Du Serpent selon Fabre d’Olivet 

Du Serpent est tiré de La langue hébraïque restituée d’Antoine Fabre-d’Olivet. Paris, Dorbon-Ainé, s.d. (1931), second volume.

La langue hébraïque restituée est un ouvrage dans lequel on trouve réunis :

  • Une dissertation introductive sur l’origine de la Parole, l’étude des langues qui peuvent y conduire, et le but que l’Auteur s’est proposé.
  • Une grammaire hébraïque, fondée sur de nouveaux principes, et rendue utile à l’étude des langues en général.
  • Une série de racines hébraïques, envisagées sous des rapports nouveaux, et destinées à faciliter l’intelligence du langage, et celle de la science étymologique.
  • Un discours préliminaire.
  • Une traduction en français des dix premiers chapitres du Sépher, contenant la Cosmogonie de Moyse. (Cette traduction, destinée à servir de preuve aux principes posés dans la Grammaire et dans le dictionnaire, est précédée d’une Version littérale, en français et en anglais, faite sur le texte hébreu présentée en original avec une transcription en caractères modernes, et accompagnée de notes grammaticales et critiques, où l’interprétation donnée à chaque mot est prouvée par son analyse radicale, et sa confrontation avec le mot analogique samaritain, chaldaïque, syriaque, arabe, ou grec.
Du Serpent selon Fabre d'Olivet
Du Serpent

Or l’Ardeur cupide (l’intérêt, l’envie, l’égoïsme) était une passion générale (un principe aveugle) parmi toute l’animalité de la Nature élémentaire laquelle avait faite avant IOAH LUI les DIEUX : et elle dit (cette passion) à Aïshah (la faculté volitive d’Adam) à cause de quoi déclara LUI les DIEUX, non pas vous vous alimentez de toute substance de l’enceinte organique ? שחנהו, Or l’Ardeur cupide… On sait assez que les héllénistes, et Saint Jérôme, sur leurs traces, n’ont vu ici qu’une couleuvre, un serpent proprement dit : à la vérité, selon les premiers, un serpent très prudent, οφις φρονιμωτατος, et selon le second, un serpent très fin et très adroit, « serpent callidor ». Cette misérable interprétation paraît remonter jusqu’à l’époque de la captivité de Babylone, et coïncider avec la perte totale de la langue hébraïque : du moins est-il vrai que le paraphraste chaldaïque l’a suivie. Il dit םיכח איוח, une couleuvre des plus captieuses. Je ne sais même si l’on peut tout à fait disculper l’auteur de la version samaritaine…

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Invocations des Séphires

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Du Serpent selon Fabre d’Olivet. Extrait de « Cosmogonie de Moyse », Sepher Bereshith, chapitre 3.

Image par Graham Hobster de Pixabay

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