Article publié par EzoOccult le Webzine d'Hermès et mis à jour le : 19 janvier 2016

L’origine du Rituel du Pentagramme dans la prière juive
L’origine du Rituel du Pentagramme dans la prière juive par Spartakus FreeMann

Il semble que le LBRP, dont l’origine exacte nous reste inconnue à ce jour, puisse trouver une grande partie de son inspiration dans les prières et exercices de méditations kabbalistiques. En effet, le Rituel de Bannissement du Pentagramme est une formule de protection et de purification utilisée avant une opération magique ou un exercice de méditation (avec intention, Kavanah), il peut se faire soit physiquement soit mentalement. Existant sous diverses formes, nous connaissons mieux celle propagée par la Golden Dawn et l’O.T.O. qui se rapproche le plus des sources mystiques juives originelles. Nous allons essayer ici de brosser une hypothèse qui ne se veut nullement vérité révélée et que l’on retrouve dans le « Kabbalah FAQ » de Colin Low (posté en 1995 sur Usenet).

Dans le LBRP, le pratiquant fait face à l’EST pour opérer la Croix kabbalistique qui ‘pose’ les Sephiroth sur son propre corps : Kether à la tête, Malkuth au plexus solaire, Geburah à droite et Gedulah à gauche. Cette partie du rituel serait issue du Shachrit ou lecture matinale de la Torah.

Ensuite, l’adepte trace un pentagramme à l’EST et y ‘pose’ YHVH, un autre au SUD ou il dispose Adonaï, un autre à l’OUEST avec le Nom EHIEH et un dernier au NORD avec le Nom AGLA, avant de retourner se positionner à l’EST. Ou l’adepte dit : Devant moi (EST) Raphaël, derrière moi Gabriel (OUEST), à ma droite Michaël (SUD) et à ma gauche Uriel (NORD).

Dans le LBRP classique, nous retrouvons donc les 4 Anges : Raphaël à l’Est, Gabriel à l’ouest, Michaël au sud et Uriel au nord. Qui s’associent aux quatre Noms. Nous voyons donc une inversion de la place des anges par rapport à la tradition. Et l’on peut se questionner quant au pourquoi de ce fait…

Par exemple, nous retrouvons des traces de ce rituel dans un ouvrage de Zalman Schachter A First Step, ouvrage écrit originellement en anglais et qui est un essai contemporain essayant de rendre accessible des techniques méditatives et théurgiques kabbalistiques traditionnelles et anciennes.

L’auteur nous dit à ce sujet : « L’approche utilisée ici est celle du mysticisme juif classique, tel que réformé par le Hassidisme, et en particulier, par l’école ‘Habad (nom qui se réfère à ‘Hochmah, Binah et Daat…) ». Mais, la place des Anges y est toute différente : « … visualisez un ange de grâce à votre droite… à votre gauche, un ange de pouvoir et de force ; devant vous, un ange de douce lumière et derrière vous un ange de guérison. Au dessus de votre tête se tient la Présence de Dieu. Lors de cette visualisation dites : « Au Nom de YHVH, le Dieu d’Israël : A ma droite Michaël, à ma gauche Gabriel, devant moi Uriel et derrière moi Raphaël. Au dessus de moi se tient la Shekhinah de Dieu. » Imaginez alors que vous plongiez en Michaël pour l’Amour afin de mieux aimer, en Gabriel pour la force, afin d’être fort, Uriel illumine votre esprit et Raphaël vous protège des maladies. » Cet exercice fait partie intégrante de la récitation du Shma du soir ou Kriyat Shma.

Si l’on attribue les Sephiroth selon la tradition alors, nous avons Guebourah à gauche (Gabriel) et Guedula à droite (Michaël). L’adepte fait donc face à Kether. La tradition (confer le Shekhel haKodesh) nous enseigne que Guedula (Hessed) est placée au sud, Guebourah au nord, Kether serait donc bien à l’est. L’importance est grande, car ici l’adepte fait face à Kether et donc dirige ses pensées vers Dieu, c’est donc bien un acte théurgique, tandis que dans le modèle GD, l’adepte fait face à Malkhut, le monde physique… Si Raphaël, dans le système GD, est devant moi, alors je fais face à l’ouest et non à l’est…

Concernant la disposition traditionnelle des Anges, nous ne trouvons rien de véritablement clair dans les textes originaux. Toutefois, nous pouvons citer « Nombres Rabba 2 » concernant Nombres II : « De même que le Saint, béni soit-Il, créa quatre vents et quatre bannières, Il créa aussi quatre Anges pour entourer Son trône : Michaël, Gabriel, Uriel et Raphaël. Michaël est à sa droite, correspondant à la tribu de Ruben ; Uriel est à sa gauche, correspondant à la tribu de Dan qui était placée au nord ; Gabriel est en avant, correspondant à la tribu de Juda qui se trouvait à l’est ; Raphaël est en arrière, correspondant à la tribu d’Ephraïm, à l’ouest ».

La prière juive (qui comporte dans sa version complète les Psaumes 3, 91 & 128) à dire avant de s’endormir est la suivante :

« Au Nom du Seigneur, Dieu d’Israël, que Michaël soit à ma droite ; Gabriel à ma gauche ; devant moi Uriel ; derrière moi Raphaël et au-dessus de ma tête se tient la Divine Présence de Dieu » (Artscroll Sidur 1.10 p. 295).

Cela ressemble, en effet, étrangement au point central du LBRP…

Un autre texte dont l’origine nous est inconnue :

« Shma Israel, Adonai Elohenu, Adonai echad »

« Que le Seigneur te bénisse et te garde ; que le Seigneur fasse resplendir sa contenance sur toi, et te sois miséricordieux ; puisse le Seigneur élever sa Contenance jusqu’à toi et te donner la paix. »

« A ta droite est Michaël, à ta gauche est Gabriel, devant toi est Uriel, derrière toi est Raphaël, et au-dessus de ta tête se tient la Présence Divine de Dieu. L’Ange du Seigneur campe autour de ceux qui Le craignent, et Il les délivre. Sois fort et courageux ; ne sois pas effrayé car le Seigneur ton Dieu est avec toi en tout temps. »

Un fragment du Zohar de Ruth présenté par Mopsik, mais que l’on trouvait déjà dans la Kabbalah de Johan Reuschlin nous apporte un élément supplémentaire :

« Une tradition enseigne : quatre vents ont été créés dans le monde, le vent du pôle Nord, le vent du pôle Sud, le vent du pôle Est et le vent du pôle Ouest. Pour ces quatre vents il a créé quatre anges (selon Pirqé de Rabbi Eliezer chap. 4) qui les gouvernent le jour et la nuit. Michaël qui procède du côté de la Bonté et de la Clémence a en charge le vent de l’Est jusqu’à midi, depuis midi jusqu’à la nuit, Raphaël est chargé du vent d’Ouest, car il procède également du côté de la Bonté… Lorsque vient la nuit, Gabriel qui procède de la puissance de la justice (din) est chargé du vent du Nord jusqu’au milieu de la nuit… Gabriel gouverne jusqu’à minuit, à minuit même, lorsque s’achève cette veille, à cet instant, le Saint béni soit-Il, scrute l’Eden. A ce moment se lève Nouriel (Ouriel) avec le vent du Sud et il dit : « Lève-toi Nord et viens, Sud, souffle sur mon jardin »…

Par ces quelques notes nous voyons donc qu’il n’est pas simple de découvrir l’origine exacte du LBRP, même si nous pouvons oser exprimer notre conviction qu’elle réside dans la mystique kabbalistique juive. Passée par les Kabbalistes de la Cabale chrétienne, puis déformée par les occultistes du XIXème siècle, ce qui devait être une œuvre d’équilibre des forces, une œuvre de théurgie et de méditation divine, s’est transformé en vulgaire recette de magicien.

Nous pouvons espérer que l’on se réapproprie ce joyaux de la Kabbale pratique, outil préparatoire à la méditation et opérateur actif dans l’Union de Dieu et de Shekhinah, et cette reprise en « main » est plus que souhaitable pour ceux qui veulent avancer sur le Sentier du Prophétisme kabbalistique enfin détaché des fantasmes et erreurs de la magie occultiste, enfant que l’on pourrait espérer prodigue pour sa régénérescence…

Spartakus FreeMann, février 2005 e.v.

Une note sur le Rituel du Pentagramme par A. Crowley

« Vous êtes supposé vous tenir à l’intersection des sentiers de Samekh & de Peh. Vous faites face à Tiphereth (le soleil), donc à votre droite est Netzah (Vénus) & à votre gauche est Hod (Mercure), & derrière vous est Yesod (la Lune).

Faites un pas avec le talon droit dans le creux du pied gauche en avant vers Tiphereth & vibrer le Nom Divin comme donné dans le rituel. Vous faites alors tourner la pointe de la Baguette vers Netzah, prenez alors encore un pas (en reprenant votre place après chaque pas afin de rester au centre) & vibrer le Nom Divin comme auparavant.

Continuer ainsi en faisant face à Yesod & vibrez ; ensuite Hod & vibrez ; mais faites tourner la pointe de la Baguette en cercle vers Tiphereth afin de terminer le cercle.

Comme vous vibrez le Nom Divin, l’Ange, comme dit dans le Rituel, apparaît (notez qu’ils devraient apparaître & que si le Rituel est proprement accompli il apparaissent).

Vous vous tenez donc dans une Colonne qui est protégée par votre invocation microcosmique. Le résultat qui s’en suite, étant une réponse macrocosmique, est que sans effort de votre part, l’Hexagramme ou l’Etoile au Six Branches apparaît à la fois au-dessus & au-dessous de vous. (Notez l’équilibre de 5 = 6). De cette manière vous êtes entièrement protégé des parties extérieures & Qlipothiques de l’Univers.

Ayez bien à l’esprit la réalisation de cette Colonne avec les Pentagrammes qui l’entourent & ses Hexagrammes au-dessus & au-dessous. Une pratique continue est essentielle si vous voulez accomplir ce rituel comme vous le devriez. Il est particulièrement important de n’omettre aucune partie de celui-ci ; & de visualiser clairement & nettement les forces invoquées, avec l’exception de l’Etre Divin, qui n’apparaîtra pas, dans la course ordinaire des événements, pour une cause aussi mineure.

Vous pouvez imaginer pour vous-même les formes des Anges, ou plutôt des Archanges. Par exemple, Raphaël, qui débute par un « R » aura la tête d’une Gloire Solaire & le Peh qui le suit montre que le reste de lui est martial : le « AL » qui conclut le nom (comme dans la majorité des êtres angéliques) indique qu’ils portent l’Epée & la Balance ».

Aleister Crowley – Traduction Spartakus FreeMann, juin 2002 e.v.

Un autre texte de Crowley traduit par notre Ami Prospéro :

Ce texte est à lire en parallèle avec les notes sur le pentagramme.

Prospéro

Le Palais du Monde (1) du Temple du Saint Esprit par Aleister Crowley

Les fragrantes portes de l’aube (2)

Débordantes de la senteur des fleurs.

La mère, Minuit, a retiré Les baisers de ses somnolentes heures :

Le jour se lève, marchant tel un faon,

Dans Ses berceaux de verdure emplis de rosée.

La pale & sainte vierge à cornes (3)

Aux plus hauts cieux est placée.

Mon front, baigné par sa triste

Lumière, de ses lèvres est baisé ;

Mes lèvres, qui murmurent dans l’aube,

De brillante rosée sont humides.

Ma prière est puissante par ma volonté ;

Mon but tel une épée (4)

Flamboie au travers de l’inflexible, afin d’emplir

Les jardins du Seigneur

De musique, afin que l’air soit immobile,

Muet à son puissant accord.

Je me tiens au-dessus du cours du temps

Et de la lutte des éléments ;

Ma silhouette se tient au-dessus, sublime,

Ombrageant la Clé de la Vie (5)

Et la passion de ma puissante rime

Me divise comme un couteau.

Car de secrets symboles sur mon front

Et de secrètes pensées intérieures,

Font coïncider l’éternité au Présent,

Attirent l’Infini au dedans.

La lumière est en extension (6).

Moi et Toi

Sommes comme jamais ils n’ont été (7).

Ainsi sur ma tête la lumière est une,

Unité manifeste ;

Une étoile plus splendide que le soleil

Brûle pour mon chef couronné ;

Brûle, comme le murmure de l’oraison

Des eaux de l’ouest.

Quel ange de la porte d’argent

Flamboie à mon ardent visage ?

Quel ange, alors que je contemple

L’espace sans substance ?

Fais se mouvoir avec mes lèvres les lois du Destin

Qui lient la carapace de la Terre ?

Aucun ange, mais la lumière

Et le feu & l’esprit qui sont à Elle,

Non mitigées, érémistes,

La myrrhe non manifestée,

L’océan, & la nuit qui n’est pas la nuit,

La mère-médiatrice. (8)

O esprit sacré des Dieux ! (9)

O langue triple ! (10)

Descends,

Léchant la répondante flamme qui sommeille,

Embrassant les fronts qui se courbent,

Unifiant toutes les périodes de la terre

En une unique fin exaltée.

Toujours sur l’Arbre de Vie

Mon âme est sacrifiée ; (11)

Le couteau sacrificiel frappe toujours

Où se cache quelque peur aux yeux de serpent,

Passion, ou quelque Désir mortelle épouse

De l’homme, le suicide !

Devant moi réside le Saint Unique

Roi Oint de la Beauté ; (12)

Derrière moi, plus puissant que le Soleil,

Pour qui chantent les chérubins,

Un Archange fort, (13) connu d’aucun,

Vient couronné & conquérant.

Un ange se tient à ma droite

Avec la force de la colère de l’océan ; (14)

A ma gauche l’épée ardente,

Le feu frappe : (15)

Quatre grands archanges pour soutenir

Les fureurs du Sentier. (16)

A mon front flamboie l’étoile étincelante,

Sur moi & autour de moi. (17)

A l’arrière, le soleil sacré, au loin,

Six symphonies de sons ;

Flamboie, comme les Dieux eux-mêmes ;

Flamboie, dans le profond abysse. (18)

Les bras étendus tombent comme la foudre ! Ainsi

Retentit le très majestueux cri,

Vibrant au travers des courants qui s’écoulent

De l’éther au ciel, l’Archipel en mouvement,

Les étoiles en leur Noblesse.

A Toi le Royaume ! A Toi la Puissance !

La Gloire trois fois tienne ! (19)

A Toi au-delà des heures rapides de l’Eternité,

Eternité, Ton Sanctuaire

Oui, par la Sainte Fleur du Lotus,

Même mienne ! (20)

Notes :

1. Décrit l’aspect spirituel du « Rituel Mineur du Pentagramme » que nous donnons ici, avec son explication. La nature abstruse de ce magnifique poème est parfaitement reflétée par celui-ci.

(i) Touchant ton front, dis Ateh (A Toi).

(ii) Touchant la poitrine, dis Malkuth (le Royaume).

(iii) Touchant l’épaule droite, dis ve-Geburah (et la Puissance).

(iv) Touchant l’épaule gauche, dis ve-Gedulah (et la Gloire).

(v) Croisant les mains sur la poitrine, dis le-Olahm, Amen (A Toi pour l’Eternité, Amen).

(vi) Te tournant à l’Est trace un pentagramme (celui de la Terre) avec l’Arme adéquate. Dis I H V H.

(vii) Te tournant au Sud, fais de même, mais dis A D N I.

(viii) Te tournant à l’Ouest, fais de même, mais dis A H I H.

(ix) Te tournant au Nord, fais de même, mais dis A G L A.

(x) Etendant tes bras sous la forme d’une Croix, dis :

(xi) Devant moi Raphaël ;

(xii) Derrière moi Gabriel ;

(xiii) A ma droite Michaël ;

(xiv) A ma gauche Auriel ;

(xv) Car autour de moi flamboie le Pentagramme,

(xvi) Et sur la Colonne se tient l’Etoile aux Six Branches.

(xvii-xxi) Répète (i) à (v), la Croix Qabalistique. Ceux qui considèrent ce rituel comme un simple outil pour invoquer ou bannir des esprits ne sont pas dignes de le posséder. Bien compris, il est la Médecine des Métaux & la Pierre des Sages.

2. Ce rituel était donné aux Néophytes de l’Ordre de l’Aube Dorée.

3. La Lune, comme auparavant, signifie les Aspiration pour l’Elévation.

4. Car « l’Epée Flamboyante » est le « Pentagramme complet. »

5. Les bras étant étendus, & le Mage étant revêtu d’une robe en forme de Tau & d’une nemmes, la coiffure égyptienne sacrée, sa silhouette dessinerait une ombre ressemblant à l’Ankh, ou « Clé de la Vie. »

6. Khabs am Pekht, Konx om Pax, Lumière en Extension. Les mots mystiques qui scellent le courant de la lumière dans la sphère de l’aspirant.

7. Cf. Omar Khayyam le Soufi.

8. Binah, qui révèle la Triade de Lumière.

9. Ruach Elohim (voire Genèse I.) fait 300 = [Shin] = Feu.

10. [Shin] par sa forme à une triple langue.

11. Ces archanges sont aux point de l’Arbre de Vie ce qui fait qu’ils entourent celui qui y est « crucifié ».

12. Raphaël réside en Tiphereth, Beauté.

13. Gabriel, réside en Yesod, là où sont les Kerubim.

14. Michael, seigneur de Hod, un Emanation de la nature aqueuse.

15. Auriel, Archange de Netzach, à qui le feu est attribué.

16. Le sentier de [Thav], ou Saturne et la Terre, qui mène de Malkuth à Yesod, mais qui est sombre & illusoire. Le premier pas en avant attire la plus amère des oppositions de tous les Ennemis de l’Ame Humaine.

17. Comme affirmé dans le rituel.

18. Il flamboie à la fois au-dessus & en dessous du Mage, il est par conséquent un cube de 4 Pentagrammes & de 2 Hexagrammes, 32 points en tout. Et 32 est [AHIHVH], le mot sacré qui exprime l’Unité du Très-Haut & de l’Humain.

19. Comme dans le rituel.

20. Suprême affirmation de l’Unité avec la plus Elevée dans le Lotus, le symbole universel de l’Accomplissement ».

Annexes

Bénédiction du coucher :

« Tu es puissant à jamais, Seigneur, tu fais revivre les morts, tu es empressé à secourir. Tu nourris les vivants par amour. Tu fais revivre les morts ; en Ta miséricorde Tu redresses ceux qui tombent, Tu guéris les malades, libères les captifs ; Tu tiens Ta promesse envers ceux qui dorment dans la poussière. Qui est comme Toi, Maître de la puissance et qui Te ressemble, Roi qui fait mourir et revivre et germer le salut ? Tu es fidèle (garant) pour la résurrection des morts ! » (Prière de bénédiction, appelée « gibbor »).

Bénédiction du Réveil :

Modé ani léfanékha, Mélékh ’Haï vékayam, chéhé’hézarta bi nichmati bé’hémla, rabba émounatékha.

« Je te remercie (ou je reconnais), Roi vivant et qui subsistes, que Tu aies fait revenir en moi ma néchama, dans Ta bonté, immense est Ta fidélité ».

Psaume 3 :

1 Psaume. De David. Quand il fuyait devant son fils Absalom. Yahvé, qu’ils sont nombreux mes oppresseurs, nombreux ceux qui se lèvent contre moi, 2 nombreux ceux qui disent de mon âme Point de salut pour elle en son Dieu ! 3 Mais toi, Yahvé, bouclier qui m’entoures, ma gloire ! tu me redresses la tête. 4 A pleine voix je crie vers Yahvé, il me répond de sa montagne sainte. 5 Et moi, je me couche et m’endors, je m’éveille : Yahvé est mon soutien. 6 Je ne crains pas ces gens par milliers qui forment un cercle contre moi. 7 Lève-toi, Yahvé ! Sauve-moi, mon Dieu ! Tu frappes à la joue tous mes adversaires, les dents des impies, tu les brises. 8 De Yahvé, le salut ! Sur ton peuple, ta bénédiction !

Psaume 91 :

1 Qui habite le secret d’Elyôn passe la nuit à l’ombre de Shaddaï,

2 disant à Yahvé Mon abri, ma forteresse, mon Dieu sur qui je compte !

3 C’est lui qui t’arrache au filet de l’oiseleur qui s’affaire à détruire ;

4 il te couvre de ses ailes, tu as sous son pennage un abri. Armure et bouclier, sa vérité.

5 Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit, ni la flèche qui vole de jour,

6 ni la peste qui marche en la ténèbre, ni le fléau qui dévaste à midi.

7 Qu’il en tombe mille à tes côtés et 10.000 à ta droite, toi, tu restes hors d’atteinte.

8 Il suffit que tes yeux regardent, tu verras le salaire des impies,

9 toi qui dis : Yahvé mon abri ! et qui fais d’Elyôn ton refuge.

10 Le malheur ne peut fondre sur toi, ni la plaie approcher de ta tente

11 il a pour toi donné ordre à ses anges de te garder en toutes tes voies.

12 Sur leurs mains ils te porteront pour qu’à la pierre ton pied ne heurte ;

13 sur le fauve et la vipère tu marcheras, tu fouleras le lionceau et le dragon.

14 Puisqu’il s’attache à moi, je l’affranchis, je l’exalte puisqu’il connaît mon nom.

15 Il m’appelle et je lui réponds Je suis près de lui dans la détresse, je le délivre et je le glorifie,

16 de longs jours je veux le rassasier et je ferai qu’il voie mon salut.

Psaume 128 :

1 Cantique des montées. Heureux tous ceux qui craignent Yahvé et marchent dans ses voies !

2 Du labeur de tes mains tu te nourriras, heur et bonheur pour toi !

3 Ton épouse : une vigne fructueuse au fort de ta maison. Tes fils : des plants d’olivier à l’entour de la table.

4 Voilà de quels biens sera béni l’homme qui craint Yahvé.

5 Que Yahvé te bénisse de Sion ! Puisses-tu voir Jérusalem dans le bonheur tous les jours de ta vie,

6 et voir les fils de tes fils ! Paix sur Israël !

L’origine du Rituel du Pentagramme dans la prière juive par Spartakus FreeMann

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