Article publié par EzoOccult le Webzine d'Hermès et mis à jour le : 30 décembre 2015

Par Spartakus FreeMann

Les 72 Noms de Dieu, dont dérivent les 72 Génies de la Kabbale chrétienne et occultisante, ont toujours fait rêver les mages, magiciens et occultistes, modernes ou anciens. Le Shem ha-Mephorash dont la connaissance fut possible grâce aux commentaires du Rashi, se retrouve, dès la Renaissance, dans les oeuvres de Cornelius Agrippa, de Pic de la Mirandole et des autres philosophes de l’hermétisme. On retrouvera plus tard ces 72 Génies dans de nombreux grimoires et ouvrages de magie ou même de sorcellerie !

Au 19e siècle, les membres de diverses sociétés occultes et pratiquant la magie cérémonielle tentèrent de récupérer ces 72 Génies en les incorporant dans leurs cérémonies et rituels. Bien sûr, ils se gardèrent bien de donner à leurs adeptes l’origine de ces « génies ». En France, on vit même paraître un ouvrage dédié à la Kabbale pratique cherchant à nous faire croire que les 72 génies ou Noms divins participaient des rites d’illustres ordres. Son auteur, Robert Ambelain pour ne pas le citer, sera même assez charitable pour nous donner les sceaux associés à 72 esprits, avant il est vrai de se rétracter et d’annoncer dans les rééditions le caractère démoniaque de ces sceaux ( !)

L’occultisme contemporain ne restera pas en marge de cette récupération, puisqu’aujourd’hui, on trouve dans toutes bonnes librairies ésotériques de gros livres nous vantant les vertus de ces 72 anges et de leurs implications dans notre vie de tous les jours.

Grâce aux travaux d’auteurs modernes comme Aryeh Kaplan, Uri Raz et Virya, mais aussi en retournant aux ouvrages de Reuchlin et d’autres kabbalistes chrétiens, nous pouvons aujourd’hui voir une parcelle de la « vérité » dissimulée derrière ces Noms qui devinrent esprits, puis anges puis sources de profits pour des auteurs aimant profiter du besoin de merveilleux de l’homme de notre siècle.

Nous allons ici tenter de retracer l’origine traditionnelle des 72 Noms, ou plutôt Souffles (Ruachoth) en partant du Zohar et de la Torah. Ensuite, dans les annexes, le lecteur trouvera la liste des 72 Anges tels qu’apparaissant dans le Sefer HaRaziel, une table des Noms angéliques en alphabet Malachim (utilisé pour les talismans) et quelques éléments du Bahir et d’autres sources concernant les 72 Noms.

Spartakus FreeMann, janvier 2006 – octobre 2007 e.v.

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