; sur Frater F.F. Schnitger, qui a mené des recherches approfondies sur les traités rosicruciens français et allemands, sur Samuel Liddell Mathers, traducteur d’extraits du « Zohar », et sur Frederick Holland, auteur du « Temple reconstruit », et de la « Shekinah révélée ». Un autre éminent membre aujourd’hui décédé était Benjamin Cox of Weston-super-Mare, auquel je dois associer le grand nom de Frater Major F.G. Irwin, aujourd’hui partis pour un Temple lointain.

Parmi les jeunes recrues de notre Société, je dois citer Fratres Dr. Vaughan Bateson, Thomas Henry Pattinson, le Rév. C.E. Wright, Sir John A. Cockburn, W.J. Songhurst, Herbert Burrows, A. Cadbury Jones, W. Wonnacott, Dr. Wm. Hammond, Dr. B.J. Edwards, et Dr. W.C. Blaker.

Nos Collèges ne doivent pas s’inquiéter de manquer de sujet d’étude ; l’histoire de la fondation de notre Société est suffisamment riche pour de futures recherches. La « Fama Fraternitatis » allemande de 1614, dans sa traduction anglaise par Thomas Vaughan en 1652, vous présente l’histoire de Christian Rosenkreuz ; sa publication jumelle, la « Confessio Fraternitatis » vous donne un aperçu des points de vue des Rosicruciens un siècle après lui. Les « Chymische Hochzeit », ou « Noces Chymiques » par C.R., et les « Symboles Secrets des Rosicruciens » par F. Hartman, sont de véritables traités remplis d’allégories rosicruciennes qui méritent, non seulement une lecture attentive, mais encore une étude en profondeur. De la même façon, l’éclaircissement de l’ensemble des sciences divinatoires médiévales, astrologie, géomancie, etc., sont des sujets que vous pouvez aborder dans votre Collège. Pour qui comprend le latin médiéval, un ouvrage du plus haut intérêt est l’« Oedipus Aegyptiacus »d’Athanasius Kircher. Il est souhaitable que nos étudiants se familiarisent avec les Mystères de l’ancienne Egypte, de la Grèce et de Rome. La base de l’occultisme occidental de l’Europe médiévale est la Kabbale des rabbins hébreux, pour laquelle j’ai rédigé « Une Introduction ». Cette philosophie, bien qu’à première vue barbare et rustre, apparaît, quand l’on s’est familiarisé avec sa terminologie, comme un schéma concret, cohérent et très profond de théologie, de cosmologie, d’éthique et de métaphysique, contribuant à jeter un éclairage sur de nombreux passages obscurs de la Bible et à suggérer les significations originales de la plupart des descriptions allégoriques de l’Ancien Testament. La copie d’une ancienne et très curieuse illustration cabalistique d’une prière en Syriaque avec un essai descriptif du Dr. Carnegie Dickinson, un adepte rosicrucien écossais notoire, vient d’être acquise par notre bibliothèque.

Les travaux du grand cabaliste rosicrucien Eliphas Lévi sont, pour ceux qui lisent le Français avec facilité, une source de tradition mystique, pleine d’élégante imagerie, et remplie de formules magiques. Son « Histoire de la Magie » est une mine d’informations sur tous les sujets touchant aux Sciences secrètes et aux Fraternités secrètes de tous les temps parmi nombre de nations, alors qu’en Anglais, les deux volumes de la nouvelle édition des « Sociétés Secrètes » de Heckethorn devraient être étudiés comme une introduction à une recherche personnelle plus poussée.

Je peux recommander aux chercheurs sérieux l’ouvrage de Franz Hartmann, intitulé « Magie, Blanche et Noire », car il éclaire les véritables objectifs de la Haute Magie, par laquelle seule nous sommes concernés, et il corrige les conceptions erronées qui existent à son sujet dans l’esprit des non initiés.

Pour qui veut suivre plus étroitement les enseignements religieux de l’Ancien Testament, je recommanderais une lecture attentive des commentaires du Dr. Mien Barnes sur « Daniel » et « Le Livre de la Révélation », ainsi que les descriptions symboliques du livre d’Ezéchiel. Sur l’aspect chrétien je recommende « La Voie Parfaite », ou « La Découverte du Christ », par le Dr. A. Kingsford ; dans ce volume on trouvera un aperçu de la méthode plus large de l’enseignement chrétien qui peut être si facilement obscurci par les formes sectaires de dévotion. Les opinions développées dans cet ouvrage sont très proches de celles des premiers adeptes de Christian Rosenkreuz, dont le nom était très certainement un titre mystique, pseudonyme ou synonyme, et non pas un nom courant – « Christian » se référant à la tendance théologique générale, et « Rosenkreuz » à la croix de souffrance dont l’explication et la clé nécessitent une Rose, ou explication secrète.

Il y a une doctrine pour le savant, et une simple formule pour ceux qui sont encore incapables de la comprendre ; le Nouveau Testament lui-même nous le dit, de la bouche du Grand Maître qui enseigna à ses plus proches disciples les vraies clés, et aux autres parla seulement au moyen de paraboles – « et sans parabole il ne leur parla point ».

Voici donc, mes Fratres, quelques sujets devant attirer l’attention de vos membres, mais il y a de nombreux sujets similaires qui pourraient constituer des centres d’intérêt et d’enseignement, par exemple la large gamme de l’architecture en tant que cristallisation de symboles, les dogmes des Gnostiques, les divers systèmes philosophiques des Hindous, le parallélisme entre la doctrine rosicrucienne et la Théosophie orientale, dont a traité Max Heindel dans sa « Cosmologie des Rose-Croix », et le sujet passionnant des 22 arcanes majeurs, ou tracés symboliques du « Tarocchi » ou jeu de tarot, dont Eliphas Lévi dit qu’ils forment un ensemble de clés qui ouvriront chaque secret de la Théologie et de la Cosmologie. Pour ceux qui sont intéressés par l’alchimie ancienne je recommande une lecture attentive d’« Une Enquête suggestive dans les Mystères hermétiques », 1850, par un auteur anonyme, et « Remarques sur l’Alchimie et les Alchimistes » par E. A. Hitchcock, 1857. Enfin, nous devrions chercher à élucider cette question du plus haut intérêt : la Maçonnerie spéculative tire-t-elle sa source des Rosicruciens ? J’ai cru comprendre que les Rosicruciens allemands considèrent qu’avant la renaissance maçonnique de 1717, les deux mouvements ne faisaient qu’un en Europe.

N’oublions pas : non seulement comme Rosicruciens, mais également comme Franc-Maçons, nous nous sommes engagés, non seulement à la fraternité et à la bienfaisance, mais aussi à explorer sous la surface des choses, et à sonder toujours plus profondément pour extraire les secrets de la Nature et de la Science. Gardons à l’esprit qu’une connaissance superficielle est une chose dangereuse, mais qu’une étude approfondie révèle les racines de la Connaissance, en même temps qu’elle accroît notre masse d’informations. Ne flottons pas, avec les bras croisés, sur la marée de l’indolence, mais efforçons-nous d’accroître cette véritable connaissance qu’est la sagesse, et souvenons-nous que « travailler, c’est prier », ou comme le dit le proverbe latin, « Laborare est Orare ».

Les Rosicruciens : passés et présents, ici et ailleurs, par Wm. Wynn Westcott.

Traduit de l’Anglais par Philippe Laurent

Publié originellement sur Morgane’s World.

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